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Les Environs de Minuit
Buin Yves
GRASSET
17,85 €
Épuisé
EAN :9782246850359
Une nuit, une ville, un homme. Il erre, le long des murs, sur les places, obsédé par des musiques, des souvenirs. Que veut-il ? Que ne veut-il pas ? Que cherche-t-il ? Son ami, son frère d'enfance, un grand musicien, comme il le laisse entendre ? Ou bien lui-même, son passé, son essence, son identité ? Ce court récit est une exploration, mais une exploration dangereuse, dans la mesure où elle met en cause l'explorateur. Il ne s'agit pas d'une confortable descente aux royaumes oubliés de la mémoire, mais d'un naufrage, le naufrage d'une conscience qui refuse le monde tel qu'il lui apparaît et cherche dans la contemplation, l'onirisme et le délire à préserver sa différence radicale, son intériorité. C'est, bien entendu, par l'écriture, par le jeu - l'abus, la tragédie - des mots, qu'un tel récit se justifie. Récit de la grande aventure que ne cessera d'être la vraie littérature : l'affrontement de l'homme et du monde quand la barrière du langage conventionnel a sauté.
Sandeman s'était tâté longtemps avant de quitter l'agence puis : adios ! Il avait plongé : intermittent du spectacle politique. Il avait trouvé ça pour se qualifier à l'époque... Indépendant, voilà ce qu'il était. " Kapitza était un physicien soviétique qui avait joué un rôle déterminant dans l'élaboration de la bombe H. Aujourd'hui, Kapitza, c'est le nom de code d'une filière qui fait passer à travers les frontières du nucléaire en provenance de l'ex-URSS. C'est l'aventure désabusée de Ruby Sandeman, agent secret malgré lui, revenu de toutes les idéologies et pourtant trop sentimental. C'est le portrait de notre monde absurde et indéchiffrable, à l'heure de la mondialisation, qui se dessine dans l'apparent désordre des mots, le raffinement mélodique de la phrase et le brio de l'improvisation narrative. Grand amateur de jazz, Yves Buin a consacré une étude à Monk. Kapitza est son premier roman noir.
Résumé : Ni pamphlet, ni essai exhaustif, ni parole syndicale, ce livre est une adresse qui exprime une inquiétude majeure quant au présent et à l'avenir de la psychiatrie publique. Il semble qu'en effet, une culture soit menacée, celle de la psychiatrie du désaliénisme, dite de secteur, plus clairement repérée comme psychiatrie de la cité et de la communauté. Divers facteurs interviennent dans la figuration de cette menace : l'effet mécanique des restrictions budgétaires et la mise au pas du service public de santé mais aussi le désarroi soignant et la disparition du projet politique en psychiatrie dont pourtant toute son histoire témoigne, et qui est celui de son émancipation par rapport au parti de l'ordre, des tutelles et des pouvoirs. Le danger est grand d'une instrumentalisation de la psychiatrie incluse dans un dispositif médico-social et convoquée à la résolution de problèmes de société : grande exclusion mais aussi dérives comportementales et délinquantes diverses, avec à la clé l'auxiliarat de justice, la normalisation et pourquoi pas la moralisation. Il convient donc de réagir et de s'inscrire dans l'espace critique que des voix singulières tendent à ouvrir et qui vise à la contestation radicale de la pensée unique et de son fondement : l'hégémonie de l'économisme. Il faut rappeler à cet égard l'irréductibilité de l'acte et du lieu soignants, le lien organique qui unit psychiatrie, psychanalyse et vigilance quant aux distorsions de la demande sociale dans une société fort troublée. Le retour à la philosophie de la folie, à l'inscription de la pratique dans un processus de civilisation qui mène vers plus de conscience, d'humanisme et de citoyenneté, s'impose donc.
Résumé : Borggi, qui a exercé la médecine humanitaire un peu partout, revient avec deux personnages encombrants dans ses bagages : l'anachronique monsieur P et le mythique Ali Bran, d'International Petroleum. Ce qui est bien lourd à porter, surtout si l'on est dans l'express terminal de la maladie, comme le croit Borggi qui se donne une dernière chance de survie en s'installant dans un appartement de banlieue. Sandeman tombe à point : garde-malade, secrétaire, adjoint de Borggi. Il découvre peu à peu que le mystérieux docteur, q'il accompagne dans d'insolites missions, en connaît un bout sur les coulisses barbares de la politique de l'or noir et les tribulations de l'espèce humaine, qui se terminent rarement en beauté. Après Kapitza, premier volet des aventures de Sandeman, Yves Buin continue de dessiner le portrait de notre monde, comme un acte de résistance, histoire de " ne pas devenir une statistique de plus dans la liste honteuse des civilisations déchues ".
Auteur des Chiens de garde et d'Aden Arabie, Paul Nizan (1905-1940) laisse une oeuvre ineffaçable de polémiste et de romancier. Compagnon de Sartre, il fut au centre d'une génération d'intellectuels marxistes moins connus, tels que Georges Politzer, Georges Friedman, Henri Lefebvre ou Norbert Guterman. Plongeant dans la vie intime mais aussi dans les nombreux réseaux de Nizan tout au long des années 20 et 30, ce livre raconte l'effervescence d'une génération audacieuse et inquiète, confrontée au dilemme entre révolution et totalitarisme. Philosophe communiste exigeant, écrivain engagé dans les luttes sociales, Nizan sera l'un des journalistes les plus lucides de son temps. Vingt ans après sa dernière biographie, explorant les sources récentes de sa vie publique et privée, Yves Buin fait revivre avec talent ce personnage au destin hors du commun fauché à trente-cinq ans par une balle allemande. L'intelligence, la colère et la quête de justice de Nizan nous parlent aujourd'hui, plus que jamais.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.