Protagoniste de l'histoire politique de l'Europe du XXe siècle, Charles de Gaulle est également un pionnier dans l'utilisation des médias. Après avoir largement utilisé la radio pendant la Seconde Guerre mondiale (ce qui lui valut le surnom de "Général-micro"), il se servit, une fois revenu au pouvoir en 1958, de manière à la fois intense et fructueuse, de la télévision. Un usage que ses adversaires dénoncèrent sous le terme de "télécratie". Ce livre analyse l'utilisation et le contrôle étroit de la télévision de la part du général de Gaulle entre 1958 et 1969, mettant en évidence le rôle joué par l'association du pouvoir charismatique et de la télévision dans la légitimation du leadership gaulliste et dans la détermination de l'évolution présidentialiste des institutions de la Ve République. De ses débuts hésitants face aux caméras, corrigés grâce aux conseils de publicitaires et autres experts dans le domaine, aux apparitions magistrales dans les moments dramatiques de la guerre d'Algérie, jusqu'à la campagne présidentielle de 1965 et la crise de Mai 1968, ce livre met en scène une fresque passionnante du premier leadership télévisuel de l'histoire de l'Europe contemporaine.
Résumé : Chaque matin, Lucio déguste un beignet dans la boutique d'Oscar, son beau-père. Un instant privilégié, sa madeleine de Proust secrète. Il ne faudrait pas que Paola, sa femme, le démasque. Quoique maintenant, cela n'a plus grande importance. Son aventure extraconjugale n'est pas passé inaperçue et elle l'a mis à la porte. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, Lucio apprend alors qu'il est atteint d'une grave maladie. Il ne lui reste plus que cent jours à vivre et tant de choses à faire. Cent jours pour reconquérir Paola, la femme de sa vie. Cent jours pour devenir meilleur, et offrir de beaux souvenirs à ceux qu'il aime. Cent jours pour vivre. Et devenir enfin un homme heureux.
En 2017, la France a connu un véritable tsunami politique. La victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle et celle de son mouvement, La République En Marche, constituent deux événements électoraux parmi les plus surprenants de l'histoire de la Ve République, qui fête cette année son soixantième anniversaire. Emmanuel Macron a conquis l'Elysée à seulement 39 ans en pariant sur le dépassement du clivage entre la gauche et la droite et l'épuisement des partis traditionnels, en cherchant à répondre à l'aspiration au changement des Français, en voulant insuffler de l'optimisme dans un pays qui depuis longtemps se morfondait dans le pessimisme et en se présentant de manière très claire comme un Européen convaincu, décidé à relancer et à approfondir la construction européenne. Ce livre entend analyser les raisons, les modalités mais aussi les limites de son succès. Il rassemble des chercheurs venus de différentes disciplines, français, italiens et anglais, ce qui permet de jeter des regards croisés sur cette année 2017 si étrange.
Résumé : Giovanni Brizzi vient ici d'écrire un ouvrage révolutionnaire qui constitue une grande innovation car, pour la première fois en Europe, la pure histoire militaire est traitée sous tous les angles, la stratégie et surtout la tactique y occupant une place essentielle. Le point de départ de la réflexion se situe à l'époque d'Homère, au temps des duels entre héros. C'est le moment où naquirent deux conceptions de la guerre, deux éthiques qui opposent d'un côté la force brutale symbolisée par Achille à l'astuce d'Ulysse aux mille tours. Les Grecs inventèrent ensuite le fantassin éternel, l'hoplite, et ce dernier à son tour engendra le légionnaire. Giovanni Brizzi nous présente les grands capitaines, d'Alexandre à Scipion, il décrit les grandes batailles, de Zama a Carrhae, et il analyse les grandes guerres, depuis le siège de Troie jusqu'aux campagnes de Trajan contre les Parthes. Il nous fait également découvrir que les juifs, en inventant la guerre du peuple, représentèrent pour Rome une menace bien plus grande qu'on ne l'avait pensé. Ne se bornant pas à décrire, il fournit aussi des explications qui surprendront le lecteur. Alexandre a inventé la phalange parce que les paysans macédoniens étaient trop pauvres pour se payer une panoplie. Les Romains ont créé la légion manipulaire pour combattre dans les montagnes de l'Italie centrale, et la cohorte pour s'opposer aux habitants des hauts plateaux qui forment la péninsule Ibérique. Rome avait réussi à forger une armée tellement efficace qu'elle ne pouvait plus être vaincue par les Parthes. Sauf en cas d'erreur du commandement... Oui, c'est bien là un livre exceptionnel.
Brizzi Gaëtan ; Brizzi Paul ; Vian Boris ; Vian Pa
Ce matin-là, Amadis Dudu rata l'autobus. Or, non seulement ce contre-temps ne compromit en rien sa journée, mais il l'engagea au contraire dans une séries d'aventures bien extraordinaires, où se trouvaient mêlées toutes sortes de personnes au milieu desquelles il n'allait du reste pas tarder, lui Dudu, à se perdre ; mais cela n'était pas gênant du tout, au contraire. Inutile d'ajouter que rien dans cette histoire ne concerne l'automne, ni Pékin." Boris Vian
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.