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Identité religieuse et minorités. De l'Antiquité au XVIIIe siècle
Brizay François
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753566293
Depuis un demi-siècle, la sociologie politique a mis l'accent sur la notion de "minorité" qu'ignoraient aussi bien l'Antiquité grecque que la France des Bourbons. Si les minorités religieuses sont donc une construction des sciences sociales, elles constituent cependant depuis des siècles des communautés dont on retrouve des caractéristiques à différentes époques. Le présent ouvrage envisage la place que tient la religion dans l'identité des minorités, à partir de trois axes : la spécificité de l'identité religieuse des minorités, puisque celles-ci se définissent selon d'autres critères (linguistiques, sociaux, politiques, etc.) que la religion ; la manière dont les minorités religieuses ont été observées et jugées par des personnes qui leur étaient extérieures (juristes, théologiens, voyageurs ou diplomates) ; les stratégies adoptées pour vivre sa différence. L'espace retenu est l'Europe et la Méditerranée, du Ve siècle avant J. -C. à la fin du XVIIIe siècle. Cette zone, marquée par le développement des trois religions monothéistes, offre un cadre d'étude cohérent. Les historiens disposent de sources variées, qu'ils peuvent croiser, pour suivre l'évolution des relations entre des communautés qui s'y côtoient depuis des siècles. Avec le soutien de l'université d'Angers.
Pékin ! s'émerveillaient les voyageurs en découvrant ses imposantes murailles. Pour les Chinois, comme pour les " long nez " (les Occidentaux), jamais capitale n'a autant mérité le statut de ville mythique. Résidence du Fils du Ciel, capitale administrative, culturelle et religieuse du plus vieux, du plus peuplé et du plus grand empire au monde, Pékin et la Cité pourpre interdite où vivait l'empereur, entouré de ses concubines et de ses eunuques, fait toujours fantasmer. Le palais impérial est resté pendant cinq cents ans le centre sacré de l'Empire, le siège du gouvernement, où s'est écrite la grande histoire, celle de la Chine. Et la petite histoire, car la Cité interdite fut aussi le lieu privilégié d'intrigues, de drames et de crimes. Pékin a beaucoup changé avant les jeux Olympiques de 2008. En mal diront certains, qui regrettent la disparition des hutong et la construction d'immeubles sans caractère. Rassurons-nous, Pékin reste et restera la capitale mystérieuse et mythique qui a fasciné les voyageurs au cours des siècles, de Marco Polo à Victor Segalen. Et aussi, pour son malheur, les soldats venus d'Occident. Si son histoire est digne d'un roman, Le Roman de Pékin ne raconte pas une mais des histoires de Pékin.
L'Erudition renvoie à la collecte, à la lecture et à l'exploitation des sources. Pendant quinze siècles, du IIIe au XVIIIe siècle, dans l'Europe de culture gréco latine et au Proche-Orient, les érudits ont abondamment puisé dans les écrits des Anciens, mais loin d'être de simples compilateurs, ils s'appropriaient les écrits qu'ils citaient, s'efforçaient de les rendre accessibles à leurs lecteurs et les mettaient au service d'un projet pédagogique ou intellectuel cohérent. Les écrits des érudits renseignent sur leur manière de travailler et sur les objectifs qu'ils poursuivaient. L'érudition fut-elle neutre ? Avait-elle pour seule mission de diffuser des savoirs et d'accroître la connaissance dans différentes disciplines ? Quels que fussent ses objectifs, elle reposait sur des pratiques que l'on retrouve pendant quinze siècles : l'apprentissage de langues étrangères, l'emprunt de manuscrits, le recours constant à la correspondance. Les aspects matériels de l'érudition sont un aspect important de la vie intellectuelle. Le travail effectué dans les scriptoria, la mise au point d'index et de tables des matières, la publication de lieux communs aidèrent les savants dans leurs recherches. Au XVIIIe siècle, la figure de l'honnête homme, qui supplanta celle de l'érudit, posa des problèmes spécifiques aux éditeurs qui durent mettre en oeuvre de nouvelles stratégies pour minimiser les risques que leur posaient les livres érudits. A côté des savants et des humanistes reconnus, des hommes et des femmes participaient à la vie intellectuelle de leur époque, sans rédiger d'oeuvres majeures. Membres de réseaux de correspondants, vulgarisateurs éclairés, lecteurs attentifs, ils contribuaient à la diffusion de la culture savante en enseignant, en encourageant la vie de l'esprit et en faisant connaître par leurs écrits les idées nouvelles.
Au XVIIe siècle, des Français ont visité l'Italie munis de leur culture latine et humaniste. Ils ont accompli de longs périples sur des routes parfois peu sûres, ont admiré les ruines antiques et fait étape dans les villes d'art de la Péninsule. Au cours de leurs voyages, ils ont rédigé des notes qu'ils ont ensuite mises en forme et publiées à leur retour. Ces premiers guides de voyage ont été utilisés par François Brizay pour reconstituer l'image que l'on avait de l'Italie au Grand Siècle. Apparaissent ainsi au fil des pages les paysages, le caractère et les coutumes des habitants, les sanctuaires religieux, les beautés du pays. Nous voyons ainsi naître le tourisme tel que nous le connaissons de nos jours : la découverte d'une culture étrangère, mais aussi celle de tout un peuple qui intrigue et qui séduit tour à tour.
Comment aborder la question? Le thème, le contexte, une géographie historique du sujet, les relations franco-italiennes, une introduction à l'histoire culturelle. Les thématiques centrales: princes et artistes en société, commandes et productions artistiques, le phénomène de cour. Les moyens: jalons chronologiques, généalogies, repères cartographiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour