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Lucien Jonas. Les folles années vingt
Brouard Christophe ; Jambut Manon ; Texier Simon ;
INVENIT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782376800613
Après l'acquisition par la Ville de Soissons des toiles commandées à Lucien Jonas en 1928 pour le décor de la salle des fêtes de l'Hôtel de la Croix d'Or, des compositions inspirées par le monde de Watteau (originaire, comme Jonas, des environs de Valenciennes) et celui de Molière, les musées rendent hommage au peintre et à la folle décennie 1920 au travers d'un événement centré sur trois aspects de sa production : la conception et la réalisation de grands décors, de leur genèse à leur réalisation ; la confrontation répétée avec le monde des mineurs et la réalité des paysages industriels du Nord ; l'observation et la description de son cercle familial, au gré des séjours de villégiature sur le littoral normand et breton. Cet ouvrage, édité à l'occasion de l'exposition présentée à l'Arsenal de Saint-Jean-des-Vignes, révèle les différentes facettes de l'oeuvre d'un artiste qui, pour n'être pas moderne dans sa facture, n'en est pas moins un peintre et un dessinateur virtuose.
Lu par Vincent de Boüard4e de couverture : Comment cet Aurel Timescu peut-il être Consul de France ? Avec son accent roumain, sa dégaine des années trente et son passé de pianiste de bar, il n'a pourtant rien à faire au Quai d'Orsay. Il végète d'ailleurs dans des postes subalternes. Cette fois, il est en Guinée, lui qui ne supporte pas la chaleur. Il prend son mal en patience, transpire, boit du tokay et compose des opéras¿ Quand, tout à coup, survient la seule chose au monde qui puisse encore le passionner : un crime inexpliqué. Suspendu, ce plaisancier blanc ? À quoi ? Au mât de son voilier, d'accord. Mais avant ? Suspendu à des événements mystérieux. À une preuve d'amour qui n'arrive pas. À un rêve héroïque venu de très loin¿ En tout cas, il est mort. Son assassinat resterait impuni si Aurel n'avait pas trouvé là l'occasion de livrer enfin son grand combat.Contre l'injustice. Sur un ton volontiers humoristique, Vincent de Boüard prête sa voix à l'étonnante et attachante figure du consul Aurel, diplomate placardisé et enquêteur dilettante¿ L'écoute en classe de ce CD est autorisée par l'éditeur.
Inscrite dans le prolongement du grand projet régional Heures italiennes qui marqua l'année 2017 dans les Hauts-de-France, l'exposition Inventions italiennes est construite sur le thème des arts graphiques italiens, de la fin du Moyen Âge au néoclassicisme. Elle met en lumière la richesse d'un fonds peu connu d'une part, celui du Musée de Picardie, avec des feuilles et des estampes des plus grands noms de la péninsule (Tiepolo, Pannini, Piranèse, entre autres), et la qualité d'une des plus belles collections patrimoniales de France de l'autre, celle de la Bibliothèque Louis-Aragon, forte de livres enluminés et d'ouvrages imprimés rehaussés de gravures. Associés pour la toute première fois, le musée et la bibliothèque patrimoniale d'Amiens révèlent pour l'occasion nombre de trésors inédits.
Pour la première fois dans sa calamiteuse carrière de petit consul, Aurel Timescu fait l'objet d'une promotion. Le voici en Europe ou presque. Il est nommé en Albanie. Cet Etat voisin de la Grèce et de l'Italie n'est pas un pays comme les autres. Son territoire somptueux entre mer et montagne donne une trompeuse apparence de paix. Mais il a subi au fil des siècles bien des invasions, souffert sous des dictatures terribles. Le peuple s'est protégé en se forgeant ses propres lois. Un code de l'honneur, surtout dans les campagnes, régit tous les aspects de la vie... jusqu'à la vengeance. Est-ce pour cela qu'on peut y mourir deux fois ? Comme un certain Marc Lumière, qui vient d'être assassiné à Chamonix mais est officiellement mort trente ans plus tôt en Albanie. Aurel, comme toujours, se saisit de l'enquête. Il va vite se rendre compte que rien n'est simple au pays des Aigles. Pour éclairer les mystères du présent, il lui faut à plonger dans l'Histoire et comprendre quelles cicatrices elle a laissées dans les consciences.
Avant d'être détrôné par le cinéma, l'art de la marionnette a connu à Lille et Roubaix un fort engouement au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Après de dures journées de labeur, les ouvriers se rendaient volontiers et joyeusement al'comédie ! Pour trois fois rien, ils s'y divertissaient et pouvaient s'instruire au gré de spectacles légendaires ou romanesques. On riait pour s'évader un peu, on avait besoin de rêver beaucoup. Forgée par et pour les ouvriers, cette authentique tradition populaire trouvera deux de ses représentants les plus illustres en Louis De Budt (1849-1936) et Louis Richard (1850-1915). A travers ces figures principales, c'est un monde merveilleux que l'exposition proposée par le Musée de l'Hospice Comtesse de Lille fait revivre. Sur la scène de leurs castelets respectifs s'animent à nouveau les héros de fil et de bois que sont Lydéric et Phinaert, Ourson et Valentin, ou encore Jacques Linflé et P'tit Morveux, tout un petit peuple endormi dans la mémoire collective des habitants de Lille et Roubaix et que cette exposition et l'ouvrage qui l'accompagne entreprennent de réveiller.
Allemand Evelyne-Dorothée ; Viéville Dominique ; G
Ce livre et l'exposition qu'il accompagne présentent un dialogue entre Auguste Rodin, Constantin Brancusi et Carl Andre, trois artistes qui ont bouleversé l'histoire de la sculpture. Réaliser cette exposition, c'est interroger la question du socle et la relation de la sculpture à l'espace. Aujourd'hui, c'est surtout, dans une vision beaucoup plus large, révéler l'interaction entre des procédés de création - assemblage, dessin, photographie... Jusqu'à l'époque moderne, le socle était purement fonctionnel, même si son style s'adaptait à la sculpture qu'il sacralisait. Les fondements de cette tradition du socle sont ébranlés pour la première fois avec Les Bourgeois de Calais d'Auguste Rodin (Paris,1840 - Meudon,1917), avant d'être mis en question par Constantin Brancusi. C'est La Colonne sans fin de Brancusi (Hobita, Roumanie, 1876 - Paris, 1957) qui a particulièrement retenu l'attention de Carl Andre (Quincy, Massachusetts, Etats-Unis, 1935), sculpture que Brancusi a produite dans de nombreuses versions pendant toute sa vie. Carl Andre propose une expérience de l'oeuvre, une expérience sensible et physique, de ses éléments, de son matériau, de son espace, du déplacement du visiteur pour éprouver le lieu : "la sculpture comme lieu". La sculpture change de statut. C'est aussi mettre en perspective Rodin, Brancusi et Carl Andre au regard d'artistes du XXe siècle et de l'art contemporain pour lesquels la question du socle et sa remise en cause ont une profonde résonance : Stephan Balkenhol, Vincent Barré, Alberto Giacometti, Henri Matisse, Côme Mosta-heirt, Tamara Van San, Peter Soriano, Elmar Trenkwalder.
Agnès Dubart a choisi pour médium essentiel la gravure, un art du multiple dont la nature généreuse convient particulièrement à cette artiste ouverte sur le monde. En explorant les deux registres que sont la gravure à l'eau-forte et la gravure sur bois, elle développe deux univers particuliers ; dans le premier, aérien, sa pointe légère accroche des éléments fugaces par une écriture vive ; dans le second, tellurique et plus physique, elle dit tout son attachement à la matière. Là se situe l'artiste, qui déclare trouver son propre équilibre entre l'air et la terre à travers un art dont elle veut faire son lien au monde. "La presse c'est mon ancre sur terre, un moyen de fixer le volatile". Les personnages qu'Agnès Dubart fait vivre sont portés par l'onde ; ils volent, s'enracinent, irradient. Dans son oeuvre, elle dit la recherche de soi, mettant en image un monde à la fois intérieur et heureusement trivial, par l'expression du corps.