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La Propriété collective et les Services publics
Brousse Paul ; Antonini Bruno
BORD DE L EAU
10,20 €
Épuisé
EAN :9782356871145
Paul Brousse (1844-1912) est une figure un peu oubliée du socialisme français. Médecin psychiatre, collectiviste et ancien libertaire, élu au conseil municipal de Paris de 1887 à 1906 (il présidera cette assemblée municipale en 1905) et député de la Seine de 1906 à 1910, il s?est donc illustré par son socialisme réformiste de type municipal et par la création avec Jules Joffrin, suite à leur rupture avec le guesdisme au congrès de Saint-Étienne de 1882, du parti " possibiliste ", la Fédération des Travailleurs Socialistes Français, en 1883. La même année, il publie en brochure La Propriété collective et les Services publics qu?il republiera en 1910 sous les bons soins encore de son journal Le Prolétaire. Dans ce court texte, Brousse expose l?essentiel de sa doctrine sur le socialisme municipal, la question communale étant, pour lui, " plus de la moitié de la question sociale ". Les services publics organisés sous la forme de la propriété collective ont pour but de réaliser par la commune et par l?État la préparation à la substitution du socialisme au capitalisme, par une voie " qui passe à égale distance de la réaction et de l?utopie ". Comment s?articule dans le socialisme réformiste de Paul Brousse la question de la propriété collective avec celle des services publics ? Selon quel statut, quel rôle et quelles finalités pour ces derniers ? Quelle vision de l?État cela suppose-t-il ? L?enjeu philosophico-politique de La Propriété collective et les Services publics est bien celui de la souveraineté du peuple dans l?égalité entre citoyens. Les services publics deviennent alors le moyen d?organiser socialement le principe républicain d?égalité, l?outil politique de l?auto-émancipation du prolétariat pour une citoyenneté active où l?État n?est pas absent mais mis à distance par la municipalisation de certains services (régies de distribution de l?eau ou du gaz, de l?éclairage, les transports etc.). Donc, la commune chez elle et l?État chez lui. Dès lors, les services publics sont-ils l?incarnation de l?État, sa manifestation sociale au niveau de la commune, ou bien sa pure et simple négation politique et économique par absorption locale ? Question de fond lancinante de ce texte qui s?inscrit pleinement dans les débats conflictuels entre socialistes de son temps : face aux guesdistes en France et face aux marxistes au sein de la Première Internationale au moins, également sensibilisée depuis 1874 à la question des services publics par la contribution du socialiste collectiviste belge César de Paepe. C?est surtout contre les monopoles nés de la concentration capitaliste (mais aussi contre la conception d?un État-patron prestataire de services publics), que l?intervention de l?État et des collectivités locales devient nécessaire selon des missions monopolistiques respectivement partagées : à la commune la charge de l?unité sociale par la démocratie directe et du monopole du travail ; à l?État l?unité politique de la République et, face au monopole du capital, le monopole sur le domaine foncier, les grandes industries et l?enseignement intégral (ceci dans la nation, mais aussi d?autres services publics, internationaux, devront être dévolus à la Confédération des peuples : chemins de fer, postes et télégraphes etc.). Plus amplement encore, au-delà de la tentative de réconciliation paradoxale entre l?anarchisme et l?État, le possibilisme de Brousse ne tente-t-il pas, dans La Propriété collective et les Services publics, de dépasser l?alternative et même l?opposition, exacerbée par les marxistes, entre réformistes et révolutionnaires, pour prolonger graduellement, par-delà les clivages, le républicanisme bourgeois en République sociale, dans la lignée du socialisme jaurésien ?
Résumé : Les derniers J.O. d'Atlanta témoignent de la nouvelle géopolitique de la planète sportive. Le comité olympique en choisissant Atlanta et non Athènes a rompu avec la préhistoire des J.O. modernes et entérine le passage du nationalisme sportif des Etats-nations à l'universalisation de la performance motrice soutenue par le progrès scientifique et technique et la loi du profit. À travers quatre lectures différentes, nous essayons de montrer que si le sportif est le fils de la science et s'il bénéficie de ses apports pour repousser toujours au-delà les limites de ses performances, il est aussi le fils de la psychanalyse car le champion témoigne de manière exemplaire de l'importance d'un engagement singulier par l'unicité d'un exploit toujours à répéter. Mais à l'inverse des croyances communes et des discours scientifiques sur le sport qui prétendent augmenter la motivation pour les pratiques sportives en trouvant des arguments d'utilité, d'hygiène, de santé, d'excellence, de beauté, de cohésion nationale ou de développement économique, notre écoute des sujets sportifs, orientée par une référence aux concepts de la psychanalyse, nous permet de dire que ce que récupère le marché capitaliste en faisant commerce des spectacles sportifs, ce sont les dimensions d'inutilité, de contingence, d'aléatoire, d'incertitude propres à la condition humaine dont l'acte sportif témoigne. Ce qui enchante le pratiquant sportif, ce qui fait exulter les foules sportives et provoque l'engouement des enfants, c'est que le sport dans nos cités modernes reste encore un lieu d'indétermination relative dans lequel l'exercice de sa motricité peut donner à chaque sujet la conviction d'une liberté d'existence, ce que la réussite du champion vient faire miroiter comme un idéal désirable au risque d'en faire un support religieux d'absolu offert alors à toutes sortes de manifestations chauvines, violentes ou racistes. À ce croisement du sport, de la psychanalyse et de la science peuvent s'intéresser aussi bien les sportifs, les éducateurs, les professeurs d'éducation physique que les psychanalystes et les scientifiques, mais pourquoi pas aussi les politiques, car cette rencontre imprévue débouche sur des questions éthiques, en convoquant chacun à se confronter à l'impensable dont se soutient sa pratique et celle des autres. Les échos de nos lecteurs contribueront à affiner nos pistes de recherche.
Résumé : Agir sur son propre corps pour réparer sa mémoire, et se libérer des maux qui l'habitent. Le corps humain mémorise les souvenirs enfouis de nos souffrances d'enfant, de foetus, et même parfois de celles de nos parents et ancêtres. Travailler sur la mémoire du corps, c'est partir sur leur trace pour trouver et comprendre les racines de ce qui fait souffrir, s'en libérer afin de ne plus subir son histoire, et accéder à sa propre vie. Ce livre raconte le cheminement qui a mené l'auteure jusqu'à sa propre mémoire, et son accompagnement envers les personnes qui souffrent et qui cherchent à trouver des réponses en elles. Elle pose un regard différent sur la nature de nos souffrances et leurs sens, et nous donne les moyens de ne plus en être victime.
Résumé : Ce recueil d'exercices résolus couvre les bases de la chimie organique : structure des molécules, isomérie, stéréochimie, mécanismes réactionnels, fonctions simples, principales fonctions multiples et mixtes. Il constitue un complément naturel à la 21e édition du Cours de chimie organique des mêmes auteurs, mais il peut être utilisé indépendamment de celui-ci. Cette nouvelle édition actualisée s'enrichit d'exercices supplémentaires.
Résumé : Notre corps est habité par des souvenirs enfouis, issus de la période qui entoure notre naissance, voire des expériences de nos parents et de nos ancêtres. Ils suscitent des souffrances, des échecs et des actes manqués qui ressurgissent, de façon répétitive, dans nos vies. C'est à travers les événements de sa propre existence, puis au cours de plusieurs dizaines d'années en tant que thérapeute, que Myriam Brousse a découvert l'existence de ces mémoires du corps, qui résistent, même quand nous avons travaillé sur nous-mêmes et que nous croyons avoir dénoué, "dans notre tête" , tous nos problèmes. Dans cet ouvrage nourri de récits personnels, elle explique le fonctionnement de ce système, et présente la méthode et les outils qui permettent d'arrêter ce cycle infernal. Elle nous explique aussi comment intégrer la dimension spirituelle de notre existence afin d'abandonner une compréhension purement cérébrale de nos vies, pour accéder à une vision plus profonde, ancrée dans notre corps. Ainsi, seulement, nous pourrons nous libérer des répétitions pour ne plus être victimes d'une fatalité, mais tracer, en conscience, notre chemin de vie. Myriam Brousse est thérapeute depuis plus de quarante ans. Fondatrice de l'Ecole de mémoire cellulaire, elle anime également des conférences et des séminaires. Elle est l'auteure de Votre corps a une mémoire, Au risque d'être soi, La Descente dans le corps et Le Corps ne le sait pas encore.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Le jardin occidental prolonge l'imaginaire de la maison et de l'intimité mais ne s'y limite pas. Il entoure. Ce faisant, il est un trait d'union entre soi-même et les autres, le lieu d'expérimentations de relations au vivant et d'ordonnancement d'un bout d'univers. Cultiver son jardin. Au coeur de cette activité ordinaire s'entremêlent des problèmes techniques, esthétiques, cosmologiques, économiques, politiques. Ici, rien n'est pur. De l'antiquité grecque à nos jours, l'histoire retracée dans cet ouvrage nous l'enseigne : derrière les haies, se déploient une fantaisie active et une variété de façons d'apréhender "l'usage de la nature". Aujourd'hui, plus que jamais, bousculant l'ordre institué, s'inventent d'autres modes d'intervention humaine. Une métaphysique par les mains pour une éthique renouvelée ?
Comment expliquer qu'un mode d'organisation capitaliste - fondé sur un principe d'accumulation continue - autorise la perpétuation d'activités qui obéissent à une autre logique et paraissent lui poser des limites ? Pour résoudre cette énigme, l'ouvrage évalue les clés de lecture disponibles et formule de nouvelles propositions. Pour nombre d'auteurs, le capitalisme procède de forces économiques naturelles et autonomes, accompagnées ou canalisées dans un second temps par quelques politiques publiques. Il se heurte parfois à une résistance - que le terme serve à désigner une force d'obstruction passive ou une capacité de mobilisation. L'ouvrage invite à inverser la perspective et à considérer plutôt les rapports de force politiques qui débouchent sur la représentation d'un ordre économique naturel et qui expliquent le développement du capitalisme. Il examine sur ce mode les activités des entrepreneurs, mais aussi les affrontements entre chercheurs et les luttes qui ont cours au sein des administrations publiques. Dans leur ensemble et par leur articulation, différents champs composent ainsi les structures politiques de l'accumulation. Dans certains cas et sous certaines conditions, des activités non capitalistes s'en trouvent dans le temps confortées : de multiples agents les perçoivent comme extérieures à l'ordre économique naturel ; ils anticipent leur disparition et se persuadent qu'il suffit de laisser la nature accomplir son oeuvre. Nul ne travaille à leur élimination ni ne pousse à l'organisation d'un mouvement qui en prendrait la défense. Pour mesurer la portée de ses propositions, l'auteur retient l'exemple de l'agriculture en Roumanie : il s'efforce d'expliquer la coexistence sur ce terrain de grandes exploitations capitalistes et de petites propriétés qui entretiennent des pratiques d'autoconsommation, sans prêter à la moindre forme d'accumulation. Au-delà de ce cas d'étude, l'ouvrage affiche une visée pédagogique et offre une présentation actualisée des théories du capitalisme. Il pose par ailleurs les bases d'un nouveau programme de recherche en économie politique.
Pourquoi et comment les jeunes reviennent-ils vivre au domicile de leurs parents ? En quoi ce retour est-il ou non la marque d'un échec sur la voie de l'indépendance ? Auparavant, lorsque les jeunes quittaient le domicile parental pour voler de leurs propres ailes, il s'agissait d'un départ définitif qui marquait l'entrée dans l'âge adulte. Tel était du moins le modèle français. En quoi le retour est-il significatif d'un changement dans ce modèle ? Comment décrire, comprendre et analyser ce changement dans le parcours des jeunes ? En quoi le retour remet-il en question la capacité d'autonomie des individus concernés ? L'auteure apporte un éclairage nouveau sur ce phénomène pour trois raisons essentielles : Premièrement, elle situe le phénomène français dans le contexte international. Deuxièmement, elle met en lumière des parcours sous-tendus par des logiques, non seulement économiques, mais aussi affectives, en décrivant les processus vécus au moment des retours du point de vue des jeunes et de leurs parents. Ressentent-ils les uns et les autres un sentiment d'échec ? Comment les jeunes s'autonomisent-ils ? Comment se passe la cohabitation intergénérationnelle ? Enfin, le livre s'interroge sur la considération que les politiques publiques devraient accorder à ce phénomène qui met en lumière les inégalités sociales au sein de la jeunesse.