Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Algérie : d'une guerre à l'autre
Brun Catherine
SORBONNE PSN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782878546378
La guerre d'indépendance algérienne, parce qu'elle fut à la fois franco-française, algéro-algérienne et algéro-française, a surtout été pensée comme une tragédie à deux personnages, la France et l'Algérie, et comme un conflit historiquement borné (1954-1962). Elle est ici réinscrite dans un champ historique et géographique plus large et articulée aux conflits qui la précédent ou lui font suite, à la fois sur ces territoires, de la guerre de conquête à l'Algérie des années noires, et ailleurs dans le monde : en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique latine et aux Etats-Unis. Par le croisement des types de corpus (romans, essais, presse, archives politiques et diplomatiques, radio, témoignages...), des langues de référence et des expertises, sont redéfinis les éléments d'un comparatisme et déjouée la tentation ethnocentrique. L'enjeu est essentiel pour les postcolonies, c'est-à-dire aussi bien pour les pays anciennement colonisés que pour les pays anciennement colonisateurs.
Cet ouvrage sur les histoires de vie avec les végétaux propose une méthodologie nouvelle de recherche-formation : l'écobiographie comme mouvement d'intériorisation écoformative, de socio-construction écologique et de cosmogénèse planétaire. Les écobiographies des différents contributeurs relatent l'histoire de leurs expériences vécues avec la vie végétale. Elles explicitent des liens, des apprentissages, des processus de prises de consciences impliquant un véritable mouvement écoformatif. Les récits sont jalonnés de merveilleux souvenirs de jardins, mais aussi de laborieux travail terre-à-terre et de dures luttes éco-citoyennes. Ils font apparaître un humus commun. Mais aussi des cultures extrêmement biodiversifiées pour mettre en formes et en sens ces interdépendances humaines, sociales et végétales, pour construire un monde viable avec ses différents niveaux de vie. Ce mouvement écoformatif est d'autant plus manifeste en 2021 qu'il a été soumis à une pandémie virale qui a impacté les modes de vie des humains et remis en question leurs rapports à la nature Ces récits font éclater la vision myope de la vie végétative comme vie inactive. Ils en révèlent au contraire la superactivité concentrée. Ils en révèlent les temporalités spécifiques.
Contre l'idée selon laquelle le deuil de l'utopie révolutionnaire aurait rendu anachronique la question même de l'engagement, ce volume aide à repenser l'articulation de la littérature et du politique. Que vise la langue quand elle renonce à être le véhicule transparent de significations ? Quelles ont été, aux XXe et XXe siècles, les conditions de possibilité (historiques, politiques, idéologiques, éditoriales, esthétiques) d'une écriture préoccupée ? Prenant acte de la mise en crise occidentale de l'artiste prophète et maître à penser, les deux volets de l'ouvrage ? "Engagements littéraires" et "Poétiques de l'implication" ? s'attachent à quelques figures qui, non sans contradictions ni déchirements, s'efforcent depuis l'affaire Dreyfus de pop{noir encore sans ignorer qu'en s'engageant, en s'impliquant, ils mettent en jeu, outre leur personne, la création même : avec Mauriac, Camus ou Sartre, relus à nouveaux frais, Platon, Suarès, Claudel, les féeries du premier XXe siècle, Audiberti, Breton, Paulhan, les Hussards, Genet. Barthes, Tel Quel, Laurent Mauvignier, Marie Cosnay ou le théâtre amateur. On comprend alors comment a pu s'opérer un nouveau partage des valeurs et des positions et se substituer, à un imaginaire du surplomb, une pensée des connexions.
Résumé : Les représentations sexuelles sont omniprésentes dans les figurations de la guerre dite "d'Algérie" côté français, "de libération nationale" côté algérien. Viols, tortures, émasculations, commerce des corps : cet ouvrage, qui mêle histoire, littérature, arts plastiques, anthropologie, psychanalyse et sociologie, interroge le rôle de ces actes dans l'imaginaire du conflit, dans sa mémoire, dans l'organisation de la nation. Il invite ainsi à reconsidérer la question de la violence coloniale. Plus qu'une étude historique des exactions pendant la guerre, cet ouvrage se veut une analyse de l'omniprésence de la question sexuelle dans ce conflit, visant à féminiser l'ennemi et surviriliser le pouvoir. A travers l'alternance de textes critiques et de fragments fictionnels, apparaît ce que fut cette guerre des sexes, et la politique des genres qui prétendit la réguler et pèse encore sur nous.
Résumé : C'est un lieu commun que les relais médiatiques et les commentateurs pressés manient encore avec gourmandise : la guerre dite d'Algérie aurait été une "guerre sans nom". Dès l'origine, ce conflit a mobilisé des termes très divers visant Les textes rassemblées ici émanent d'universitaires, d'intellectuels, d'artistes : Etienne Balibar, Mathieu Belezi, Slimane Benaïssa, Messaoud Benyoucef, Catherine Brun, Jean Daniel, Daho Djerbal, Fatima Gallaire, Jean-Yves Guérin, Jacques Guilhaumou, Pierre Guyotat, Julien Hage, Daniel Lançon, Francine Mazière, Gilbert Meynier, Edgar Morin, Bernard Noël, Nathalie Quintane, Régine Robin, Todd Shepard, Pierre Vermeren. Ils s'attachent à penser la charge souvent brutale, toujours vive, de termes dévoyés, de silences subis, d'abus de langage. Ils manifestent la diversité et la concurrence de désignations irréductibles et irréconciliables. Ils dénoncent les unanimismes de façade. Ils récusent les réductions et les simplifications consensuelles. Ils lient cette histoire et notre présent.
Indexée sur l'expérience d'un lieu, l'écriture de Jean Rolin se situe au coeur des renouvellements thématiques et esthétiques de la littérature de ces trente dernières années : à partir d'une immersion dans un espace concret - visite réitérée, incursion, séjour prolongé - elle définit une forme littéraire située au croisement du documentaire et du romanesque, en prise sur les espaces contemporains, tentant d'élaborer les conditions d'un possible témoignage. Selon quelles modalités s'opère la saisie incarnée et située d'un territoire ? Comment l'expérience vécue est-elle recomposée par l'écriture, en marge des catégories génériques du reportage ou du récit de voyage ? Comment s'actualise la situation de l'écrivain dés lors que son rapport au monde prend soin d'écarter toute prétention didactique ? C'est à toutes ces interrogations que ce volume s'efforce de répondre à travers des lectures croisées, qui font dialoguer entre elles les différentes oeuvres de Jean Rotin pour mieux en cerner les constances, les récurrences et les évolutions.
Résumé : Ecrire la muséologie, c'est pouvoir la raconter, la discuter, la faire évoluer, mais surtout la penser, s'interroger sur la manière dont le champ muséal se développe et se transforme. Cet ouvrage présente, pour la première fois, les principaux acteurs et domaines de recherche liés à la muséologie, ses méthodes (constitution de corpus, enquêtes, analyses expographiques) et les modes de communication généraux (articles, mémoires, monographies) ou spécifiques (expositions) qui lui sont associés. Il constitue un outil indispensable pour réaliser un mémoire ou une thèse en muséologie. Il s'adresse donc aux étudiants comme aux professionnels désireux de mieux comprendre la manière dont la recherche structure l'activité et l'évolution des musées.
Le numéro 21 de la revue des études théâtrales Registres se compose de deux dossiers. Le premier dossier est consacré à la fiction théâtrale et ses pouvoirs. Il remet en question la place de la fiction, qui revient en force dans la pratique comme dans la théorie du théâtre. Cette réflexion présente une nouvelle théorie de la fiction théâtrale, tant au plan technique que pragmatique. Le second dossier est un hommage à Yves Bonnefoy, écrivain disparu récemment. Il aborde le pan théâtral, encore méconnu, de l'oeuvre de cet immense poète.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.