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La Marianne du musée
Bringuier Georges ; Fonvieille-Ferrasse Jacqueline
LOUBATIERES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782862667843
Daniel est professeur d'Histoire-Géographie. Aujourd'hui, il conduit ses élèves au Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de Toulouse pour une visite annuelle. Mais, pour lui, cette journée au Musée n'est pas tout à fait comme les précédentes. Il se sent nerveux, ses gestes sont maladroits et sa parole moins fluide. Il le sait, il le sent. Tout comme le ressentent les filles et les garçons qui marchent à ses côtés sur le large trottoir de l'allée des Demoiselles. Sa nervosité est nourrie par cette impatience qu'il a de découvrir le Musée qui resta longtemps fermé en raison des importants travaux de rénovation et de modernisation. Dès la montée des marches et le passage à l'accueil, le décor épuré et l'ambiance lumineuse incitent l'enseignant à forcer l'allure. Au débouché du couloir qui mène à la salle permanente d'exposition, il s'arrête, brutalement. Les premiers élèves sont surpris et viennent buter contre son dos. Une statue leur fait face, puissante, énigmatique. Elle dégage immédiatement la force et la sérénité que l'on prête au gardien d'un lieu sacré de la mythologie grecque ou romaine... Le gardien du temple. Là, posté en sentinelle, ce buste féminin représente une Marianne qui se pose, et s'impose, en gardienne symbolique du Musée, tout comme de cette vaste salle dédiée à la transmission de l'histoire des résistants et de leurs combats pour la défense de la République et de ses valeurs : liberté, égalité, fraternité.
Résumé : En ce jour de novembre 2014, la petite lueur qui brillait nuit et jour dans l'entrée d'une demeure d'un village isolé de l'Ariège s'est éteinte à jamais. Alexandre Grothendieck, l'un des plus grands génies des mathématiques du XXe siècle, vient de rendre son dernier souffle à l'âge de 86 ans. Son nom est peu connu du grand public, pourtant ses pairs le situaient au niveau d'Albert Einstein et le considéraient parfois comme l'un des plus grands mathématiciens depuis Euclide. Fils d'un anarchiste russe qui a réussi l'exploit d'être condamné par le Tsar puis par Lénine et d'une Pasionaria, journaliste allemande, il fondera l'écologie radicale. La médaille Fields lui sera attribuée en 1966. Alexandre Grothendieck fut un homme de conviction, pacifiste, antimilitariste et anarchiste. Comment et pourquoi un tel génie a-t-il procédé, par étapes successives, à son "enterrement" en se coupant toujours plus du monde des vivants ?
Rugby et laïcité : étrange rapprochement ! A ses débuts, en pleine période d'anticléricalisme qui va conduire à la séparation des Eglises et de l'Etat, le rugby devient le sport des républicains et le foot celui des catholiques. Le rugby est un enjeu politique, social et idéologique. Le trophée de la Coupe du monde porte le nom de William Webb Ellis, celui qui, par un geste transgressif, aurait " inventé " le rugby. Nous plongerons dans l'histoire en décryptant légende et réalité. Nous croiserons les Cathares et montrerons que le haka ne devrait plus faire peur, mais plutôt sourire ! Depuis plusieurs décennies, la société française est traversée par les questions de laïcité et le sport n'y échappe pas. Qu'en est-il du rugby ? Est-il préservé ? Quelles sont les conséquences de la professionnalisation et de la mondialisation qui en découle ? Qu'en est-il du rugby féminin ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage se propose de répondre.
En ce jour de juillet 1776, on n'a jamais vu autant de monde sur la grand-place du marché d'Abbeville. On se bat pour être aux meilleures places devant l'estrade. Aujourd'hui, on va exécuter le jeune chevalier de La Barre, sa tête sera tranchée et son corps jeté dans les flammes du bûcher. Nous sommes au siècle des Lumières, où philosophes et antiphilosophes se rendent coup pour coup. C'est dans ce contexte que se joue le flamboyant destin du chevalier de La Barre, flamboyant par le courage avec lequel il monte à l'échafaud comme on monte à l'assaut, mais aussi par les flammes qui, si elles vont dévorer son corps, n'auront pas raison de son esprit. Voici la triste mésaventure qui, selon Voltaire, a provoqué l'horreur et l'indignation de l'Europe entière. Le chevalier de La Barre en devenant un symbole de la laïcité va gagner l'immortalité.
Et pourtant elle tourne" murmure Galilée lorsque l'Inquisiteur prononce sa condamnation. Le procès de Galilée est le procès du géocentrisme contre l'héliocentrisme : la terre est fixe au centre du monde et toute théorie contraire est hérétique. Le Soleil et la Terre sont en concurrence : quel est l'astre qui tourne autour de l'autre ? Ce conflit oppose savoir et croyance. Si l'Eglise sort vainqueur du procès de Galilée, ça n'est qu'en apparence. Le procès de 1633 est le point de basculement à partir duquel science et religion ne vont cesser de s'éloigner. La science va s'émanciper pour traduire les faits tels qu'ils sont et non comme ce qu'en disent les dogmes. C'est le processus de la laïcisation de la science qui est engagé. La théorie de l'héliocentrisme semble définitivement admise, pensait-on. Or, depuis quelques années, le géocentrisme a fait sa réapparition et a entraîné dans son élan une vision plus radicale encore et rétrograde, le platisme. "Et pourtant elle tourne" .
Le Caudillo est à peine enterré que déjà l'Espagne franquiste se délite. Sous Franco, on n'aurait pas imaginé le chef de la police spéciale assassiné d'aussi horrible façon. Qui a pu faire ça ? Pourquoi ? Les aspirants à la vengeance ne manquent pas, les raisons de se venger non plus. El Indio a fait régner la terreur sur cette région dès l'entrée des troupes franquistes dans la ville de Lorca. Diego Gil y Parra, journaliste idéaliste comme on n'en fait plus, n'aura de cesse de retrouver l'assassin. Sans doute pour le féliciter. Dans un paysage écrasé de chaleur, la mémoire des protagonistes s'est engourdie mais elle ne s'est pas effacée. Elle peut se réveiller à tout moment ; il suffirait de quelques gouttes d'eau, d'un peu de fraîcheur du soir, de quelques larmes...
Résumé : Alfred Nakache était un phénomène. Adolescent, il quitte son Algérie natale pour aller s'entraîner à Paris et entamer une brillante carrière de nageur. Très vite, il collectionne les podiums et les records. Il devient un champion, une vedette. La guerre survient, puis l'exode en zone "non occupée", l'arrestation à Toulouse et les camps. Toute sa vie est bouleversée mais lui ne change pas : humain dans les bassins, humain dans la vie, humain dans les camps. Le retour à la liberté est difficile - sa femme et sa fille ne reviendront pas de Buchenwald - mais sa force vitale est hors du commun. Il la mobilise tout entière en vue de la reconquête de ses titres. Et il y parvient. Titres et records pleuvent à nouveau : deux records du monde, un record d'Europe, deux records de France ; et il est champion de France à cinq reprises. La trace que Nakache laisse sur la terre dépasse largement le domaine sportif, il est à lui tout seul un symbole de vie.
Y-aura-t-il assez de pluie pour faire pousser les semences ? Les vents gonfleront-ils les voiles jusqu'aux Indes ? Fera-t-il beau pour les vacances ? Depuis toujours, le temps qu'il fait, le temps qu'il fera, est une des préoccupations majeures de l'homme. Tellement qu'aujourd'hui la science et le phénomène se confondent en un seul mot : la Météo. Observer et prévoir, derrière ces fondements de la météorologie, il y a une histoire, des métiers, des siècles d'observation, des milliards de données comparées en permanence. Et il y a les interprètes, les prévisionnistes, nos pythies modernes, qui gardent à tout instant, toujours émerveillés, un ?il sur les cartes et les chiffres, et l'autre sur le ciel. C'est l'histoire de cette grande aventure quotidienne que raconte ce livre.
Le "Traité du Même" constitue le deuxième tome de "L'Europe et la Profondeur" publié en 2007 aux Nouvelles Editions Loubatières. Ici, en bien des points, la philosophie cède le pas à la théologie; la métaphysique à l'histoire, à la politique et à la critique sociale. Il s'agit maintenant de tirer les conséquences pratiques de ce qui, dans "L'Europe et la Profondeur", n'était encore qu'une "généalogie" de l'Occident. Des thèmes nouveaux ou seulement ébauchés dans le premier livre sont abordés de front, pour certains débouchant sur des analyses de l'actualité la plus brûlante sinon la plus vulgaire de notre monde. C'est ainsi qu'à côté de relectures des grands textes de la tradition littéraire (Dante, Kafka, Chrétien de Troyes, Shakespeare, Dostoïevski, Saint-Simon, Proust, etc.), on trouvera dans ce "Traité du Même" des examens approfondis de phénomènes très modernes tels que le système néo-libéral, la laïcité, le sionisme, le mouvement caritatif, le persistant malaise de l'école, le "Spectacle" et les émissions de télé-réalité - examens qui, menés dans une lumière historico-théologique, risquent d'en surprendre plus d'un. Si notre temps est celui d'une détresse maximale, il offre aussi, en contrepartie, la possibilité d'assister au dégagement de la signification profonde des choses. En particulier, ce deuxième livre répond à une question qui, jusqu'ici, n'avait trouvé aucune réponse satisfaisante: pourquoi le capitalisme et l'industrie moderne sont-ils nés en Europe? Dans la dernière partie, enfin, une longue analyse de l'oeuvre du romancier de science-fiction Philip K. Dick ("les Variations ubikiennes") introduit à la méditation autour de la kénose christique, vrai noyau de l'ouvrage: au "dieu qui se retire" de "L'Europe et la Profondeur" répond le "dieu qui se vide" de ce "Traité", et, en ce "videment", permet l'envoi d'une guise nouvelle de l'être dont la guise technique, aujourd'hui planétairement dominante, n'est que l'ombre portée. C'est leur confrontation de plus en plus visible à mesure que l'époque va vers sa fin - confrontation qui prend l'aspect d'une rivalité entre les deux figures de "l'Empire et du Royaume" - qui confère aux temps modernes leur tonalité nettement apocalyptique, expression à entendre ici au sens d'une "mise à découvert" de ce qui est en route depuis le commencement de la piste temporelle ouverte par l'Evénement de la Révélation.