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Des écritures engagées aux écritures impliquées. Littérature française (XXe-XXIe siècles)
Brun Catherine ; Schaffner Alain
EUD
18,00 €
Épuisé
EAN :9782364411326
Contre l'idée selon laquelle le deuil de l'utopie révolutionnaire aurait rendu anachronique la question même de l'engagement, ce volume aide à repenser l'articulation de la littérature et du politique. Que vise la langue quand elle renonce à être le véhicule transparent de significations ? Quelles ont été, aux XXe et XXe siècles, les conditions de possibilité (historiques, politiques, idéologiques, éditoriales, esthétiques) d'une écriture préoccupée ? Prenant acte de la mise en crise occidentale de l'artiste prophète et maître à penser, les deux volets de l'ouvrage ? "Engagements littéraires" et "Poétiques de l'implication" ? s'attachent à quelques figures qui, non sans contradictions ni déchirements, s'efforcent depuis l'affaire Dreyfus de pop{noir encore sans ignorer qu'en s'engageant, en s'impliquant, ils mettent en jeu, outre leur personne, la création même : avec Mauriac, Camus ou Sartre, relus à nouveaux frais, Platon, Suarès, Claudel, les féeries du premier XXe siècle, Audiberti, Breton, Paulhan, les Hussards, Genet. Barthes, Tel Quel, Laurent Mauvignier, Marie Cosnay ou le théâtre amateur. On comprend alors comment a pu s'opérer un nouveau partage des valeurs et des positions et se substituer, à un imaginaire du surplomb, une pensée des connexions.
Résumé : C'est un lieu commun que les relais médiatiques et les commentateurs pressés manient encore avec gourmandise : la guerre dite d'Algérie aurait été une "guerre sans nom". Dès l'origine, ce conflit a mobilisé des termes très divers visant Les textes rassemblées ici émanent d'universitaires, d'intellectuels, d'artistes : Etienne Balibar, Mathieu Belezi, Slimane Benaïssa, Messaoud Benyoucef, Catherine Brun, Jean Daniel, Daho Djerbal, Fatima Gallaire, Jean-Yves Guérin, Jacques Guilhaumou, Pierre Guyotat, Julien Hage, Daniel Lançon, Francine Mazière, Gilbert Meynier, Edgar Morin, Bernard Noël, Nathalie Quintane, Régine Robin, Todd Shepard, Pierre Vermeren. Ils s'attachent à penser la charge souvent brutale, toujours vive, de termes dévoyés, de silences subis, d'abus de langage. Ils manifestent la diversité et la concurrence de désignations irréductibles et irréconciliables. Ils dénoncent les unanimismes de façade. Ils récusent les réductions et les simplifications consensuelles. Ils lient cette histoire et notre présent.
Ce catalogue paraît dans le cadre d?une grande expositionconçue et réalisée à l?occasion du cinquantenaire de lasignature de l?Indépendance algérienne (5 juillet 1962) du 15juin au 15 octobre 2012 à l?Abbaye d?Ardenne. Au-delà destabous et des silences, au-delà des partis pris, il est temps,grâce à des documents inédits, d?écrire une autre histoire de laguerre d?Algérie. Cette autre guerre, c?est celle desintellectuels. On oublie le plus souvent les débats, les causes etles combats qui les agitèrent alors, comme si tous avaient été,d?emblée et unanimement, anticolonialistes, comme si "le sensde l?histoire" s?était imposé, à moins que l?on ne cautionnel?opposition manichéenne et réductrice d?une gaucheindépendantiste et d?une droite pro-Algérie française. Seul lemanifeste des 121 (si tardif) reste dans les mémoires. Etpourtant, dès 1954, les esprits se mobilisent. Très vite, lesdénonciations sont argumentées et les débats s?enflamment.Groupes, solidarités, réseaux, le paysage intellectuel françaisse reconstitue et recommence à croire en son pouvoir d?action.Textes visionnaires de Camus, de Mounier, deRicoeur?détermination des protagonistes - de Sartre àDomenach, Vidal-Naquet ou Paulhan, de Fanon à Jeanson, dePetitjean à Rodenbach?engagement des revues, combats deséditeurs? Dans cette guerre des idées, le choix des mots futcrucial. Pour compléter cette approche originale de la guerred?Algérie, un cycle de conférences et de rencontres seraprogrammé en juin 2012, avec de grandes figuresd?intellectuels. 350 documents extraits des collections del?IMEC, mais aussi de fonds privés, vont permettre enfin uneautre approche de l?histoire de ces engagements.
Les personnes âgées arrivent en institution avec leur histoire personnelle, faite non seulement de beaux souvenirs, de gratitude, de savoirs, mais aussi de regrets, de pertes, de peurs qui accentuent leur fragilité et influencent la qualité des jours qui restent à vivre. C'est ainsi que le récit de vie, conçu comme une manière de sauvegarder leur passé et de le relier au présent, a fait son entrée au sein des établissements. Il se révèle un moyen efficace pour tisser des liens et consolider la transmission entre les générations. Cet ouvrage est le fruit d'une rencontre de recueilleuses de récits de vie passionnées, qui toutes ont suivi la formation du Certificate of Advanced Studies de l'université de Fribourg, en Suisse. Elles partagent leur pratique et leurs démarches novatrices afin de donner envie aux accompagnants, aux responsables d'établissements et même aux bénévoles de développer la place du récit de vie en institution. La diversité et la richesse des expériences relatées s'accompagnent d'apports théoriques qui viennent les étayer.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.