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La robe rouge
Brival Roland
PHEBUS
18,40 €
Épuisé
EAN :9782859406677
Après le succès de Bô (1998) et de Biguine Blues (1999), Roland Brival délaisse l'horizon de la Caraïbe pour un plongeon dans la jungle urbaine américaine, " paradis " en trompe-l'?il offert à tous les paumés attirés là par la frime, la misère ou le cafard. Wichita Falls, Texas. Dans une cellule du pénitencier de l'Etat, un jeune homme se réveille. Il sait que le soir même il mourra sur la chaise électrique. Il s'appelle Brenton Kingsley. Age : 25 ans. Race : noire. Motif de la condamnation : meurtre. Dehors, une fille - sa s?ur, son amour - a reçu l'autorisation de le voir et de lui parler avant l'instant ultime. A l'issue d'une journée violentée par le ressac de la mémoire, elle décide de jouer le tout pour le tout... Un livre placé sous le signe du sang, ce tribut que sont bien souvent requis de verser ceux qui ne sont pas nés du bon côté de la vie. Où la musique bluesy chère à Brival vire au sombre, habitée par une rage qui consent, cette fois, à aller nue.
Résumé : Exilé depuis vingt ans, Simon Darnell, écrivain, est enfin de retour dans son pays natal. Mais à quoi rime ce voyage ? Revient-il en Martinique pour s'y établir, ou bien n'est-ce, pour lui, qu'une escale de plus avant de repartir sous d'autres latitudes ? La réponse, il la trouvera au fur et à mesure où se révélera, derrière les ombres du passé, la vérité sur le drame qui l'a poussé à fuir son île et à se réfugier à Paris. Réveillés d'entre les morts, se dressent devant lui, dans l'éclat neuf de son regard d'enfant retrouvé, la galerie tendre, féroce ou burlesque des personnages de sa famille, et le souvenir, brûlant entre tous, d'Evanyse qu'il a jadis aimée et qu'il retrouvera pour un ultime et déchirant épisode de leurs amours tourmentées. Roland Brival revient ici à ses racines antillaises pour nous offrir un poignant hommage à l'enfance et à la magie sombre et complexe des fantômes insulaires.
C'est à Venise que Fabien, la cinquantaine. natif de la Martinique, se voit tendre pour la première fois sans complaisance le miroir de son passé. Jeune étudiant rêvant à l'époque de ne cultiver qu'un seul art - celui de l'Étonnement-, il était venu autrefois à Venise en quête du miracle. Au bord des eaux glauques il avait rencontré Silvana, qui l'avait initié à tout, et d'abord au mystère qui réunit dans une même étreinte l'Amour et la Mort. Trente ans plus tard, l'image de Silvana hante encore les eaux de la lagune. Comme pour faire reproche à Fabien d'avoir trahi son rêve d'autrefois. Rien qui fasse place à l'étonnement, dans sa vie rangée d'aujourd'hui. L'étudiant exilé a vieilli, a cultivé une prudente amnésie (en particulier quant à son métissage). Et voici qu'à contempler les eaux vertes de la vieille cité, un autre passé lui revient, mieux celé encore: il est enfant, dans son île, élevé sans père au milieu d'une petite société de femmes qui le choient d'étrange façon - l'une d'elles, Tatie, Solange, dont les mauvaises langues murmurent qu'elle a arrondi soli magot en tapinant, vend régulièrement le gamin à un amateur du chair fraîche... On ne se méfie jamais assez des miroirs troubles, qui font semblant de ne rien réfléchir... et qui gardent en eux, plus fidèle que nous, les images d'un passé que nous sommes impuissants à tuer.
'Toby avait l'air d'un Blanc avec son teint délavé, ses cheveux lisses couleur de paille, et ses yeux clairs aux prunelles d'agate. Toby, si beau, disait la tante Gervaise, qu'il ressemblait aux images pieuses des apôtres dans un missel de catéchisme et qu'on l'aurait cru descendu du ciel comme un ange pour venir partager, au sein de la famille, la déchéance des vies humaines. Jaran, lui, n'avait hérité de leurs parents que l'encre noire de la peau. la tignasse crépue et ce nez aux allures de patate molle qu'il détestait tant, n'y trouvant ni noblesse ni force de caractère s'il le comparait à la saillie effilée de l'appendice nasal de son frère, sans parler de ces lèvres épaisses qu'il mordillait sans cesse à toute heure du jour comme pour les punir de lui faire honte lorsqu'il les voyait dans un miroir." Roland Brival nous embarque, dans ce très beau roman, sur les rivages d'une ile où la couleur de peau devient l'arme ultime des derniers descendants de la traite négrière.
Théodore Bougainville, vieux chanteur de " bel-air " initié à bien des mystères de son île, quitte sa cabane pour s'en aller mourir à sa vraie place : sur la route. Parvenu à la ville - qui a décidément bien changé -, il rencontre Djana et Augustin, deux gamins paumés qui sont comme on dit à l'âge des amours... Le vieux Théo, qui a plus d'une malice dans son sac, les aidera à vivre (il en connaît un bout sur la question) : un métier qui s'apprend, pourvu qu'on ait l'art. Eux l'aideront à mourir : pas facile non plus, car personne ne pense à s'entraîner à ça, pourtant il faut bien. Brival comme toujours nous distille là une drôle de potion : sagesse et folie à parts égales, avec une dose de tristesse, un zeste de canaillerie, un souffle de rage peut-être, et beaucoup d'indulgence. Le meilleur punch sous le ciel.
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....