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Deleuze et Laruelle. De la schizo-analyse à la non-philosophie
Bufalo Erik del
KIME
25,90 €
Épuisé
EAN :9782841742912
La non-philosophie permet des rencontres d'un nouveau type avec les philosophes, et productrices de possibilités de pensée émergentes. Nous ne savons pas encore ce que peut la philosophie de Deleuze, la " schizoanalyse ". La soumettant ici à l'épreuve de cette méthode sans modèles, à cette force de pensée qu'est la non-philosophie laruellienne, on ne confronte pas deux doctrines rivales. Il s'agit de lui faire rendre de nouveaux effets en la traduisant avec l'aide d'un autre organon. C'est un test inégal pour les deux pensées. Pourquoi cette expérimentation ? La philosophie est l'éternelle liturgie du Monde et des mondes possibles, le manque de sens de l'Univers que seul l'Homme-en-personne, nécessairement universel, peut apporter. Si la philosophie de Deleuze est pertinente pour le Monde, le point de vue de l'Homme-en-Homme l'engage dans un devenir imprévu à son corps défendant. Une philosophie est passée du sol du monde à l'utopie de l'Univers...
Résumé : C'est dans l'espace mythique de l'atelier d'Alberto Giacometti, environné de poussière et plongé dans le silence, que Jean Genet, assis sur une chaise en paille inconfortable, pose à plusieurs reprises, de 1954 à 1957. Entre les deux hommes s'établit un dialogue intense retranscrit par l'écrivain dans L'Atelier d'Alberto Giacometti, un des témoignages les plus précieux sur le travail de l'artiste et une description unique de son univers de création. Cet ouvrage, richement illustré par des reproductions d'oeuvres de Giacometti et des pages du manuscrits de Genet, est consacré à cette amitié et admiration réciproque. Des essais inédits rédigés pour l'occasion par des historiens de l'art et des grands spécialistes de l'oeuvre de Genet et de Giacometti apportent un nouvel éclairage sur cette relation.
Boutonnier Luc ; Bufalo Maurice ; Dubreucq Thierry
Pour répondre aux enjeux économiques et environnementaux de nos sociétés, les ouvrages en terre (barrages, digues, remblais routiers ou ferroviaires) doivent être construits avec les matériaux disponibles sur les sites de construction. Lorsque ces matériaux sont des sols fins, la conception et la construction des ouvrages sont délicates, ou la réutilisation limitée. Pour répondre à cette problématique, cet ouvrage présente de nombreux retours d'expériences et propose de nouveaux outils de conception. Sa rédaction est le fruit d'une collaboration fructueuse entre les recherches du projet ANR Terredurable et les retours d'expériences des auteurs dans le cadre de projets réels. Les principales avancées conceptuelles portent sur le découpage des domaines de comportement des sols fins en fonction de leur degré de saturation et la compréhension des mécanismes à l'origine de la résistance capillaire et du coefficient de Bishop. Des méthodes de calcul utilisables dans le domaine de l'ingénierie sont proposées et présentées sur des exemples (essais de laboratoire, mesures de pressions interstitielles de construction sur barrages, gonflements en fond de déblai, tassements sous remblais, etc.). Sur la base de deux planches de compactage réalisées dans le cadre du projet Terredurable, des avancées sont également proposées pour la compréhension du compactage des sols fins, et en particulier le feuilletage, le surcompactage et l'effet du sens du compactage. Enfin, sur la base des retours d'expérience et des avancées conceptuelles, l'ouvrage développe de nombreuses recommandations pratiques pour la réalisation de certains essais (par exemple le Proctor) et propose l'exploitation plus poussée de planches de compactage. Pour les barrages, le nombre et le détail des retours d'expériences présentés est remarquable. Certains sont utilisés comme exemples pour tester les nouvelles méthodes de calculs proposées. Pour les remblais routiers, autoroutiers ou ferroviaires, l'effort se concentre sur des recommandations pour construire des ouvrages de grande hauteur en sols fins et pour la prise en compte de l'effet de l'environnement hydrique sur la conception.
Quatre cavaliers, dont un anglais, sont poursuivis par les Indiens, lorsque Buffalo Bill arrive à leur rescousse. Lord Elston explique à Buffalo Bill la raison de ce voyage en Amérique. Il souhaite avoir la preuve de la mort de son frère, lequel est censé avoir été tué par des indiens. Mais Buffalo Bill doute que les indiens soient coupables. Ils se rendent dans le camp du chef Indien le Coeur Rouge pour avoir le coeur net...
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.