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Les formes de l'échange. Communiquer, diffuser, informer de l'Antiquité au XVIIIe siècle
Brizay François
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753519947
La communication, entendue à la fois comme l'établissement d'une relation interpersonnelle et un système de transmission d'informations, intéresse l'histoire des régulations sociales. Elle présente deux caractéristiques importantes pendant la longue période qui va de l'Antiquité au XVIIIe siècle : les langues n'y étaient pas encore des marqueurs d'identités nationales et, en ces siècles où le télégraphe, le téléphone et l'Internet n'existaient pas, la diffusion de toute information demeurait tributaire de la distance et de la lenteur des moyens de transport. Pour étudier la manière dont les individus se sont parlé et dont des institutions comme l'Etat et l'Eglise ont échangé des renseignements et des informations, deux thèmes ont retenu l'attention des auteurs de ce recueil : l'usage de la langue comme mode de régulation sociale, et la question des processus de communication et de diffusion de l'information. L'usage de la langue ne concerne pas les seuls linguistes. L'intérêt porté récemment aux transfuges, aux "renégats" et aux intermédiaires a incité des historiens à étudier les pidgins et les métissages linguistiques. Ce renouvellement de la recherche permet de privilégier ici trois questions : le rapport entre langue et identité, la langue que les missionnaires devaient utiliser à l'époque médiévale pour convertir, et l'histoire singulière des langues savantes ou imaginaires porteuses de rêves d'universalité. La "circulation de l'information", concept commode mais discutable, car l'information n'est pas un objet que l'on déplace, peut être comprise comme un processus de communication. Sensibles à son importance dans la vie politique, commerciale et culturelle, les historiens en font aujourd'hui un objet d'étude. Dans ce volume, ils mettent l'accent sur les vecteurs de diffusion de l'information (courriers officiels, journaux intimes, périodiques), sur la manière dont l'Eglise et des ordres religieux utilisèrent - et manipulèrent - l'information, et sur les moyens dont disposaient les gouvernements et les civils pour obtenir des renseignements en temps de guerre.
Au XVIIe siècle, des Français ont visité l'Italie munis de leur culture latine et humaniste. Ils ont accompli de longs périples sur des routes parfois peu sûres, ont admiré les ruines antiques et fait étape dans les villes d'art de la Péninsule. Au cours de leurs voyages, ils ont rédigé des notes qu'ils ont ensuite mises en forme et publiées à leur retour. Ces premiers guides de voyage ont été utilisés par François Brizay pour reconstituer l'image que l'on avait de l'Italie au Grand Siècle. Apparaissent ainsi au fil des pages les paysages, le caractère et les coutumes des habitants, les sanctuaires religieux, les beautés du pays. Nous voyons ainsi naître le tourisme tel que nous le connaissons de nos jours : la découverte d'une culture étrangère, mais aussi celle de tout un peuple qui intrigue et qui séduit tour à tour.
Les 7 et 8 octobre 1860, le fabuleux palais d'Eté de Pékin, le Versailles chinois, est pillé par les Français et les Anglais, au terme d'une expédition militaire destinée à ouvrir la Chine au commerce occidental et surtout à l'opium que les Anglais produisent aux Indes! Dix jours plus tard, sur ordre de lord Elgin, il est incendié en représailles aux tortures et à la mort de prisonniers, otages des Chinois. Pour la Chine - et pour le patrimoine de l'Humanité - la perte est immense, incalculable, irréparable. Le palais d'Eté, le Yuanming yuan (qu'il ne faut pas confondre avec l'actuel palais d'Eté de Pékin qui date de la fin des années 1880), était une des merveilles du monde. Il abritait en outre une extraordinaire collection d'oeuvres d'art, amassée sur cent cinquante ans, et une inestimable bibliothèque. Tout fut pillé ou brûlé. A titre de comparaison, c'est comme si Versailles, le Louvre et la Bibliothèque nationale avaient disparu. Bernard Brizay nous fait donc le récit d'une des plus grandes catastrophes culturelles de l'humanité, que les Chinois ont encore cruellement en mémoire. Le Sac du palais d'Eté est le premier ouvrage, tant français qu'anglais, écrit sur ce triste épisode de notre histoire et de celle de l'Angleterre du XIXe siècle. Un récit passionnant, qui se lit comme un roman. Le Sac du palais d'Eté a été traduit et publié en Chine en août 2005 par les éditions Classiques du Zhejiang (Zhejiang Gu Ji Chu Ban She) et publié dans le cadre de l'année de la France en Chine. Avec le concours du ministère français des Affaires étrangères.
L'Erudition renvoie à la collecte, à la lecture et à l'exploitation des sources. Pendant quinze siècles, du IIIe au XVIIIe siècle, dans l'Europe de culture gréco latine et au Proche-Orient, les érudits ont abondamment puisé dans les écrits des Anciens, mais loin d'être de simples compilateurs, ils s'appropriaient les écrits qu'ils citaient, s'efforçaient de les rendre accessibles à leurs lecteurs et les mettaient au service d'un projet pédagogique ou intellectuel cohérent. Les écrits des érudits renseignent sur leur manière de travailler et sur les objectifs qu'ils poursuivaient. L'érudition fut-elle neutre ? Avait-elle pour seule mission de diffuser des savoirs et d'accroître la connaissance dans différentes disciplines ? Quels que fussent ses objectifs, elle reposait sur des pratiques que l'on retrouve pendant quinze siècles : l'apprentissage de langues étrangères, l'emprunt de manuscrits, le recours constant à la correspondance. Les aspects matériels de l'érudition sont un aspect important de la vie intellectuelle. Le travail effectué dans les scriptoria, la mise au point d'index et de tables des matières, la publication de lieux communs aidèrent les savants dans leurs recherches. Au XVIIIe siècle, la figure de l'honnête homme, qui supplanta celle de l'érudit, posa des problèmes spécifiques aux éditeurs qui durent mettre en oeuvre de nouvelles stratégies pour minimiser les risques que leur posaient les livres érudits. A côté des savants et des humanistes reconnus, des hommes et des femmes participaient à la vie intellectuelle de leur époque, sans rédiger d'oeuvres majeures. Membres de réseaux de correspondants, vulgarisateurs éclairés, lecteurs attentifs, ils contribuaient à la diffusion de la culture savante en enseignant, en encourageant la vie de l'esprit et en faisant connaître par leurs écrits les idées nouvelles.
Depuis un demi-siècle, la sociologie politique a mis l'accent sur la notion de "minorité" qu'ignoraient aussi bien l'Antiquité grecque que la France des Bourbons. Si les minorités religieuses sont donc une construction des sciences sociales, elles constituent cependant depuis des siècles des communautés dont on retrouve des caractéristiques à différentes époques. Le présent ouvrage envisage la place que tient la religion dans l'identité des minorités, à partir de trois axes : la spécificité de l'identité religieuse des minorités, puisque celles-ci se définissent selon d'autres critères (linguistiques, sociaux, politiques, etc.) que la religion ; la manière dont les minorités religieuses ont été observées et jugées par des personnes qui leur étaient extérieures (juristes, théologiens, voyageurs ou diplomates) ; les stratégies adoptées pour vivre sa différence. L'espace retenu est l'Europe et la Méditerranée, du Ve siècle avant J. -C. à la fin du XVIIIe siècle. Cette zone, marquée par le développement des trois religions monothéistes, offre un cadre d'étude cohérent. Les historiens disposent de sources variées, qu'ils peuvent croiser, pour suivre l'évolution des relations entre des communautés qui s'y côtoient depuis des siècles. Avec le soutien de l'université d'Angers.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.