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NERVAL. GLANES ET MIETTES DE PRESSE
BRIX MICHEL
CHAMPION
50,00 €
Épuisé
EAN :9782745325396
Les études réunies dans le présent volume concernent toutes la vie et l'oeuvre de Gérard de Nerval. Elles se fondent notamment sur des dépouillements effectués dans les journaux et périodiques du siècle (ceux-ci recèlent encore, pour la plupart, des informations qui n'ont jamais été prises en compte) et elles ont pour objectif d'enrichir ou, en d'autres cas, de préciser nos connaissances sur l'auteur d'Aurélia. Elles prolongent, approfondissent, voire complètent en certains points, des enquêtes bio-bibliographiques antérieures, dont les résultats ont nourri les travaux publiés par Michel Brix depuis 1986 (ainsi Nerval journaliste, le Manuel bibliographique des oeuvres de Gérard de Nerval, et - avec Claude Pichois - le Dictionnaire Nerval).
The acutest critic the world has seen " : le critique le plus pénétrant, le plus fin, qu'on ait jamais vu. L'éloge vient d'un orfèvre en la matière, Henry James, au début de l'article que le romancier américain consacra en 1875 à Sainte-Beuve. Les Français sont restés sourds, malheureusement, à cette déclaration et le XXe siècle a vu au contraire l'étoile du critique des Lundis singulièrement pâlir. Cautionnée par Proust et par Malraux, ratifiée par les pontifes de la " nouvelle critique ", la condamnation de Sainte-Beuve et de sa " méthode " semblait d'autant plus indiscutable que ses ?uvres n'étaient plus accessibles. C'est un triste constat : ni les Portraits contemporains ni les Causeries du lundi ni les Nouveaux lundis n'ont fait l'objet, au XXe siècle, de la moindre réédition. Depuis une vingtaine d'années, pourtant, on assiste simultanément au reflux de la " nouvelle critique " ainsi qu'à un renouveau éditorial autour de Sainte-Beuve. La présente édition des Portraits contemporains vient donc à son heure pour offrir au lecteur moderne, qui voudra s'y plonger, une source irremplaçable de connaissances sur le romantisme français, une réflexion sur le statut de la littérature, et une leçon d'indépendance intellectuelle.
Les desses absentes : en tte d'un essai sur Nerval, un titre semblable voque immanquablement la figure de la mre de l'crivain. Pourtant, le pluriel indique que ce n'est pas seulement la mre que fait allusion pareil intitul. La formule, au singulier cette fois, appartient l'auteur lui-mme : au cours d'une promenade Ermenonville, prs de l'endroit o fut enterr Rousseau, le narrateur d'Anglique aperoit le temple de marbre d'une desse absente, qui doit tre la Vrit . Autant que le fantme de la mre, l'ombre de cette desse absente plane sur l'uvre nervalienne. Des rcits comme Les Faux Saulniers, le Voyage en Orient ou Les Illumins (qui constituent le versant moins tudi des uvres de Nerval) ont mis en question les valeurs qui taient celles de la France du XIXe sicle. Le prsent essai s'attache clairer les causes et les caractres du scepticisme nervalien, au risque d'apporter quelques retouches l'image consacre du doux Grard . L'ouvrage examine aussi comment l'uvre nervalienne passe d'une desse absente l'autre de la vrit insaisissable la mre disparue.
Résumé : L'amitié et la pratique des Lettres ne font pas toujours bon ménage. Après plusieurs années de camaraderie heureuse, passées au sein du fameux "Cénacle", Hugo et Sainte-Beuve ont vu leurs relations se détériorer puis se rompre avec fracas. Le présent ouvrage revient sur ces démêlés, à propos desquels tout n'a pas été dit. Ils sont révélateurs des contradictions qui minèrent dès le départ le mouvement romantique en France. Et ils constituent de surcroît le point de départ d'une mise en cause de l'activité critique qui était vouée à aller croissant dans les Lettres et qui fait, plus que jamais, sentir ses effets aujourd'hui.
Dans Les Sacrifices de l'amour (1771), le romancier Claude-Joseph Dorat définit le XVIIIe siècle comme une époque où les hommes cherchent à séduire les femmes "pour obtenir le droit de les mépriser". Pareil propos a de quoi surprendre : aujourd'hui, on a plutôt l'habitude d'entendre parler élogieusement du libertinage des Lumières, qui aurait fait éclater le corset moral et religieux qui réprimait les désirs sexuels. Mais faut-il vraiment associer "libertinage" et "liberté" ? Le présent ouvrage voudrait rendre la parole, sur ce point, aux écrivains du XVIIIe siècle. Leurs écrits suggèrent que, pour comprendre les enjeux du libertinage, il faut replacer celui-ci dans le temps long d'un affrontement entre les deux sexes qui dure depuis l'aube de l'humanité. L'Eros des Lumières correspond à une stratégie mise en oeuvre par les hommes pour exercer sur les femmes une domination sans partage. Sous le prétexte d'inviter celles-ci à prendre leur part dans les plaisirs amoureux, les séducteurs tendent un piège au sexe féminin : la sophistique libertine s'emploie à faire de chaque femme une esclave heureuse, asservie à la toute-puissance masculine, rendue disponible à merci et forcée de reconnaître pour seul et unique maître, le phallus.