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Les déesses absentes. Vérité et simulacre dans l'oeuvre de Gérard de Nerval
Brix Michel
KLINCKSIECK
47,50 €
Épuisé
EAN :9782252031568
Les desses absentes : en tte d'un essai sur Nerval, un titre semblable voque immanquablement la figure de la mre de l'crivain. Pourtant, le pluriel indique que ce n'est pas seulement la mre que fait allusion pareil intitul. La formule, au singulier cette fois, appartient l'auteur lui-mme : au cours d'une promenade Ermenonville, prs de l'endroit o fut enterr Rousseau, le narrateur d'Anglique aperoit le temple de marbre d'une desse absente, qui doit tre la Vrit . Autant que le fantme de la mre, l'ombre de cette desse absente plane sur l'uvre nervalienne. Des rcits comme Les Faux Saulniers, le Voyage en Orient ou Les Illumins (qui constituent le versant moins tudi des uvres de Nerval) ont mis en question les valeurs qui taient celles de la France du XIXe sicle. Le prsent essai s'attache clairer les causes et les caractres du scepticisme nervalien, au risque d'apporter quelques retouches l'image consacre du doux Grard . L'ouvrage examine aussi comment l'uvre nervalienne passe d'une desse absente l'autre de la vrit insaisissable la mre disparue.
Toute l'histoire de la littérature française, depuis la Chanson de Roland jusqu'aux écrits de Sartre, de Malraux et du général de Gaulle, en un seul volume de moins de 400 pages : un fil chronologique et argumenté une organisation en en trois grandes parties les courants et les évolutions de la littérature française (fond et forme) les apports de la littérature étrangère En ligne : des QCM interactifs par partie
The acutest critic the world has seen " : le critique le plus pénétrant, le plus fin, qu'on ait jamais vu. L'éloge vient d'un orfèvre en la matière, Henry James, au début de l'article que le romancier américain consacra en 1875 à Sainte-Beuve. Les Français sont restés sourds, malheureusement, à cette déclaration et le XXe siècle a vu au contraire l'étoile du critique des Lundis singulièrement pâlir. Cautionnée par Proust et par Malraux, ratifiée par les pontifes de la " nouvelle critique ", la condamnation de Sainte-Beuve et de sa " méthode " semblait d'autant plus indiscutable que ses ?uvres n'étaient plus accessibles. C'est un triste constat : ni les Portraits contemporains ni les Causeries du lundi ni les Nouveaux lundis n'ont fait l'objet, au XXe siècle, de la moindre réédition. Depuis une vingtaine d'années, pourtant, on assiste simultanément au reflux de la " nouvelle critique " ainsi qu'à un renouveau éditorial autour de Sainte-Beuve. La présente édition des Portraits contemporains vient donc à son heure pour offrir au lecteur moderne, qui voudra s'y plonger, une source irremplaçable de connaissances sur le romantisme français, une réflexion sur le statut de la littérature, et une leçon d'indépendance intellectuelle.
Dans Les Sacrifices de l'amour (1771), le romancier Claude-Joseph Dorat définit le XVIIIe siècle comme une époque où les hommes cherchent à séduire les femmes "pour obtenir le droit de les mépriser". Pareil propos a de quoi surprendre : aujourd'hui, on a plutôt l'habitude d'entendre parler élogieusement du libertinage des Lumières, qui aurait fait éclater le corset moral et religieux qui réprimait les désirs sexuels. Mais faut-il vraiment associer "libertinage" et "liberté" ? Le présent ouvrage voudrait rendre la parole, sur ce point, aux écrivains du XVIIIe siècle. Leurs écrits suggèrent que, pour comprendre les enjeux du libertinage, il faut replacer celui-ci dans le temps long d'un affrontement entre les deux sexes qui dure depuis l'aube de l'humanité. L'Eros des Lumières correspond à une stratégie mise en oeuvre par les hommes pour exercer sur les femmes une domination sans partage. Sous le prétexte d'inviter celles-ci à prendre leur part dans les plaisirs amoureux, les séducteurs tendent un piège au sexe féminin : la sophistique libertine s'emploie à faire de chaque femme une esclave heureuse, asservie à la toute-puissance masculine, rendue disponible à merci et forcée de reconnaître pour seul et unique maître, le phallus.
Résumé : De curieuses chimères sont entrées dans l'arène de la poésie française, au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle : le poème en prose et le vers libre. Mais la poésie peut-elle être en prose ? Et le vers peut-il être libre ? La présente étude s'applique à répondre à ces questions. Elle s'attache aussi à établir les circonstances qui ont entraîné - en nombre - les écrivains vers ces formes surprenantes. Enfin il faut se demander, de surcroît, pourquoi celles-ci ont connu leurs heures de gloire au moment précis où la " modernité " esthétique a pris son essor clans le champ littéraire. Quels sont les rapports qu'entretiennent poèmes en prose et textes en vers libres avec ladite modernité, qui règne toujours aujourd'hui ?