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Le Laocoon entre Michel-Ange et Raphaël. Un ressort de l'émulation
Brock Maurice ; Bert Mathilde ; Dekoninck Ralph ;
RABELAIS
49,00 €
Épuisé
EAN :9782869069428
En 1506, un groupe statuaire antique montrant le prêtre troyen Laocoon et ses deux fils attaqués par des serpents est exhumé à Rome. Si les conséquences à l'échelle européenne de cette découverte ont abondamment été étudiées, l'une de ses toutes premières répercussions dans la ville même de son exhumation reste méconnue parce qu'elle prend une forme inattendue. On la doit à un jeune peintre, entré au service du pape en 1508 : Raphaël. Dans quelques-unes de ses Madones, le peintre reprend la posture, le port de tête et parfois même la bouche ouverte du prêtre troyen et les adapte à l'Enfant Jésus. Tout en veillant à conserver la trace de certaines caractéristiques de l'antique comme la morsure au flanc droit, il introduit de nombreuses transformations : métamorphose d'un adulte en bébé, adoption d'un point de vue oblique, retournement gauche-droite, changement de position de certains membres. Il permet ainsi à un spectateur attentif de reconnaître le prestigieux modèle antique sous les modifications qui le dissimulent et ouvre la voie à divers peintres qui, à leur tour, imitent le Laocoon dans leurs Madones. A travers ces reprises et transformations, ce livre montre comment Raphaël combine ressemblances et différences de façon à rivaliser non seulement avec les sculpteurs antiques, mais aussi avec son contemporain Michel-Ange. L'imitation tourne dès lors à l'émulation : l'Enfant Jésus en Laocoon tel qu'il est pratiqué à Rome, puis à Florence et à Sienne durant les premières décennies du XVIe siècle fournit à l'historien de l'art un excellent observatoire pour examiner comment l'imitation s'exerce concrètement et comment elle s'articule avec la copie et avec l'émulation.
Beauté, jeunesse, blondeur, clarté du teint, émotivité, amour du Christ. Dans la peinture de la fin du Moyen Age et de la Renaissance, ils partagent ces quelques points communs et de nombreux autres. Parfois, ils se ressemblent même jusqu?à la confusion. Pourtant, ils sont trois personnages bien distincts de l?histoire sainte. Deux se conjuguent au féminin. L?une est la Vierge Marie, la plus parfaite d?entre toutes. L?autre est Marie Madeleine, l?incarnation de la pénitence. Le troisième est un homme, celui que Jésus aimait : Jean. On connaît l?androgynie de l?apôtre dans la fameuse Cènede Léonard de Vinci pour le couvent milanais Santa Maria delle Grazie (1494-1498) : les longs cheveux, les doigts délicats ont fait dire ? à tort ? à quelques-uns qu?il s?agissait d?une femme, sans doute de Madeleine. Il ne peut pas en être ainsi. De toute façon, même quand les deux personnages sont présents dans l?image, cette ressemblance est récurrente. Mieux encore, elle s?élargit à la Vierge Marie. Comment, dès lors expliquer les répétitions visuelles (posture, couleur, expression faciale) qui unissent ces personnages et qui viennent contredire l?exigence de variété des traités de peinture, depuis Alberti (ca 1435) jusqu?à Lodovico Dolce (1557) ? Les Lamentations (ou déploration) italiennes autour du Christ mort sont au fondement de cette enquête iconographique. Au croisement de l?histoire de l?art et de l?anthropologie, cette étude, ancrée dans le contexte historique, religieux et liturgique portant sur l?ensemble de la période qui va de la fin du XIII e siècle à la fin du XVI e siècle, comble une lacune historiographique concernant ce thème. De plus, elle constitue une réflexion approfondie sur la répétition et la ressemblance dans la peinture religieuse, autant à l?échelle de l?image, que du réseau figuratif tout entier.
Les " tiges de mil " et les " pattes du héron " sont l'image du désarroi. Celui qui, dans l'un des poèmes tamouls étudiés ici, saisit la poétesse quand elle se rend compte qu'elle n'est pas un objet d'amour pour l'homme qui lui a promis le mariage, mais une proie pour un séducteur. Une image qui convient parfaitement au poème, à la fois aimé et trahi par son traducteur. Comment illustrer dans la traduction franc ? aise le champ de liberté que représente le champ de mil ? Comment transmettre au lecteur le choc de la désillusion, provoqué dans l'original par la superposition des tiges élancées du mil et des longues pattes du héron ? Comment rendre en franc ? ais cette apparition paradoxale, imaginaire et réelle, qui fait éclater la vérité comme un coup de théâtre ? Existe-t-il un type de difficultés spécifique à la traduction des poésies orientales ? Quelles solutions les traducteurs de langues orientales peuvent-ils apporter au dilemme de la traduction ? Pour tenter de répondre à ce type de questions, il était nécessaire d'organiser les conditions d'un dialogue entre des praticiens de la traduction, spécialistes de langues et cultures orientales, et des spécialistes issus de différents domaines des sciences humaines (sociologie, histoire, littérature comparée, théorie de la littérature, esthétique, traductologie, etc.). Le présent ouvrage constitue le premier volume des actes de la recherche " Lire et traduire les poésies orientales " (2005-2012). Il traite principalement des poésies de langues extrême-orientales (chinois, coréen, japonais, vietnamien) et des poésies de langues indiennes (bengali, gujarati, kannada, malayalam, panjabi, sanskrit, tamoul, télougou).
Résumé : Parmi les Eglises chrétiennes orientales, les Eglises syriaques occupent une place d'honneur, car elles représentent le monde sémitique dont est issu le christianisme, à commencer par sa langue, et elles en sont, d'une certaine manière, les héritières directes. Cet ouvrage présente des textes sur la prière des principaux auteurs de cette tradition syriaque: Aphraate, Ephrem de Nisibe, Jean d'Apamée, Philoxène de Mabboug, Babai, Abraham de Nathpar, Martyrius, Dadisho, Joseph le Visionnaire et Isaac de Ninive, qui est sans conteste l'un des plus profonds que ces Eglises aient engendrés. Une introduction donne au lecteur des repères généraux pour s'orienter dans un univers encore peu connu en Occident, tandis que des informations complémentaires sur les auteurs sont données au fur et à mesure des introductions aux différents chapitres. Ceux qui souhaitent découvrir d'abord et approfondir ensuite cette riche littérature spirituelle trouveront dans ces pages de quoi nourrir et stimuler leur recherche en permettant à leur foi d'apercevoir les sommets élevés d'union à Dieu auxquels est promise toute vie chrétienne.
Cet ouvrage porte sur la peinture sur pierre, technique qui apparaît en Italie autour de 1530. Dans un premier temps, cette technique, mise au point par le peintre vénitien Sebastiano del Piombo, vers 1530, s'inscrit dans les débats relatifs au Parallèle des Arts, à la suprématie de la sculpture ou de la peinture. La durée apparaît comme un problème fondamental ; la peinture sur pierre constituerait une réponse puisqu'elle offrirait l'avantage de se conserver plus longtemps que les tableaux peints sur des supports traditionnels comme le bois ou la toile. Dans un deuxième temps, à partir des années 1580-1590, les artistes varient leurs productions en employant des supports comme le jaspe, l'améthyste, l'agate, ou l'albâtre. La diversité et la richesse des matériaux répondent alors à deux attentes : elle correspond au goût pour la préciosité et s'inscrit dans une connivence entre art et nature. Florence et Rome deviennent des centres de production importants et de nombreuses familles dont les Médicis et les Barberini jouent un rôle primordial dans cet essor. Parallèlement, les artistes, poussés par le désir de transposer sur de grandes surfaces les effets picturaux obtenus avec la peinture à l'huile, se lancent dans diverses expérimentations. C'est vraisemblablement dans un tel contexte qu'il faut inscrire l'élaboration de peintures d'autel sur pierre entre 1530 et 1620. Sebastiano del Piombo en serait également l'initiateur mais d'autres personnalités artistiques dont Pierre Paul Rubens seront amenés à élaborer des peintures de grand format sur pierre.
Erigé en 1862 à Paris, au coeur du nouveau quartier de l'Opéra, fondateur avec le Grand Hôtel du Louvre de la grande hôtellerie contemporaine en France, le Grand Hôtel instaure à Paris une nouveauté qui n'eut de cesse de se développer. A l'heure de son inauguration, le Grand Hôtel émerveille et devient l'un des théâtres privilégiés de la "Fête impériale". La table est un atout fondamental sur lequel repose le succès primitif de l'entreprise créée par les frères Pereire. Toutefois, l'émergence de nombreux concurrents fait que le Grand Hôtel perd progressivement son rang. Aussi, à l'orée du XXe siècle, l'arrivée aux commandes d'Arthur Millon, restaurateur d'origine modeste, insuffle au Grand Hôtel une nouvelle ligne entrepreneuriale et pose les bases d'une nouvelle réussite. Du .fait d'une activité incessante, il édifie un véritable empire dans le monde de la grande hôtellerie et de la restauration parisiennes que son fils André se fait fort d'étendre. Au total, Arthur et André Millon incarnent deux personnages centraux de l'histoire de cette industrie majeure du développement du tourisme parisien et national. Cependant, les mésententes familiales font que le Grand Hôtel, tout comme le reste de l'empire, passe sous bannière italienne en 1972. C'est à la découverte de la riche histoire du doyen des palaces parisiens que ce livre convie.
Les informations relatives à la nourriture sont de nature extrêmement diverse. L'alimentation intervient dans les conceptions de la santé, des plaisirs, des moeurs, de l'ordre public. Les sources d'information disponibles sur l'alimentation sont nombreuses et leurs visées respectives peuvent, ou bien se renforcer, ou bien se contredire. La question est alors de savoir comment les consommateurs arbitrent entre santé et plaisir, nutrition et saveur, bienséance et confort, croyance et science, tempérament et pression sociale, innovation et habitude, ou encore considérations éthiques et servitudes quotidiennes. Quelle légitimité accordent-ils aux paroles d'interlocuteurs venant d'horizons divers, de la médecine à la publicité, du gouvernement à la philanthropie, et qui diffusent messages et recommandations concernant la nourriture et l'hygiène de vie ? Ce sont les questions qui animent ce livre. Les chapitres contribuent à la restitution de l'univers informationnel des consommateurs depuis le XIVe au XXe siècle. Ils s'attachent à décrire et expliquer l'émergence et le fonctionnement des repères qui nous orientent dans les marchés alimentaires et des services qui s'y rattachent. Les thèmes concernent l'identification des produits et de leurs caractéristiques, l'imagination liée à l'alimentation et à la cuisine, et l'intervention des autorités publiques dans les transactions alimentaires.
Lacroix Thomas ; Daghmi Fathallah ; Dureau Françoi
Les migrations internationales contribuent à définir l'Etat et ses formes de citoyenneté. Elles modifient les relations professionnelles, transforment les espaces géographiques et jouent un rôle fondamental dans les expressions artistiques. Par effet miroir, les pratiques des migrants sont, elles aussi, tributaires des contraintes et opportunités qu'ils rencontrent dans les espaces qu'ils traversent, sinon investissent. De l'Europe au continent américain en passant par l'Afrique, ce livre illustre la façon dont les études migratoires permettent d'éclairer les sociétés contemporaines, depuis leur construction politique jusqu'aux multiples échelles servant à l'analyse des pratiques sociales quotidiennes. Prises ensemble, elles initient un dialogue nécessaire entre spécialistes des migrations et des sciences sociales. En d'autres termes, penser les migrations est "un moyen de penser la société", au-delà de la question du contrôle des frontières par les Etats, à laquelle elles sont trop souvent réduites.