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La maison Gandolfi
Brunet Jean
GALILEE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782718606392
Tout est question de mémoire. " L'incipit de La maison Gandolfi annonce un récit aux marges du romanesque, qui, sans renier les lois de la fiction, se met dans l'influence de la psyché, des enfouissements du subconscient. Ou comment une maison du Paris de 1910, dans laquelle il faut monter au second étage pour accéder au rez-de-chaussée - comment cette improbable construction instille dans l'esprit de celui qui l'occupe le temps d'un été des désordres existentiels. Se nourrissant d'énigmes mathématiques, l'étrange habitation vient infecter les règles de l'architecture par les manceuvres occultes du terrible architecte Gandolfi, dont personne n'aurait gardé le souvenir. Qui est Alberto Diaz, l'élégant Sud-Américain, ami de l'aviateur Santos-Dumont et d'un président de la République, et dont l'ombre se profile tout au long du récit ? Le maître d'une cérémonie sans dieu ? le persécuteur d'insondables mélancolies ? celui qui parle le dernier ? Et Clarisse, la " gouvernante " dont le regard a la couleur des myosotis et qui frappe toujours deux coups discrets avant d'entrer ?.... La maison de la rue de Bellechasse, entre la Seine et les ministères, nous entraîne avec son occupant dans les souterrains de l'être, là où souffle un air raréfié. Nous faisant voir un monde qui n'est plus celui de saint Augustin, elle offre une sortie, le moyen de s'arracher aux marais de l'absurde, aux passions neurasthéniques, aux amertumes nihilistes. Postulat euclidien, précis de géométrie de l'être, La maison Gandolfi ne laissse personne en paix.
A Rome, le pape Innocent VIII est assiégé de problèmes qui mettent le Saint-Siège en danger. De son côté, pour protéger la république de Florence, ses intérêts, et sa propre personne, Laurent de Médicis a besoin d'avoir un espion au Vatican. Mais tous ceux qu'il envoie se font découvrir. Pourquoi ne pas envoyer à Rome un imbécile ? Le Goffo, artiste florentin, gaffeur... Le Goffo est un roman en deux parties dont l'action se situe en Italie à la fin du XVe siècle. En 1490, à Rome, le pape Innocent VIII est assiégé de problèmes : la guerre avec le royaume de Naples, la menace des Turcs, les caisses vides, sa santé défaillante, autant de périls qui mettent le Saint-Siège en danger. Pour protéger la république de Florence, les intérêts de sa banque, et sa propre personne victime d'un attentat récent, Laurent de Médicis a besoin d'avoir un espion au Vatican. Mais tous ceux qu'il envoie se font découvrir. Pourquoi ne pas envoyer à Rome un imbécile ? suggère alors son secrétaire faisant allusion au Goffo, un artisan florentin dont la dernière gaffe fait s'esclaffer tout Florence. Tourné en ridicule, le panneau qu'il vient de peindre à l'insu de son maître provoque néanmoins un miracle drolatique, et Laurent de Médicis entrevoie l'usage qu'il peut faire de l'ingénu. Ebahi par Rome, le Goffo découvre une ville salle au bord du chaos, mais une cuisinière d'auberge lui ouvre les yeux et son lit. Si la mission qu'on lui a confiée se heurte à un obstacle, elle lui donne accès au Vatican où on l'engage pour de menus travaux. Circulant dans le vieux palais labyrinthique, le Goffo surprend les affrontements entre les cardinaux, entend le pape gémissant qui se plaint à son paon, et met à jour la naissance d'un complot, autant d'événements historiques qu'il rapporte au maître de Florence dans un langage qui n'appartient qu'à lui.
Cet ouvrage est un récit d'apprentissage basé sur le "Lean Management" . A la cinquantaine, Jef, en charge du déploiement d'un système d'Excellence Opérationnelle dans un groupe international et en même temps enseignant vacataire à l'université, s'interroge sur son parcours. Il va partager avec le lecteur son "voyage Lean" . Un voyage dans le temps en cinq phases comme autant de périodes de sa vie professionnelle avec ses chapitres et ses apprentissages à chaque étape. Evoluant du taylorisme à ses débuts dans l'industrie, vers une pratique des outils du "Lean" avec son premier Sensei, jusqu'à la prise de conscience de cette nécessité de remise en cause permanente, par l'apprentissage, avec son second Sensei. Parallèlement à son récit, Jef, nous propose de le suivre, lors d'une journée de formation, sur différents plateaux de jeu basés sur des modèles d'organisation de flux rencontrés dans l'industrie. Cette journée permet, à un groupe de six personnes d'horizons professionnels divers, de se confronter aux stratégies à mettre en oeuvre pour fabriquer et livrer des produits : ceux-ci seront matérialisés ici par de simples Lego de couleur. Après chaque partie, le lecteur jugera de l'impact de l'organisation proposée sur le compte de résultat, sachant que les variations internes et externes sont à chaque fois rejouées à l'identique. L'enjeu est de convaincre, s'il est encore nécessaire, et d'aider entreprises et dirigeants, à faire le meilleur choix.
Résumé : Le 8 février 1962, au carrefour Charonne, des charges de police d'une extrême violence font huit morts et des dizaines de blessés au sein d'une foule qui manifeste contre l'OAS et pour la paix en Algérie. Comment cette répression s'est-elle effectuée et qui en est responsable ? Quelques policiers dévoyés agissant spontanément, le commissaire qui commande l'intervention, le préfet de police Maurice Papon, les plus hauts responsables de l'État ? L'OAS a-t-elle réussi là une provocation spectaculaire ? Les archives de la préfecture de police, qui viennent de s'ouvrir, permettent d'analyser cette tragédie avec une précision tout à fait inédite en histoire contemporaine. L'analyse critique de cette masse de documents permet à l'auteur d'établir les faits avec une grande précision et d'étudier le système policier à l'?uvre à la fin de la guerre d'Algérie. Cet ouvrage met en perspective la tragédie de Charonne, en remontant aux manifestations des années 1960-1961 contre la guerre l'Algérie et en faisant au passage le point sur la fameuse répression anti-FLN du 17 octobre 1961, sur laquelle beaucoup d'erreurs doivent être rectifiées.
Que le destin de notre société se joue dans les banlieues est un sentiment largement partagé par l'opinion. L'immigration multiforme, souvent mal intégrée encore et en proie aux fléaux du chômage et de la drogue, la dérive populiste qui entraîne les esprits, le mal-vivre et les explosions de violence, tout cela nourrit une "surchauffe médiatique" à laquelle fait malheureusement pendant un trop net "déficit scientifique". C'est la raison pour laquelle une solide équipe interdisciplinaire d'historiens, de géographes, de sociologues et de politologues - les uns et les autres reconnus dans leur spécialité - s'est attelée à la genèse de ces problèmes en se limitant, dans une première approche, à la banlieue parisienne. Cet ouvrage rassemble les communications présentées lors d'un colloque tenu en octobre 1994 à l'Université de Paris VIII, et - caractéristique qui mérite d'être soulignée - chacune d'entre elles constitue une étude de première main. Comment se sont formées ces banlieues, quelles sont les strates successives qui, du Breton de la fin du XIXe siècle au Malien d'aujourd'hui, se sont accumulées au fil des décennies, comment le "creuset français" a-t-il fonctionné ? Telles sont quelques-unes des questions que pose la première partie du livre. L'étude de la banlieue rouge, dans sa genèse et son devenir, introduit alors au coeur des débats politiques contemporains : de quelle façon cette banlieue rouge s'est-elle constituée, quels sont les dangers qui menacent sa domination ? Qu'est-ce exactement que le populisme, à travers l'histoire récente comme de nos jours ? Les enjeux de territoire et les rivalités entre Front national et Parti communiste sont enfin évoqués à travers des exemples fouillés.
Démocrite fut dans la Grèce antique un philosophe matérialiste fêté, qui parcourut le monde. Lors de son périple jusqu'en Inde, il a constaté la vilenie des hommes, à la suite de quoi il fit construire une petite cabane au fond de son jardin pour y finir en sage le restant de ses jours. Je nomme tentation de Démocrite et recours au forêt ce mouvement de repli sur son âme dans un monde détestable. Le monde d'avant-hier, c'est celui d'aujourd'hui, ce sera aussi celui de demain: les intrigues politiques, les calamités de la guerre, les jeux de pouvoir, la stratégie cynique des puissants, l'enchaînement des trahisons, la complicité de la plupart des philosophes, les gens de Dieu qui se révèlent gens du Diable, la mécanique des passions tristes ? envie, jalousie, haine, ressenti-ment le triomphe de l'injustice, le règne de la cri-tique médiocre, la domination des renégats, le sang, les crimes, le meurtre... Le repli sur son âme consiste à retrouver le sens de la terre, autrement dit, à se réconcilier avec l'essentiel: le mouvement des astres, la logique de la course des planètes, la coïncidence avec les éléments, le rythme des saisons qui apprennent à bien mourir, l'inscription de son destin dans la nécessité de la nature. Fatigué des misères de ce temps qui sont les ancestrales souffrances du monde, il faut planter un chêne, le regarder pousser, débiter ses planches, les voir sécher et s'en faire un cercueil dans lequel on ira prendre sa place dans la terre, c'est-à-dire dans le cosmos.
Libre parole rassemble trois essais de style et de circonstance différents : la Conférence Hrant Dink sur la démocratie et la liberté d'expression par temps de violence, donnée en public à Istanbul en janvier 2018 ; les Thèses élaborées en 2015 sur "Liberté d'expression et blasphème", pour intervenir dans la discussion qu'ont relancée les assassinats par les membres de Daech de journalistes de Charlie Hebdo associés à la publication des "caricatures de Mahomet" ; enfin, le séminaire donné en 2013 et rédigé l'année suivante sur les formes de la parrésia selon Michel Foucault, où se trouve déployée à partir de l'exemple grec sa conception du courage de la vérité. Leur objectif commun est de problématiser les conditions et la fonction de la liberté d'expression en tant que droit aux droits, plus fondamental que jamais dans une période de régression des formes démocratiques, facilitée par les effets désagrégateurs de la mondialisation capitaliste, et surdéterminée par les effets de terreur et de contre-terreur que suscite une situation de guerre endémique à laquelle aucune région du monde n'échappe entièrement désormais. Il est aussi de montrer que, si la liberté d'expression institutionnellement garantie, et la libre parole qui en forme la contrepartie subjective, constituent une "propriété" inaliénable des individus et des groupes dont l'autonomie est (théoriquement) reconnue en démocratie, il faut s'élever à la conception d'un bien public de la communication si l'on veut en généraliser l'exercice, en prévenir les usages discriminatoires, et lui conférer par là-même toute sa normativité politique.
Nous y sommes, elle craque, cette vieille peau du monde. Elle se dessèche, se desquame. On ne peut plus la toucher. Nous ne pouvons plus nous toucher. Les croûtes et les escarres de la lèpre... Non, Maldoror, tu ne savais pas à quel point serait vérifié ce que tu annonçais. Nous y sommes, nos cancers nous bouffent, nous bouffons des particules, partout on crève de faim et de peur, notre technologie vacille sous ses grands airs transhumains. Nous y sommes sans que personne sache où nous sommes. Nous nous touchons cependant tout en touchant à nos limites. Qu'est-ce que traverser un temps qui n'avance plus ? Quel est ce présent qui nous est fait, privé d'avenir comme de passé ? Il n'y a rien de catastrophiste ni d'apocalyptique à penser que l'existence comme telle peut se trouver exposée, violemment, à sa propre fugacité et finitude ? et même que ce soit là qu'elle prend sa valeur infinie, unique et insubstituable. L'homme passe infiniment l'homme : on peut dire que cette phrase de Pascal a ouvert la saison qui nous vient.