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Erudition et culture savante. De l'Antiquité à l'époque moderne
Brizay François ; Sarrazin Véronique
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753539679
L'Erudition renvoie à la collecte, à la lecture et à l'exploitation des sources. Pendant quinze siècles, du IIIe au XVIIIe siècle, dans l'Europe de culture gréco latine et au Proche-Orient, les érudits ont abondamment puisé dans les écrits des Anciens, mais loin d'être de simples compilateurs, ils s'appropriaient les écrits qu'ils citaient, s'efforçaient de les rendre accessibles à leurs lecteurs et les mettaient au service d'un projet pédagogique ou intellectuel cohérent. Les écrits des érudits renseignent sur leur manière de travailler et sur les objectifs qu'ils poursuivaient. L'érudition fut-elle neutre ? Avait-elle pour seule mission de diffuser des savoirs et d'accroître la connaissance dans différentes disciplines ? Quels que fussent ses objectifs, elle reposait sur des pratiques que l'on retrouve pendant quinze siècles : l'apprentissage de langues étrangères, l'emprunt de manuscrits, le recours constant à la correspondance. Les aspects matériels de l'érudition sont un aspect important de la vie intellectuelle. Le travail effectué dans les scriptoria, la mise au point d'index et de tables des matières, la publication de lieux communs aidèrent les savants dans leurs recherches. Au XVIIIe siècle, la figure de l'honnête homme, qui supplanta celle de l'érudit, posa des problèmes spécifiques aux éditeurs qui durent mettre en oeuvre de nouvelles stratégies pour minimiser les risques que leur posaient les livres érudits. A côté des savants et des humanistes reconnus, des hommes et des femmes participaient à la vie intellectuelle de leur époque, sans rédiger d'oeuvres majeures. Membres de réseaux de correspondants, vulgarisateurs éclairés, lecteurs attentifs, ils contribuaient à la diffusion de la culture savante en enseignant, en encourageant la vie de l'esprit et en faisant connaître par leurs écrits les idées nouvelles.
De 1454 à 1494, les Etats italiens maintiennent entre eux un équilibre précaire que rompt l'intervention de Charles VIII ; désormais, la Péninsule devient un enjeu entre les grandes puissances : monarchie hispanique, France puis Autriche. Toutefois, pendant les siècles de domination étrangère, les républiques, les principautés et les monarchies italiennes développent des institutions originales, et connaissent des crises politiques marquées par des soulèvements, notamment à Naples, Palerme et Messine. Ce livre retrace aussi la démographie, la société et l'activité économique de l'Italie, dont les entreprises, les banques et les ports fondent la prospérité. Malgré les diverses épidémies (peste, typhus, etc.), c'est un pays de grandes villes dont les historiens commencent à mieux connaître les habitants : le petit peuple urbain, les artisans des corporations, ainsi que les patriciens, les nobles et les membres du popolo grasso ou minuto. On oublie trop souvent que l'Italie de Raphaël, du Bernin et de Vivaldi est également celle des paysans, des lazzaroni, des marchands et des barons napolitains. Pendant deux siècles et demi, de 1400 à 1650 environ, l'Italie est un foyer artistique et culturel fécond grâce au mécénat ecclésiastique et laïque. Quant aux cent cinquante années qui précèdent l'arrivée des troupes de Bonaparte, elles ne sont pas un long déclin uniforme, puisque la Péninsule voit alors s'épanouir l'opéra ainsi que la musique profane et sacrée.
4e de couverture : Pendant une centaine d'années - de la seconde moitié du XIXe siècle à 1943 - Shanghai abrite une concession française. Un territoire directement géré par la France, tandis que les Britanniques règnent en maîtres sur la concession internationale. Dans les années 1920-1930, la grande métropole chinoise est surnommée le Paris de l'Orient, en référence à celui des Années folles. C'est alors une ville de plaisirs, où tous les vices - l'opium, le jeu et la prostitution - sont permis. Ainsi que toutes les extravagances ! Ici, l'argent est roi. « Si Lénine a vu Shanghai, il est excusable », écrit Albert Londres. La richesse la plus provocante y côtoie la plus extrême pauvreté. C'est aussi le paradis des aventuriers, le royaume de la pègre et du célèbre Du Yuesheng, la terre de mission des jésuites français, la ville d'accueil des juifs chassés par Hitler et des Russes qui fuient Staline. Dans cette cité cosmopolite unique en son genre, des personnalités extraordinaires, chinoises et étrangères, naissent et développent leurs talents. Tout est possible à Shanghai, et surtout la chance d'y faire fortune ! Ce sont autant d'histoires, autant de portraits de personnages d'exception, riches en couleur que relate cet ouvrage. À commencer par Charles de Montigny, le fondateur de la concession française.
Pékin ! s'émerveillaient les voyageurs en découvrant ses imposantes murailles. Pour les Chinois, comme pour les " long nez " (les Occidentaux), jamais capitale n'a autant mérité le statut de ville mythique. Résidence du Fils du Ciel, capitale administrative, culturelle et religieuse du plus vieux, du plus peuplé et du plus grand empire au monde, Pékin et la Cité pourpre interdite où vivait l'empereur, entouré de ses concubines et de ses eunuques, fait toujours fantasmer. Le palais impérial est resté pendant cinq cents ans le centre sacré de l'Empire, le siège du gouvernement, où s'est écrite la grande histoire, celle de la Chine. Et la petite histoire, car la Cité interdite fut aussi le lieu privilégié d'intrigues, de drames et de crimes. Pékin a beaucoup changé avant les jeux Olympiques de 2008. En mal diront certains, qui regrettent la disparition des hutong et la construction d'immeubles sans caractère. Rassurons-nous, Pékin reste et restera la capitale mystérieuse et mythique qui a fasciné les voyageurs au cours des siècles, de Marco Polo à Victor Segalen. Et aussi, pour son malheur, les soldats venus d'Occident. Si son histoire est digne d'un roman, Le Roman de Pékin ne raconte pas une mais des histoires de Pékin.
Comment aborder la question? Le thème, le contexte, une géographie historique du sujet, les relations franco-italiennes, une introduction à l'histoire culturelle. Les thématiques centrales: princes et artistes en société, commandes et productions artistiques, le phénomène de cour. Les moyens: jalons chronologiques, généalogies, repères cartographiques.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.