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Lydia, l'éclat de l'inachevé
Broqueville Huguette de
MICHEL DE MAULE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782876232143
Lydia est une femme très âgée, presque aveugle et presque sourde, une vie fragile qui arrive à son terme. Mais Lydia a été une femme forte, courageuse, héroïque, un agent de la Résistance dans la Belgique des sombres années 1943-1944. Ses documents, conservés au mépris de toute prudence, et les journaux de ses deux petites filles, révèlent les bombardements, le passage incessant des avions, l'installation des Allemands dans la demeure, l'avance des Alliés, l'engagement contre l'occupant, la vie dans un monde en guerre. La petite Julie est fascinée par ce tas de secrets qu'elle devine en Lydia, son arrière-grand-mère. Entre la vieille dame qui ne se déplace plus seule et la résistante infatigable, un monde, une personnalité hors du commun que Julie, question après question, touche du doigt et dévoile au lecteur. Car Lydia, par la grâce de l'écriture et des condensations biographiques, est devenue un être de lettres, comme disait Valéry, mais aussi pétri de chair, de sentiments et de la dimension historique que seul le roman, en ce qu'il diffère de l'essai ou de la biographie, a le pouvoir d'élaborer. . . Huguette de Broqueville, présidente du P.E.N. Club francophone de Belgique, vice-présidente du Centre Marguerite Yourcenar (cidmy), a publié plusieurs analyses de la Petite cosmogonie portative de Raymond Queneau, par la méthode de L'Etrange volupté de la mathématique littéraire (Jacques Antoine, 1983). Entre autres fictions : On ne répond pas à un crapaud (Calmann-Lévy, 1968), Uraho ? Es-tu toujours vivant (Mols, 1997) et la série des Bécasses (Marginales, 2001 à 2007).
Comment la spiritualité orientale a-t-elle pu imprégner le message de Jésus ? Une influence ignorée ? Moïse, David et Salomon peuvent-ils encore fonder le monothéisme, si l'archéologie remet en cause leur existence ? Au cours de leur périple, un groupe d'amis enquêtent sur les racines du judéo-christianisme. Avec tact et intelligence, leur quête va remonter jusqu'aux sources de la spiritualité orientale. Elle dévoile une filiation et des trésors qu'ils ne soupçonnaient pas. Ce pèlerinage hors du temps suit le cheminement de Jésus jusqu'au coeur des années cachées d'une vie déroutante. Le cadre de ces événements anciens est restitué - grâce en partie aux Manuscrits de la Mer Morte. Et Paul ? Pourquoi se fait-il appeler apôtre, lui qui n'a pas connu Jésus avant sa crucifixion ? Que cache son mystérieux voyage en Arabie ? Pourquoi est-il condamné à mort à Damas ? Et qui sont les faussaires de Satan qu'il dénonce ? L'évidence oblige à revisiter son rôle. Le résultat est fascinant.
Longtemps considéré comme l'expression la plus noble de la solidarité, le secteur humanitaire bénéficie d'une aura morale rarement questionnée. Pourtant, derrière les récits de dévouement, se déploie une histoire bien plus ambivalente. S'appuyant sur une riche documentation et plus de vingt-cinq ans d'expérience de terrain, Bertrand Bréqueville déconstruit les grands mythes de l'humanitaire. Il montre comment celui-ci, loin d'être neutre, s'est façonné dans l'ombre des guerres, des empires coloniaux, de la guerre froide puis du néolibéralisme. Cette contre-histoire interroge les racines et les contradictions d'un système désormais au coeur des relations internationales et des logiques de pouvoir, et offre un éclairage essentiel sur la manière dont l'aide humanitaire est devenue un véritable marché, structuré par des rapports de force et des logiques de financement. Un essai lucide et salutaire, qui n'attaque pas l'humanitaire en bloc, mais en interroge les logiques profondes pour mieux penser ce qu'aider veut réellement dire.
La bécasse est un petit reporter intemporel et atypique. Sa supposée naïveté lui permet de dire tout ce qu'elle pense aux grands de ce monde - avec indignation, insolence ou humour. Elle parcourt la Terre entière, se glisse dans la peau de chacun et tente de déceler, chez les puissants, les ressorts secrets qui font l'Histoire. Elle vit cent vies et ne sait plus, à certains moments, qui elle est tant la violence du monde bouleverse ses certitudes. De 2001 à 2011, de l'attentat du World Trade Center à la mort de Ben Laden, dix ans d'Histoire et d'émotions la traversent, qu'elle métamorphose sur la page. Au lecteur de lui donner forme et visage. Ces textes impertinents, parus dans différentes revues, sont réunis ici pour la première fois en un recueil. Ironiques, drôles, parfois féroces, ils s'adressent à tous.
Les Habsbourg, originaires de l'actuel canton suisse d'Argovie et maison régnante en Espagne durant presque deux siècles (1517-1700), attribuèrent toujours beaucoup d'importance aux mariages des femmes de leur famille, les "Autrichiennes", comme moyen d'extension et de consolidation de leurs territoires. Ces reines ou princesses espagnoles et françaises, surent accomplir leur obligation en l'honneur d'une haute mission dynastique. Dans la majorité des cas, le prix à payer fut celui de leur bonheur personnel...Catharina de Habsbourg retrace la vie de dix de ces femmes, depuis l'exceptionnel point de vue que lui concède le fait de partager les mêmes origines familiales de: Marguerite, épouse de l'insatisfait Don Juan, à Marie-Anne, défenderesse forcenée des prérogatives de son fils Charles II; de Catherine, enfermée toute son enfance à côté de sa mère Jeanne La Folle et devenue reine du Portugal, à Isabelle Claire Eugénie et Catherine Michelle, l'une souveraine des Pays-Bas et l'autre duchesse de Savoie; à Jeanne, régente d'Espagne et fondatrice de monastères, à la reine de Castille, Anne, épouse aimée et mère sacrifiée. D'Anne Mauricie, épouse de Louis XIII, reine de France, régente courageuse et mère du grand Louis XIV, à Marie-Antoinette, reine de France, à l'enfance brisée et au destin cruel. Et enfin à Marie-Christine, épouse malheureuse d'Alphonse XII.Catharina de Habsbourg nous amène ainsi à découvrir ces femmes dans toute leur dimension humaine - des femmes qui, malgré le fait d'être nées à une époque où leur mariage était une pièce du jeu d'échec joué par les hommes, firent preuve d'un courage spécifique aussi bien dans leurs convictions morales que dans leur conduite politique.
Dos Passos John ; Freeman Marc ; Astre Georges-Alb
Et en Amérique, ça leur plaît la guerre? Ils ignorent ce quec'est. Ils sont comme des enfants. Ils croient tout ce qu'on leurraconte; ils n'ont aucune expérience des affairesinternationales, comme vous, les Européens. A mon sens,notre entrée dans la guerre est une vraie tragédie." Paru pour lapremière fois à Londres, au lendemain de la guerre de 1914-1918, ce roman raconte comment l'auteur, frais émoulu deHarvard, découvre, en s'engageant comme ambulancier sur lefront français, les horreurs de la Grande Guerre. L'initiation deMartin Howe, le double transparent de John Dos Passos, sefait à travers l'absurdité des rapports humains, mais aussi àtravers la poésie furtive d'un Paris nocturne, d'une provincefrançaise inhabituelle, telle que seul le regard d'un grandromancier et d'un Américain pouvait la saisir. Publié en 1920et traduit en 1925, ce premier récit de l'auteur de ManhattanTransfer n'avait jamais été republié. Il est précédé de préfacesinédites de Dos Passos et de Georges-Albert Astre et illustréde dessins de l'auteur.
Van Gogh par lui-même ; plus précisément, par l'intercession de Karin Müller travestie en narrateur de la vie du peintre. L'auteur nous dit tout de son enfance solitaire, de sa famille nombreuse, de son père pasteur, de sa courte carrière de marchand de tableaux, de son exaltation mystique, de ses multiples déboires sentimentaux, de son amitié avec Toulouse-Lautrec, de celle, orageuse, avec Paul Gauguin et de son affection pour le seul véritable ami et soutien, son petit frère Théo avec lequel il entretint une correspondance exceptionnelle. Et surtout de sa peinture, comme unique compagne. "Non, Van Gogh n'était pas fou", écrivait Artaud, seulement son double désespéré de solitude. Dans sa préface, David Haziot souligne que décrire une qualité humaine chez Van Gogh "est une chose, la faire vivre et sentir en est une autre que réussit Karin Müller dans son texte météorique, comme le fut la trajectoire de Vincent. Le recours à ce présent de l'indicatif à la première personne, en des phrases au rythme haletant qui signalent chacune un fait nouveau de la vie du peintre, nous restitue un jaillissement perpétuel de vie, et nous impose une voix qui attend son comédien, mais que nous percevons dans sa justesse à la lecture. Et ça marche !".
Au début du XIVe siècle, Abou Salim al-Jurâ'î, Ministre du Sultan, est reçu par le juge Ibn al-Hafid et le nouveau gouverneur Jarmûn. Au cours du dîner de réception, un incident met aux prises Chama, une jeune servante, et Abou Salim al-Jurâ'î. Toutefois celui-ci, sensible à l'exceptionnelle beauté de la jeune femme, la demande aussitôt en mariage à son maître... Mais al-Jurâ'î périt en mer au cours d'une campagne militaire. De retour à Salé, Chama épouse donc Ali, un Andalou fraîchement converti à l'islam, contre lequel s'acharne Jarmûn, qui la convoite. Elle ne trouvera protection qu'auprès du syndic des Chorfas de Salé et d'un ermite nommé Abou Moussa, doué de pouvoirs surnaturels. L'entraînant dans son sillage pour une mystique prière à la pluie, ce dernier sauve des femmes de la perdition par le mystère de sa sainteté. Ce livre, qui comme souvent chez l'auteur, entrecroise divers destins de femmes aux prises avec un monde d'hommes, milite pour un islam progressiste qui exalte l'image de la féminité et célèbre la victoire de la foi sur les perversions du pouvoir.