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Brindilles
De Laveleye soline
CORMIER
14,00 €
Épuisé
EAN :9782875980182
Chaque poésie est tenue pour singulière, soit. Cependant certaine parole poétique se distingue par une capacité d'attention telle, par une force de rayonnement à ce point irrépressible, à partir de circonstances souvent au plus près du quotidien, au plus proche de l'expérience sensible, comme pour faire face à l'inattendu, à l'imprévisible, parfois pour témoigner du presque rien ; mais un presque rien si considérable qu'il bouleverse tout le rapport que l'on entretien avec le monde qui nous entoure, qui nous habite, que nous respirons, et qui respire en nous. C'est que la perspective qu'une telle poésie développe et engage cherche l'adresse de l'autre, du lecteur, pour le rejoindre et le toucher. Sans quoi la parole poétique est vouée à tourner sur elle-même. La poésie de Soline de Laveleye évoque cette nature du quotidien si insistante, tout ce "ronronnement des choses" , selon ses propres termes, comme pour se maintenir en elle, en cette réalité qu'elle ressaisit par les mots, par la parole poétique, permettant ainsi d'accéder aux pulsations du corps, inséparables en ses textes de l'imagination et de la pensée. Celles des sensations tout autant, et celle de l'espace en sa clarté comme de ses obscurités, non moins. Une manière, et peut-être la seule, de "rendre le monde visible" , pour le saisir ; et au milieu de chantiers en action, pour y ajouter. Alors que chez cette auteure aucune complaisance n'est épargnée face au monde à "apprivoiser" et tel qu'il va ; face à ses dérives ressenties dans les plus infimes moments de l'existence. Cette poésie impulse une dimension critique, un regard à distance, un recul nécessaire à notre acuité, à cette lucidité qui nous est devenue indispensable pour ne pas dire, essentielle, pour vivre à l'époque nôtre.
Cette oeuvre fait partie de la série TREDITION CLASSICS. La maison d'édition tredition, basée à Hambourg, a publié dans la série TREDITION CLASSICS des ouvrages anciens de plus de deux millénaires. Ils étaient pour la plupart épuisés ou unique-ment disponible chez les bouquinistes. La série est destinée à préserver la littérature et à promouvoir la culture. Avec sa série TREDITION CLASSICS, tredition à comme but de mettre à disposition des milliers de classiques de la littérature mondiale dans différentes langues et de les diffuser dans le monde entier.
Résumé : De lieux réels en lieux rêvés, la voix de ces poèmes est saisie par la transe du monde, pour se faire chant, cri ou murmure. L'aventure est ce désir d'aller toujours où douceur et souffrance ont leur part. Fille, adolescente, femme - le corps s'ébroue, cherchant d'un cycle à l'autre ses contours. A la fin, le flux du vivant l'emporte et la voix retourne à la mer comme les oiseaux au vol ample de saison en saison. En prose et en vers, un geste se déploie dans ce mouvement : par la langue, rassembler les morceaux épars, rapiécer une peau qu'on puisse habiter, animale et plurielle.
Les liens familiaux sont au coeur des films d'animation Disney et Pixar. Frères et soeurs, parents et enfants, oncles et neveux... ces liens sont puissants et forgent des relations profondes. Redécouvrez les familles Disney les plus célèbres à travers 60 coloriages inédits : Elsa, Anna et leurs parents ; Donald, Riri, Fifi et Loulou ; la famille Parr ; Mérida et ses frères ; Vaiana et sa grand-mère...
Résumé : Placer l'élève au coeur des apprentissages, une évidence ? Se demande-t-on suffisamment ce que signifie " apprendre " pour un élève ? S'interroge-t-on assez sur les processus qu'il déclenche lorsqu'il apprend une leçon, essaie de faire un devoir, tente de comprendre un cours ? Et si, avant toute démarche pédagogique volontariste, on l'aidait à se connaître ? Si on l'aidait à construire des méthodes de travail adaptées à ce qu'il est réellement ? C'est ce que nous propose Gérard De Vecchi dans ce livre destiné tout autant aux enseignants du premier que du second degré.
Ce nouveau livre de poésie d'Alain Andreucci, poète discret et profond, et d'une exceptionnelle puissance expressive, emporte le lecteur à la fois par l'originalité et par la présence sensible de ce dont il se saisie à travers la parole poétique. Le poète Yves Bonnefoy aura eu l'occasion de se pencher sur cette poésie lorsqu'il la découvre, et ses propos nous permettent d'apprécier l'importance que cette oeuvre recouvre. Voici ce qu'il en dit : "Et comment lire à travers ces pages ? Comme on écoute la musique, - une certaine musique. Puisque les mots d'Alain Andreucci ne sont pas retenus par leur définition lexicale, puisqu'une indétermination essentielle les fait se retirer de la référence qu'on peut y percevoir, quitte à la renflammer un instant plus loin ; puisqu'ils ne sont ainsi que des évocations partielles, ne donnant à voir que de façon fugitive, les phrases qu'ils constituent, ces poèmes, sont bien un peu comme celles de la musique, par la grâce desquelles il est possible d'entrevoir des objets ou du sentiment, mais en tant que présences plus que figures. On écoute ces poèmes, on écoute à travers eux, c'est en cette écoute que cette réalité se profile, soit par son apparaître comme nature, soit comme fait proprement humain, pulsions, obsessions, passions dont, telle la musique, elle dit l'unité avec le monde physique". Et il ajoute : "A le lire j'en suis venu à penser que la pratique poétique de l'Occident, écriture et vie à la fois, pourrait s'ouvrir à d'autres recherches que celles qu'elle a remarquées en ce siècle au dehors de sa propre tradition. Nous l'avons vu depuis les années 50 s'intéresser à la poésie d'Extrême-Orient, beaucoup de poètes ont tenté d'intérioriser les intuitions du haïku à leur écriture, mais il serait bien qu'elle écoute d'autres paroles, d'autres musiques, pour une expérience non plus de l'illusoire et du vide mais du temps vécu, pleinement vécu, dont les désirs, les attachements, peuvent se faire des voies vers la vérité, eux aussi, dans le ruissellement sous le ciel".
La singularité de l'oeuvre poétique de Harry Szpilmann tient à ceci : elle s'accompagne à chaque instant de ses avancées d'une réflexion sur la poésie qui anime ses textes en profondeur. Et cette approche exprime une volonté irréductible de vouloir percer les opacités du monde à la fois sous la forme et par la langue poétique au sens stricte de terme, et par l'utilisation dissimulée, ici, mise au jour, là, de l'aphorisme, c'est-à-dire une volonté de mettre en exergue quelque certitudes infiniment questionnées dans leurs fondements, mais saisie sous une forme brève, incisive, non moins qu'impérieuse. Il y a chez lui quelque chose d'une urgence, ou mieux, d'une rage d'écrire qui n'incarne pas moins une rage de vivre. Chaque poème, jamais fermé sur lui-même, témoigne d'une expérience, ce qui ne lui interdit en aucune manière, bien au contraire, de dialoguer avec elle-même. Genèse et magmas, nous avertit l'auteur, "est traversé de part en part par une même problématique, à savoir la question du poétique". Et il ajoute : "Ne prétendant nullement y apporter de réponse univoque et moins encore définitive, notre office, essentiellement, aura consisté à demeurer au plus proche de l'ouverture suscitée par la question, en habiter la source, et l'avoir absorbée dans la multiplicité des voix qui devraient naître du sortilège". Se tenant à proximité des choses et de la vie, l'auteur accorde une écoute impérieuse à l'infini variété des inattendus, des événements, tout ce qui obligent à réorienter la vie, sa vie ; et à la permanence du désir, cette limpidité de la soif qui accompagne "la promesse du poème à venir" , nous dit-il. Cette poésie est une véritable féérie où les significations de ce qui se tient à la marge et qui revient au coeur de ce que nous sommes afin de donner pleine existence à nos interrogations.
Le titre de ce dernier livre du poète Harry Szpilmann peut avoir de quoi étonner le lecteur. Pourtant le terme Fulgor nous est familier sous bien d'autres désignations. S'il signifie éclat ou même splendeur, selon son étymologie latine, il ne laisse pas de doute sur ce que le mot figure lorsqu'il est associé à la signification d'éclat fulgurant, celui de l'éclair. Ce livre composé de textes poétiques courts atteint cette fulgurance de la parole attachée de près à la recherche de l'extrême concentration nécessaire à son expression. Il témoigne comme nul autre d'un travail qui s'opère sur l'usage le plus précis de la langue, lequel devient un véritable travail sur soi-même puisque c'est toute l'expérience de la vie qui s'y trouve approchée, interrogé en quelque sorte. Dans les tous premiers textes du livre, on peut lire ce fragment, dont on peut dire qu'il synthétise ce ton unique que le lecteur est appelé à ressaisir et à s'imprégner tout au long de cette suite poétique : Tout ce que jusqu'alors tu t'imagines avoir conquis : mirages et pâtures de néant. La foudre appelle, mais la flamme est devant. Ainsi l'ensemble de cette suite s'affirme avec force comme un tout, rivé à une économie maximale du déroulé de la parole en s'approchant de la prose sans ne jamais y céder, sans ne jamais s'y enfermer. De ce fait, cette parole à très haute densité poétique ne quitte plus le terrain de la pensée en un tissage entre prose et poésie qui s'impose à chaque moment de son expression. Alors que cette dernière se voit traversée de doutes permanents. Chaque séquence paraît toujours confrontée à l'indétermination de ses relevés, si ce n'est du fait que la vie n'offre pas de but donné d'avance, seulement des chemins à parcourir puisqu'elle est déjà à la poursuite de chemins qui ne peuvent se tracer qu'à chaque avancée. Cette voie poétique ne se décline pas au singulier mais bien à chacun de ses instants au pluriel : ... rien ne s'inscrit sur ta route que l'oppressante opacité de cette blessure sans fond. Plus qu'à simplement lire, ce livre, parce qu'il ralenti la lecture est un livre à méditer, car la langue atteint une profondeur exceptionnelle appelée à interroger le lecteur, tout lecteur : Toi que vivre écartèle et çà et là éblouit, de quelle blessure, de quelle brûlure ton souffle tire-t-il sa légitimité ?