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Mrs Parkington
Bromfield Louis
PHEBUS
21,30 €
Épuisé
EAN :9782859408367
On vient de remettre l'oeuvre de Louis Bromfield sous les projecteurs en rééditant avec succès "Précoce automne" (prix Pulitzer 1926), "Mississippi" et "Emprise', et"Colorado'. Une oeuvre incroyablement populaire des années 20 aux années 50, puis un peu vite oubliée, et que l'on est en train de redécouvrir pour ce qu'elle fut aussi (et que l'on évitait alors de crier sur les toits): une dénonciation carabinée de la bonne conscience et du conformisme de la vertueuse Amérique. C'est sans doute par ses romans "américains" que l'on peut aborder le plus directement l'art dérangeant de Bromfield (qui fréquenta aussi les chemins de l'Asie). Où l'on découvrira, chez ce fils de fermier de l'Ohio, un continuateur inattendu de Thomas Hardy - esprit sauvage, et porté lui aussi à un pessimisme peu accommodant.
On vient de remettre sous les projecteurs l'?uvre de Bromfield (1896-1956) en rééditant coup sur coup Précoce automne (prix Pulitzer 1926) et Mississippi (boueux à souhait). Une ?uvre largement occultée aujourd'hui par le succès même qu'elle avait connu en son temps (des années vingt aux années cinquante) et qui valut à son auteur une réputation de romancier " populaire " - ce qu'il était assez loin d'être. Une ?uvre que l'on est en train de redécouvrir pour ce qu'elle fut aussi, et que l'on évitait alors de crier sur les toits : la dénonciation carabinée d'une Amérique pourrie par l'argent, le conformisme, l'obsession obtuse du " succès ". Emprise (1925) est sans doute après La Mousson le roman le plus célèbre de Bromfield. Chronique amère de l'ascension (et, par force, du déclin) de quelques êtres incapables d'échapper à leurs chaînes, que ce soient celles de la soumission à la règle ou celles de l'ambition. Et le beau portrait d'une femme que l'art même - elle est pianiste - ne parviendra pas à délivrer. On songe au film qu'aurait pu en tirer un Visconti : fureur et mélancolie.
Une jeune femme, mariée au dernier rejeton d'une vieille dynastie de la Nouvelle-Angleterre, découvre l enfer derrière la façade de respectabilité et de puritanisme de sa nouvelle famille. Lucide, elle manquera cependant de la force nécessaire pour s opposer et n aura ensuite de cesse que de permettre à sa fille devenue adolescente, d échapper à une telle prison: un combat, dans une « bonne » société américaine à la violence bien réelle, autrement plus risqué qu'elle n aurait pu l'imaginer...
Nous sommes à Ranchipur, État semi-indépendant des Indes à l?époque de l?Empire britannique. Autour de ses dirigeants locaux, toute une galerie de personnages se croise et s?agite.Certains sont des excentriques comme Thomas Ransome qui noie ses souvenirs dans l?alcool ou le riche Lord Esketh et son épouse la belle Edwina, d?autres sont émouvants tels les filles d?un couple de missionnaires protestants rigoureux et leurs voisins Mr. et Mrs. Smiley. Les points de vue s?affrontent tandis que la saison des pluies se fait attendre. Ici le luxe côtoie la misère et la modernité l?archaïsme.Lorsque la mousson arrive enfin, elle va tout dévaster et les relations entre les personnages s?en trouver bouleversées. Au terme de la catastrophe, ceux qui croient en l?Inde vont travailler à son réveil dont cette immense fresque évoque les prémices.Adapté à deux reprises à l?écran (Lana Turner et Richard Burton dominent la version de Jean Negulesco en 1955), ce grand roman reste l??uvre maîtresse de l?un des raconteurs d?histoires américains les plus talentueux de sa génération.Table des matières : Première partieDeuxième partieTroisième partieQuatrième partieNotes Biographiques : Louis Bromfield (1898-1956) ne fut pas seulement le prolifique romancier auteur de nombreux chefs d??uvre tels Mrs Parkington ou La Folie Mc Leod et Précoce Automne. Croix de guerre et Légion d?honneur lui furent décernées pour sa bravoure durant la Première Guerre mondiale et, après de longs séjours en France, il acquit en 1939 une ferme dans l?état de l?Ohio dont il fit l?un des premiers modèles d?agriculture biologique. La ferme de Malabar, active aujourd?hui encore, est devenue synonyme de retour à la terre et de défense du terroir.
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.