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Signora Auschwitz. Le don de la parole
Bruck Edith ; Amardeil Patricia
KIME
14,00 €
Épuisé
EAN :9782841747214
Un livre d'une rare densité qui s'inscrit dans la liste des ouvrages indispensables de la littérature de la Shoah. "Signora Auschwitz" est le nom qu'une lycéenne donne à Edith Bruck lors d'un de ses témoignages. Edith Bruck fait ici le récit de sa vie de rescapée et de témoin du génocide des Juifs. Elle raconte la douleur autant morale que physique née de deux aspirations apparemment contradictoires qui la tiraillent. D'un côté, témoigner pour se libérer en rendant justice aux victimes de la Shoah. De l'autre, ne plus parler d'Auschwitz pour tenter de revenir à une normalité pourtant définitivement perdue au camp. Tous les thèmes centraux liés au mal-vivre du survivant sont abordés : la perte irréparable des proches et du monde de l'enfance, l'incrédulité des auditeurs, l'impossibilité de transmettre la réalité d'Auschwitz et l'éloignement irrémédiable de cette expérience, le rôle et la place du témoin et la fatigue qu'Edith Bruck ressent face aux "jeunes", fatigue que son ami Primo Levi avait déjà exprimée. Signora Auschwitz bouscule l'image trop souvent naïve d'une mission juste et sage de témoigner.
Un récit poignant, épuré, d’une simplicité désarmante, sans haine, avec un courage impressionnant et la volonté infaillible de témoigner de ce qui semblait inimaginable et que l'autrice a pourtant vécu. Un témoignage puissant, bouleversant, une des dernières voix survivantes de la Shoah.
Résumé : Lettre à la mère, est une lettre qu'Edith Bruck écrit à sa mère assassinée à Auschwitz. C'est pour elle, le moyen d'évoquer son père et surtout de s'adresser à sa mère pour lui dire à la fois son amour sans limites mais aussi sa rage, fruit d'une éducation, ressentie comme oppressante, que cette mère a voulu lui donner. Une manière de s'affranchir pour pouvoir grandir, en disant tout, sans concession. Certains passages relatifs à la féminité et la maternité sont caractéristiques de l'écriture des femmes survivantes des camps. Ils ne sont pas sans rappeler "la lettre" de Marceline Loridan-Ivens à son père, Et tu n'es pas revenu, où, comme Edith Bruck elle évoque le choix douloureux de ne pas avoir d'enfants après Auschwitz. Cette Lettre à la mère d'Edith Bruck est d'une grande densité, une tentative de vivre et non pas de survivre après Auschwitz : De quoi aurais-je voulu te parler ? Je ne le savais pas. Et je ne le sais toujours pas, je n'ai rien programmé, ni le contenu, ni la fin, ni rien, j'avance à l'aveuglette, je te dis n'importe quoi pour te tenir en haleine jusqu'à la fin, qui viendra toute seule. Alors, je te laisserai aller, je te laisserai reposer en paix, et je serai moi aussi en paix avec toi et toi avec moi. La figure de Primo Levi, l'ami et le confident, est présente dans Lettre à la mère comme dans toute l'oeuvre d'Edith Bruck. Elle rend hommage au grand écrivain dont le suicide l'a laissé désemparée à tout jamais.
Résumé : Un échange bouleversant sur l'espérance et le pardon, entre le Pape et Edith Bruck, rescapée de l'Holocauste. En clôture du Pain perdu, poignant récit qui relate son expérience de la déportation, Edith Bruck a inséré une "Lettre à Dieu" , pleine de force et de doutes : "Et si Tu voyais tout, si Tu étais tout, yeux, oreilles, comment n'as-Tu pas vu notre épreuve ? " Touché par cette lettre, le pape François demande à la rencontrer. Dès leur premier échange, une amitié très forte les lie. "C'est moi, François" : celui qui se présente par ces mots simples est remué par l'envergure humaine exceptionnelle d'Edith Bruck, et lui ouvre les bras. De ce dialogue très émouvant entre le chef de l'Eglise catholique et une déportée juive athée émerge une méditation sensible à propos des tragédies passées et actuelles, en Ukraine en particulier. Le pape, hanté par la culpabilité de sa communauté quant à la Shoah, répète ces mots : "Pardon, Seigneur, au nom de l'humanité". "C'est moi, François : l'amitié éblouissante entre Edith Bruck, rescapée d'Auschwitz, et le pape" L'Obs Née en Hongrie en 1931, Edith Bruck a subi la déportation en camps nazis. Installée en Italie, elle a consacré sa vie à témoigner. Le Pain perdu et Qui t'aime ainsi, grands succès de librairie, sont disponibles chez Points.
Résumé : Edith Bruck livre avec Qui t'aime ainsi un double témoignage inédit. Il s'agit d'abord d'un des rares récits, venant prendre place à côté de celui d'Etre sans destin d'Imre Kertész, de la déportation et de l'internement des Juifs hongrois au printemps 1944. La destination était Auschwitz et le but, l'extermination. Edith Bruck y survit. Mais ensuite, plus rare encore, la deuxième moitié du livre témoigne de l'errance des survivants et, plus particulièrement, de ces tout jeunes gens privés de repères affectifs et livrés à eux-mêmes. Car l'ouverture des camps n'apporte, pour eux comme pour nombre des rescapés, ni la restitution du monde d'avant et de leurs biens, ni la possibilité du bonheur de vivre.
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?