
La Peau fragile du monde
Nous y sommes, elle craque, cette vieille peau du monde. Elle se dessèche, se desquame. On ne peut plus la toucher. Nous ne pouvons plus nous toucher. Les croûtes et les escarres de la lèpre... Non, Maldoror, tu ne savais pas à quel point serait vérifié ce que tu annonçais. Nous y sommes, nos cancers nous bouffent, nous bouffons des particules, partout on crève de faim et de peur, notre technologie vacille sous ses grands airs transhumains. Nous y sommes sans que personne sache où nous sommes. Nous nous touchons cependant tout en touchant à nos limites. Qu'est-ce que traverser un temps qui n'avance plus ? Quel est ce présent qui nous est fait, privé d'avenir comme de passé ? Il n'y a rien de catastrophiste ni d'apocalyptique à penser que l'existence comme telle peut se trouver exposée, violemment, à sa propre fugacité et finitude ? et même que ce soit là qu'elle prend sa valeur infinie, unique et insubstituable. L'homme passe infiniment l'homme : on peut dire que cette phrase de Pascal a ouvert la saison qui nous vient.
| SKU: | 9782718609973 |
| wmi_id_distributeur: | 26005000 |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782718609973 |
|---|---|
| Titre | La Peau fragile du monde |
| Auteur | Nancy Jean-Luc ; Bailly Jean-Christophe ; Garrido |
| Editeur | GALILEE |
| Largeur | 135 |
| Poids | 302 |
| Date de parution | 20200227 |
| Nombre de pages | 172,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Que faire ?
Nancy Jean-LucBousculant peuples, pensées, régulations et représentations, deux séismes secouent le monde mondial. L'un est fait d'attentats, l'autre de coups et de coûts écotechniques. Une évidence surnage, une double question : "Que faire ?" et "Quelle politique ?". Les deux restent sans réponse parce qu'elles ne sont pas justes. Le "faire" lui-même doit être interrogé sur sa portée ; la "politique" doit être repensée dans sa notion. Tout le faire s'est englouti dans le flux du "produire". La "politique" a été emportée par le même flux ? ou bien son nom s'est chargé tantôt d'opprobre et tantôt d'emphase magique. Il faut se délivrer des confusions. L'action la plus urgente, dont toute autre dépend, consiste à parler net et à penser clair. Ce qui nous bouscule porte plus qu'une révolution : une mutation dans laquelle se dessine, encore invisible, la forme d'une résolution. Celle qui décidera d'un nouveau monde. Politique ou pas, religieux ou pas, économique ou pas, il est déjà en train de se faire, ce nouveau monde. Il ne se fait pas comme une production mais comme se font les vies, collectives et personnelles, comme se font les vallées et les montagnes, les pensées et les poèmes : par les lentes et profondes poussées des désirs de l'existence.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 € -

Banalité de Heidegger
Nancy Jean-LucBanal, oui, l?antisémitisme l?était dans les années 1930. Aussi ordinaire que la détestation de la vermine. Eidée d?un complot mondial des juifs n?avait pas besoin d?être argumentée : elle allait de soi. Cette banalité pour reprendre le mot de Hannah Arendt - soutenait une haine, une condamnation, bientôt une extermination. Heidegger a repris les formules les plus violentes de cette doxa en les intégrant à un système de pensée : les juifs accomplissaient l?effondrement de l?Occident. C?était évident. On savait qu?il était, comme tant d?autres, antisémite. On n?avait pas lu les notes de ces Cahiers noirs qui entraînent dans l?infamie tout un pan de sa pensée. Non pas la pensée "de l?être", mais celle d?une histoire-destin et du désir farouche d?un "nouveau commencement". Inaugurer, fonder, être dans l?initial, vieux prurit métaphysique... Il faut reprendre la lecture. Il faut affronter ce que recouvre cette banalité hideuse. Non seulement chez Heidegger mais partout.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 € -

Etre singulier pluriel. Edition revue et augmentée
Nancy Jean-LucLes uns avec les autres": ni les "uns", ni les "autres" ne sont premiers, mais seulement l'"avec" par lequel il y a des "uns" et des "autres". L'"avec" est une détermination fondamentale de l'"être". L'existence est essentiellement co-existence. Non seulement co-existence de "nous" (les hommes), mais de tous les étants (il faut de tout pour faire un "monde"). Etre-avec, ou s'exposer les uns aux autres, les uns par les autres : rien à voir avec une "société du spectacle", mais rien à voir non plus avec une inexposable "authenticité". Nous ? mais c'est nous-mêmes que nous attendons sans savoir si nous nous reconnaîtrons.ÉPUISÉVOIR PRODUIT30,00 €
Du même éditeur
-
L'écart et l'entre. Leçon inaugurale de la Chaire sur l'altérité, 8 décembre 2011
Jullien FrançoisQue puis-je faire d'autre aujourd'hui, pour camper ici, dans ce Collège d'études mondiales en création, la question si générale de l'altérité - peut-être la plus générale de la philosophie - que d'indiquer en commençant d'où - par où - je l'aborde? Donc, pour éviter des vues trop vagues et les banalités qui déjà nous menacent, de vous inviter à entrer dans la singularité - modeste - de mon chantier? Que puis-je faire d'autre, autrement dit, pour débuter ce périlleux exercice de la "Leçon", que de me justifier dans ma nature hybride: de philosophe et de sinologue? J'ai dit souvent, quitte à provoquer un haussement d'épaule chez mon interlocuteur, que, jeune helléniste à la rue d'Ulm, j'ai commencé d'apprendre le chinois pour mieux lire le grec... Nous disons si volontiers, en effet, que nous sommes "héritiers des Grecs". Mais, justement, la familiarité n'est pas la connaissance. Ce qui est "bien connu", disait Hegel, n'est, de ce fait, pas connu, weil es bekannt ist, nicht erkannt. Il faut, dirons-nous, de l'autre pour y accéder. Mais pourquoi le chinois? Pourquoi la Chine? Je n'avais, par famille et par formation, vraiment rien à voir avec la Chine. Mais justement...ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 € -
L'impensé de la gauche. Autour d'un Carnet soviétique
Onfray MichelLa publication d'un Carnet soviétique écrit lors d'un voyage effectué en URSS en 1983 est l'occasion de critiquer ce que je nomme la gauche bifide - l'une libérale, l'autre robespierriste -, au nom d'une autre gauche : celle de l'individualisme libertaire. Pour ce faire, il faut penser l'impensé de la gauche. Penser l'impensé de la gauche, est-ce vouloir la fin de la gauche ? C'est vouloir plutôt la fin de cette gauche bifide et promouvoir une gauche qui en est très exactement l'antipode : celle de l'individualisme libertaire, forte de singularités qui installent dans l'Histoire leur révolte et leur rébellion, leur insoumission véritable et leur indocilité concrète au nom de la liberté. Doline avait bien raison - c'était la leçon de sa Révolution inconnue qui fut mon livre de chevet lors de ce séjour en URSS, c'est son esprit libertaire qui m'a animé et m'anime encore jusqu'à cette heure où je vois les Gilets Jaunes mourir d'avoir été mordus par Macron puis étouffés par les anneaux constricteurs de Mélenchon.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 € -
Au pied du volcan. Poèmes pierrotins
Onfray MichelL'étrange parfum des fleurs exotiques, la couleur des balisiers, la poétique de la toponymie, les formes tropicales transformées en forces, le cimetière qui est une plage, la trace sur le sable d'un enfant à venir, le pays natal où l'on n'est pas né, la vie sous l'eau, le regard d'un serpent, l'oeil d'un poisson flûte, la lenteur des animaux marins, les séquences d'une pêche miraculeuse, les lumières de la nuit dans un mouillage, l'ombre de Gauguin, la géométrie cosmique d'un squelette d'oursin, le surgissement d'un cercueil, la secousse d'un tremblement de terre, les temps de l'holothurie ou du colibri, le langage des bateaux, la déesse rousse du volcan, les lumières d'un vaisseau fantôme, la naissance de la nuit, la cérémonie d'une noce païenne, l'énergie du rayon vert, le partage des eaux avec une tortue, la furie d'un combat de coqs, la mélancolie du carnaval : la poésie est toujours autobiographique. Voici l'un de mes journaux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 €
De la même catégorie
-
Pour comprendre Levinas. Un philosophe pour notre temps
Pelluchon CorineRésumé : Emmanuel Levinas a renouvelé en profondeur la philosophie, qu'il s'agisse de la définition de la subjectivité par la responsabilité, des implications politiques de cette conception du sujet ou de son insistance sur la corporéité, pensée comme vulnérabilité ou associée à une phénoménologie du "vivre de" et des nourritures. Dans un séminaire qui s'adressait à des étudiants en philosophie et à des soignants, Corine Pelluchon donne les clefs pour comprendre cette oeuvre exigeante et communique une expérience de pensée liée à la manière dont la réflexion et le style de Levinas l'ont bouleversée. Elle montre en quel sens il a inspiré ses propres travaux, qui prolongent et parfois discutent ses thèses, soulignant aussi l'actualité de Levinas, y compris lorsqu'on s'intéresse à des sujets sur lesquels il ne s'est pas exprimé, comme la médecine, l'écologie et le rapport aux animaux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -
Ethique à l'usage de mon fils
Savater FernandoRésumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".EN STOCKCOMMANDER15,90 € -
En terrain miné
Fontenay Elisabeth de ; Finkielkraut AlainRésumé : "Cher Alain, Nous avons donc décidé d'échanger des lettres plutôt que de nous entretenir de vive voix. Malgré mon goût de l'affrontement, je craignais de me heurter en temps réel sur du non-négociable et de voir bientôt se lézarder une chère et ancienne amitié". "Chère Elisabeth, En refusant la violence du tac au tac, tu ne t'es pas dérobée, tu as opté pour la franchise de l'écriture. Les impondérables de la conversation ne t'auraient peut-être pas permis de me dire aussi crûment ce qui te brouille continuellement et solitairement avec moi". Correspondance épistolaire qui donne lieu à un débat passionnant, En terrain miné est la rencontre de deux esprits politiquement opposés, unis par une amitié philosophique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,60 € -
Les conspirateurs du silence
Maeso MarylinRésumé : Et si nous vivions dans une société bavarde où le dialogue n'existe plus ? Marylin Maeso, jeune philosophe camusienne, y voit un vrai danger. Polémiques systématiques, procès d'intention, culture de l'esquive... : médias et réseaux sociaux menacent la fluidité des débats et tendent à délégitimer l'adversaire plutôt que d'écouter ses arguments. Dans cet ouvrage décapant, Marylin Maeso analyse les mécanismes et les enjeux de ce phénomène. Pour elle, le fait que notre époque soit à la fois celle de l'hyper-connectivité et celle de la substitution de la polémique au dialogue n'est pas le moindre de ses paradoxes !ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,10 €







