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Guerre d'Algérie. Le sexe outragé
Brun Catherine ; Shepard Todd
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271093394
Les représentations sexuelles sont omniprésentes dans les figurations de la guerre dite "d'Algérie" côté français, "de libération nationale" côté algérien. Viols, tortures, émasculations, commerce des corps : cet ouvrage, qui mêle histoire, littérature, arts plastiques, anthropologie, psychanalyse et sociologie, interroge le rôle de ces actes dans l'imaginaire du conflit, dans sa mémoire, dans l'organisation de la nation. Il invite ainsi à reconsidérer la question de la violence coloniale. Plus qu'une étude historique des exactions pendant la guerre, cet ouvrage se veut une analyse de l'omniprésence de la question sexuelle dans ce conflit, visant à féminiser l'ennemi et surviriliser le pouvoir. A travers l'alternance de textes critiques et de fragments fictionnels, apparaît ce que fut cette guerre des sexes, et la politique des genres qui prétendit la réguler et pèse encore sur nous.
Résumé : La guerre d'indépendance algérienne, parce qu'elle fut à la fois franco-française, algéro-algérienne et algéro-française, a surtout été pensée comme une tragédie à deux personnages, la France et l'Algérie, et comme un conflit historiquement borné (1954-1962). Elle est ici réinscrite dans un champ historique et géographique plus large et articulée aux conflits qui la précédent ou lui font suite, à la fois sur ces territoires, de la guerre de conquête à l'Algérie des années noires, et ailleurs dans le monde : en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique latine et aux Etats-Unis. Par le croisement des types de corpus (romans, essais, presse, archives politiques et diplomatiques, radio, témoignages...), des langues de référence et des expertises, sont redéfinis les éléments d'un comparatisme et déjouée la tentation ethnocentrique. L'enjeu est essentiel pour les postcolonies, c'est-à-dire aussi bien pour les pays anciennement colonisés que pour les pays anciennement colonisateurs.
Schmutz-Brun Catherine ; Lani-Bayle Martine ; Pine
Les différents contributeurs de ce livre se sont ouverts à l'expérience ambivalente du règne animal dans la vie humaine. En effet, de gré ou de force, les animaux font partie de notre environnement. Ils s'imposent, comme braves ou méchantes bêtes, séduisantes ou effrayantes, utiles ou nuisibles, bienfaisantes ou dérangeantes. Les deux ouvrages précédents du même trio de coordinateurs, Histoires de morts au cours de la vie (2010) et Histoires de nuits au cours de la vie (2012), ont amorcé cette difficile mise en culture des passages expérientiels, les moins balisés et policés, de cette vie vécue en partage avec l'ensemble du vivant. Ces corps-à-corps avec la mort, la nuit, les animaux, initient en effet des co-naissances intimes par discontinuité avec la situation antérieure. Cette discontinuité dans un premier temps étonne, transforme et même déforme les formes connues. Elle lance dans des apprentissages d'entre-deux inconnus et inédits d'où souvent rien ne peut être dit, tant ils sont singuliers et ne trouvent pas de mots, ni d'interlocuteur, pour se réfléchir et pour se dire. Aussi ces expériences restent-elles souvent tronquées, en jachère, refoulées. Leurs porteurs ne réussissent pas complètement à les articuler pour une reconnaissance d'acquis à intégrer ensuite pour la formation et, surtout, pour l'autoformation de leur vie personnelle, socioprofessionnelle ou écologique. Elles restent en miettes plutôt qu'elles n'entrent en culture. Un nouvel et indispensable apprentissage pour l'humain s'ouvre ici, non plus en termes de savoirs des choses et des bêtes, mais en termes d'"éco-naissances". Autrement dit, de ce qui nous fait vivre ensemble et devenir les uns avec les autres.
Ce catalogue paraît dans le cadre d?une grande expositionconçue et réalisée à l?occasion du cinquantenaire de lasignature de l?Indépendance algérienne (5 juillet 1962) du 15juin au 15 octobre 2012 à l?Abbaye d?Ardenne. Au-delà destabous et des silences, au-delà des partis pris, il est temps,grâce à des documents inédits, d?écrire une autre histoire de laguerre d?Algérie. Cette autre guerre, c?est celle desintellectuels. On oublie le plus souvent les débats, les causes etles combats qui les agitèrent alors, comme si tous avaient été,d?emblée et unanimement, anticolonialistes, comme si "le sensde l?histoire" s?était imposé, à moins que l?on ne cautionnel?opposition manichéenne et réductrice d?une gaucheindépendantiste et d?une droite pro-Algérie française. Seul lemanifeste des 121 (si tardif) reste dans les mémoires. Etpourtant, dès 1954, les esprits se mobilisent. Très vite, lesdénonciations sont argumentées et les débats s?enflamment.Groupes, solidarités, réseaux, le paysage intellectuel françaisse reconstitue et recommence à croire en son pouvoir d?action.Textes visionnaires de Camus, de Mounier, deRicoeur?détermination des protagonistes - de Sartre àDomenach, Vidal-Naquet ou Paulhan, de Fanon à Jeanson, dePetitjean à Rodenbach?engagement des revues, combats deséditeurs? Dans cette guerre des idées, le choix des mots futcrucial. Pour compléter cette approche originale de la guerred?Algérie, un cycle de conférences et de rencontres seraprogrammé en juin 2012, avec de grandes figuresd?intellectuels. 350 documents extraits des collections del?IMEC, mais aussi de fonds privés, vont permettre enfin uneautre approche de l?histoire de ces engagements.
Résumé : C'est un lieu commun que les relais médiatiques et les commentateurs pressés manient encore avec gourmandise : la guerre dite d'Algérie aurait été une "guerre sans nom". Dès l'origine, ce conflit a mobilisé des termes très divers visant Les textes rassemblées ici émanent d'universitaires, d'intellectuels, d'artistes : Etienne Balibar, Mathieu Belezi, Slimane Benaïssa, Messaoud Benyoucef, Catherine Brun, Jean Daniel, Daho Djerbal, Fatima Gallaire, Jean-Yves Guérin, Jacques Guilhaumou, Pierre Guyotat, Julien Hage, Daniel Lançon, Francine Mazière, Gilbert Meynier, Edgar Morin, Bernard Noël, Nathalie Quintane, Régine Robin, Todd Shepard, Pierre Vermeren. Ils s'attachent à penser la charge souvent brutale, toujours vive, de termes dévoyés, de silences subis, d'abus de langage. Ils manifestent la diversité et la concurrence de désignations irréductibles et irréconciliables. Ils dénoncent les unanimismes de façade. Ils récusent les réductions et les simplifications consensuelles. Ils lient cette histoire et notre présent.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.