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AIDA. Une histoire de solidarité artistique transnationale (1979-1985)
Cristia Moira ; Buch Esteban ; Dessommes Florez Ph
PU LYON
24,99 €
Épuisé
EAN :9782729714970
Le 24 mars 1976, une junte militaire instaure la dictature en Argentine, qui ne prendra fin qu'en 1983. Une répression féroce s'engage alors envers les opposants (réels ou supposés), qui entraînera la disparition de 30 000 personnes : los desaparecidos. Une association est alors créée en France par un groupe d'artistes et d'intellectuels par solidarité avec les artistes argentins : c'est le début de l'aventure AIDA. Créée en 1979 à Paris par un groupe d'artistes et de militants emmené par Ariane Mnouchkine et Claude Lelouch, AIDA est l'acronyme de l'Association internationale de défense des artistes victimes de la répression dans le Monde, dont l'action s'est rapidement étendue à plusieurs pays européens. AIDA fit le choix (stratégique) de se spécialiser dans la défense d'artistes plutôt que de contribuer à une lutte plus générale, à l'instar d'Amnesty International. Elle s'est ainsi employée à dénoncer la persécution des "cent artistes disparus" d'Argentine comme la partie visible d'un sinistre et gigantesque iceberg. Ce livre est le récit détaillé et passionnant de ce que Moira Cristiá nomme " un projet de solidarité artistique transnationale ". Comment ont fonctionné les réseaux transnationaux lorsque la communication était difficile, tant sur le plan technique qu'en raison de la censure, de la répression et de l'espionnage coordonné de divers services de renseignement ? Quels facteurs ont motivé un engagement aussi profond envers une cause géographiquement et culturellement éloignée ? Comment le flux de personnes, d'images et d'informations a-t-il contribué à façonner un imaginaire politique commun ? Moira Cristiá retrace l'histoire de l'association à partir d'une enquête extraordinaire qui s'appuie sur de multiples fonds d'archives et plus de 40 entretiens avec les acteurs et actrices de l'aventure. Cet ouvrage est la traduction de l'édition originale en espagnol parue à Buenos Aires en 2021 chez Imago Mundi et est publié par les Presses universitaires de Lyon à l'occasion de la commémoration des 50 ans du coup d'Etat argentin qui aura lieu en mars 2026.
Cristina Fallaras est née à Saragosse en 1968. Journaliste et écrivain, elle a été rédactrice en chef, chroniqueuse ou scénariste pour divers organes de presse nationaux, comme El Mundo, Cadena Ser, Radio Nacional de Espana ou El Periódico de Catalunya. Ce livre a reçu le prix international du roman noir L'H Confidencial 2011, ainsi que le prix Dashiell Hammett 2012 à Gijón.
Cristina Bocchi Josiane ; Omar Perez Daniel ; Vera
Qu'est-ce que la réalité ? La première étude est basée sur le rapport entre la littérature et la philosophie. La question du réel apparaît sur le plan du récit et du jeu de l'argumentation, notamment dans l'oeuvre de Jorge Luis Borges. En second lieu, le thème est discuté en fonction de qui interroge et de son objet, en rapport à Descartes, Berkeley, Locke et Kant. Dans un troisième temps, identifiant le point où l'échec de ces présuppositions suscite une nouvelle formulation de la question sur la réalité, le recours à la psychanalyse apparaît nécessaire. Enfin, nous nous interrogeons sur : qu'est-ce que la réalité, en tant que question. Comment une telle question est-elle possible ?
Campo Cristina ; Baccelli Monique ; Para Jean-Bapt
Cristina Campo est l'auteur d'une ?uvre concise et secrète, mais d'une rare incandescence. Pietro Citati nous en a donné un fidèle et saisissant portrait: "Cette anachorète possédait la courtoisie mondaine, la grâce exquise et insaisissable d'une dame italienne de la Renaissance ou d'une aristocrate de la Fronde. C'était aussi une créature enflammée, violente, pleine d'une ardeur chevaleresque, une Clorinde qui ignorait la prudence et les demi-mesures. Sa sensibilité subtile et ombrageuse - tressaillements de l'âme, vibrations de l'univers - atteint à l'extrême de la tension, se muant en une sensualité surnaturelle. Elle n'écrivit jamais de romans ni de nouvelles, de traités ou de longs essais - mais seulement de brèves proses. Elle aimait ce qui est petit."Infiniment plus délicate et terrible est la présence de l'immense dans le petit, que la dilatation du petit dans l'immense."Elle avait un sens souverain des limites, de la frontière - elle, si démesurée dans son âme". La noix d'or est un livre composé de textes arrachés à l'oubli. Comme dans Les impardonnables, Cristina Campo y manifeste son amour de la perfection et son sens suraigu de la forme. "Il y a quelque chose de royal dans le style mental de cet écrivain", remarquait Giorgio Manganelli. On le vérifie ici dans des textes consacrés à Shakespeare, Virginia Woolf, Jorge Luis Borges, Katherine Mansfield, Djuna Barnes, Simone Weil, Truman Capote, entre autres écrivains, mais aussi aux arts, aux villas florentines, aux contes, aux rites et à la liturgie.
C'est un fait, l'enseignement, et plus largement le système éducatif, constituent en France un secteur professionnel féminisé. Est-ce à dire que femmes et hommes connaissent les mêmes évolutions de carrière dans ce domaine ? C'est la question que pose Gilles Combaz dans cet ouvrage. Pour y répondre, le sociologue s'intéresse à trois fonctions : les directeurs/trices d'établissements dans le premier degré, les inspecteurs/trices du premier degré, les directeurs/trices d'établissements du second degré. Mobilisant les statistiques nationales existant sur le sujet et réalisant des entretiens complémentaires pour affiner son propos, Gilles Combaz scrute ces postes à travers trois thématiques clés : le recrutement, la mobilité, l'avancement. Ses conclusions sont claires : au-delà d'une féminisation réelle des fonctions d'encadrement de l'éducation nationale et si, en deux décennies, les écarts se sont considérablement réduits, des inégalités demeurent cependant entre femmes et hommes dans l'accès aux postes à responsabilités et dans le déroulement des carrières. Toute l'analyse de Gilles Combaz vise à révéler comment sont produites ces inégalités.
En 2008, une enquête sociologique révélait qu'en France, un tiers des hommes et un quart des femmes avaient déjà trompé leur conjoint.e. Les amours clandestines constituent ainsi le quotidien de millions de personnes. Dans une enquête initiale (Amours clandestines. Sociologie de l'extraconjugalité durable, 2016), Marie-Carmen Garcia recueillait la parole de ces hommes et de ces femmes adultères et faisait de l'infidélité conjugale un objet sociologique. Dans cette " nouvelle enquête ", elle se penche sur des thèmes renouvelés comme la naissance d'un enfant, la famille, l'argent... et adopte une approche délibérément féministe pour comprendre les formes de domination en action dans les couples illégitimes.