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Présences de Pierre Chappuis
Buchs Arnaud ; Lüthi Ariane
ORIZONS
12,00 €
Épuisé
EAN :9782336298801
L'oeuvre de Pierre Chappuis est exigeante, dense, et d'une remarquable cohérence. Elle est traversée par une double interrogation ; celle du monde tout d'abord, celle d'une altérité que le poète cherche à saisir dans toute sa profondeur. Mais ce questionnement du monde est inséparable d'une remise en cause inlassable du langage. L'écriture est ainsi, chez Pierre Chappuis, interrogation du monde tel qu'il se donne à nous dans la réalité du langage. L'écriture est ainsi, chez Pierre Chappuis, interrogation du monde tel qu'il se donne à nous dans la réalité du langage. Les études ici réunies visent précisément à mettre en lumière quelques-unes des formes exploitées par l'écrivain pour répondre au surgissement du monde. La poésie bien sûr, mais aussi la prose, la note, la correspondance seront tour à tour abordées, afin de restituer à l'écriture de Pierre Chappuis toute sa diversité : il s'agira de suivre une pensée sans jamais la figer dans sa dynamique. Ce volume, fruit d'une journée d'études organisée à Lausanne en 2013, est le premier du genre consacré à Pierre Chappuis.
Présentation de l'éditeur La peinture traverse toute l'oeuvre de Diderot, et pourtant elle demeure insaisissable. Elle surgit régulièrement au détour d'une digression, puis sa trace se perd rapidement, avant de ressurgir au moment où l'on ne s'y attend plus. Diderot aime s'en détacher pour mieux y revenir, comme malgré lui. Les essais réunis ici montrent, à trois moments bien distincts, que la peinture est en fait essentielle à l'écriture et à l'esthétique de Diderot. Ces trois essais n'ont aucune visée totalisante ou synthétique ; ils proposent au contraire un regard oblique sur une oeuvre foisonnante où l'essentiel n'est jamais là où l'on croit l'avoir vu.
Montaigne, Descartes et Rimbaud ont fait entendre dans l'écriture ce que l'écriture passe sous silence : une pensée du langage qui est en même temps une pensée contre le langage. C'est du coeur de l'altérité - du monde, du lecteur comme de la littérature - que les Essais, le Discours de la méthode et le Prologue d'Une Saison en enfer donnent ainsi à lire l'histoire de l'avènement, du règne puis de la mise à mort du sujet.
Pendant longtemps l'évaluation des connaissances dans l'éducation a été considérée comme un instrument de mesure de l'acquisition des connaissances. Cependant, plus récemment, plusieurs travaux ont montré que les formes les plus courantes d'évaluation, notamment la plupart des systèmes de notes, focalisent l'attention des apprenants davantage sur la comparaison sociale avec les camarades ou collègues que sur la tâche à accomplir. Cette comparaison peut menacer l'auto-évaluation et de fait s'avérer nuisible pour la performance des apprenants et pour leur estime de soi, et peut induire des comportements antisociaux. Ce volume réunit des chercheuses et des chercheurs dont les travaux mettent en évidence les menaces potentielles qui apparaissent dans le processus d'évaluation, quelles en sont les conséquences psychologiques et sociales et quels sont les mécanismes pour les réduire.
Tandis qu'une main de femme en moi écrivait des textes positifs, argumentés, d'ordre métaphysique, historique ou poétique, l'attente des jours se déroulait dans une aridité, une pauvreté qui se répétait elle-même. La "veille du livre" raconte le roman impossible d'une écriture forgée dans la patience des jours. Les textes rassemblés ici ont été écrits sur plus d'une dizaine d'années.
D'une île à l'autre, de tragédies en découvertes personnelles, Ariane accoste finalement en Sardaigne où elle récrit sa légende. Traversé par le deviens qui tu es nietzschéen, son récit retrace la vie mouvementée d'une femme qui pourrait être notre contemporaine. Au fil des nombreuses péripéties qui balisent son existence, elle n'a de cesse de questionner le sens, ferment de sa réelle identité.
Naïf et subjugué, le narrateur de La pierre à boire est un raporta au village ; le premier a s'être agrégé, venu d'ailleurs. Les lieux qu'il traverse lui procurent mille occasions d'attiser ses passions ordinaires pour les paysages décousus, les mégalithes, les fontaines et les créatures qui semblent les hanter. " Pays d'oïl, Pays d'oc ", c'est une curieuse façon de dire, aujourd'hui, mais ce rêveur de langage, saute-frontière, dit curieusement les choses ou les laisse dire par la mention des couleurs, les titres des livres, les découvertes d'anagrammes et de langues perdues. Les lieux-dits acheminent les récits, croit-il...
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.