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Trauermarsch. L'Orchestre de Paris dans l'Argentine de la dictature
Buch Esteban
SEUIL
22,00 €
Épuisé
EAN :9782021336108
Décembre 1977 : les relations franco-argentines sont en crise à la suite de l'assassinat des deux religieuses françaises proches des mères des disparus. La visite de Daniel Barenboïm et de l'Orchestre de Paris à Buenos Aires en juillet 1980 pose la question du pouvoir critique des musiciens face à cette dictature féroce. Au Teatro Collin, la Cinquième Symphonie de Gustav Mahler, qui s'ouvre sur la Trauermarsch une gigantesque marche funèbre, où Adorno avait entendu "un cri d'effroi devant pire que la mort", fut suivie d'une ovation interminable en l'honneur des musiciens français et de leur chef israélo-argentin, de retour dans sa ville natale après vingt années d'absence. Mais comment l'interpréter ? Trente-six ans plus tard, Esteban Buch propose un essai sur les significations politiques de la musique où l'auteur devient acteur de son propre récit : "J'y associe l'histoire de ma famille errant entre les nazis et les militaires latino-américains, et une réflexion sur le rôle des arts dans le comportement des élites argentines pendant la dictature. Ce parcours entre histoire et mémoire débouche sur, une discussion théorique du concept de résistance et ses variantes dissidence, dissensus, protestation, opposition, négativité, critique, qui souligne le plus petit dénominateur commun à tous, le mot non". Nourri de musicologie, de sciences sociales et de littérature, ce livre retrace une énigme musicale au coeur d'une Argentine devenue le théâtre silencieux d'un des crimes majeurs du XXe siècle.
L'irruption du postmodernisme a favorisé la critique des avant-gardes artistiques du xxe siècle, des idéologies qui les avaient portées et même des oeuvres qu'elles avaient produites. Ces mises en cause ont occulté autant que révélé un ensemble de questions théoriques et historiographiques. Que signifie la fin des avant-gardes ? De quelle histoire celles-ci relèvent-elles ? Comment évaluer la force durable des oeuvres, indépendamment des discours qui ont accompagné leur création ? Que nous disent-elles de notre modernité ?
L'arrivée au pouvoir de Franco est supposée avoir sonné le glas de la création musicale en Espagne. Celle-ci aurait repris vie, sous le manteau, grâce à une jeune génération de compositeurs dont la " résistance " au régime se serait nichée dans leur style avant-gardiste. S'appuyant sur des documents inédits, Igor Contreras Zubillaga dévoile une réalité plus complexe. Il montre que le régime franquiste a non seulement permis la mise en place d'un réseau d'institutions musicales, mais s'est de plus attaché à gagner une légitimité à l'étranger en s'appuyant sur l'avant-garde et a étroitement associé cette musique à son idéologie. De leur côté, les compositeurs ont oscillé entre revendication de leur hispanité et désir de reconnaissance internationale, tout en ayant accès à la recherche expérimentale grâce au mécénat. En reconstituant l'histoire tumultueuse de l'avant-garde musicale sous Franco, ce livre offre un nouvel éclairage sur l'histoire politique et culturelle de cette période.
Le "cas Schönberg": avec cette expression, la critique musicale viennoise désigne, dès 1907, les controverses que déchaînent la figure et la musique du compositeur. Entre mars 1902, date de la création de son sextuor La Nuit transfigurée, et le concert du 31 mars 1913, où les ?uvres de ses élèves Berg et Webern déclenchèrent une quasi-émeute, la valeur de la "nouvelle direction musicale", selon les termes du rapport de police, n'a cessé de diviser le public de sa ville natale. Les adversaires de Schönberg n'ont pas oublié Le Cas Wagner de Nietzsche, qui avait associé esthétique musicale et critique de la culture. Les métaphores politiques de leurs diatribes traduisent les inquiétudes du moment sur le cours du monde, mais s'y manifeste aussi la profonde perplexité que fait naître cette musique littéralement inouïe, s'affranchissant peu à peu de la tonalité jusqu'à devenir, vers 1909, purement atonale. La critique voit en Schönberg, bien avant ses amis qui préfèrent le décrire comme un héritier de la tradition, ce qui fera de lui la principale figure musicale du XXe siècle: un révolutionnaire. Comment l'idée qu'il représente l'avant-garde musicale par excellence s'est forgée pour passer dans le sens commun, c'est ce qu'établit Esteban Buch en se fondant sur une analyse attentive de l'abondante presse de l'époque, en partie oubliée. Elle lui permet de poser un nouveau regard sur les avant-gardes historiques du XXe siècle.
Cristia Moira ; Buch Esteban ; Dessommes Florez Ph
Le 24 mars 1976, une junte militaire instaure la dictature en Argentine, qui ne prendra fin qu'en 1983. Une répression féroce s'engage alors envers les opposants (réels ou supposés), qui entraînera la disparition de 30 000 personnes : los desaparecidos. Une association est alors créée en France par un groupe d'artistes et d'intellectuels par solidarité avec les artistes argentins : c'est le début de l'aventure AIDA. Créée en 1979 à Paris par un groupe d'artistes et de militants emmené par Ariane Mnouchkine et Claude Lelouch, AIDA est l'acronyme de l'Association internationale de défense des artistes victimes de la répression dans le Monde, dont l'action s'est rapidement étendue à plusieurs pays européens. AIDA fit le choix (stratégique) de se spécialiser dans la défense d'artistes plutôt que de contribuer à une lutte plus générale, à l'instar d'Amnesty International. Elle s'est ainsi employée à dénoncer la persécution des "cent artistes disparus" d'Argentine comme la partie visible d'un sinistre et gigantesque iceberg. Ce livre est le récit détaillé et passionnant de ce que Moira Cristiá nomme " un projet de solidarité artistique transnationale ". Comment ont fonctionné les réseaux transnationaux lorsque la communication était difficile, tant sur le plan technique qu'en raison de la censure, de la répression et de l'espionnage coordonné de divers services de renseignement ? Quels facteurs ont motivé un engagement aussi profond envers une cause géographiquement et culturellement éloignée ? Comment le flux de personnes, d'images et d'informations a-t-il contribué à façonner un imaginaire politique commun ? Moira Cristiá retrace l'histoire de l'association à partir d'une enquête extraordinaire qui s'appuie sur de multiples fonds d'archives et plus de 40 entretiens avec les acteurs et actrices de l'aventure. Cet ouvrage est la traduction de l'édition originale en espagnol parue à Buenos Aires en 2021 chez Imago Mundi et est publié par les Presses universitaires de Lyon à l'occasion de la commémoration des 50 ans du coup d'Etat argentin qui aura lieu en mars 2026.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.