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L'événement indien de la littérature française
Bridet Guillaume
UGA EDITIONS
24,00 €
Épuisé
EAN :9782843102769
Dans les années 1920, a lieu en France un événement littéraire et intellectuel de première importance: pour la première fois, la littérature et la pensée contemporaines d'un pays non occidental - l'Inde -, sont considérées comme une ressource majeure pour penser au présent. Situé au croisement de l'histoire littéraire et des études postcoloniales, cet ouvrage montre la manière dont, à l'occasion de la crise de civilisation que connaît l'Europe après la Première Guerre mondiale, les discours orientalistes concernant la culture indienne se trouvent contestés par une parole indienne de plus en plus abondamment traduite et prise en compte (en particulier celle du premier prix Nobel de littérature non occidental, le poète Rabindranath Tagore). L'intérêt qu'on porte à l'Inde depuis l'époque romantique pousse alors à la considérer dans sa tradition spirituelle mais aussi dans son actualité politique et, en retour, à récuser la supériorité de la culture occidentale, à dénaturaliser les savoirs occidentaux et à mettre en cause l'autarcie de la littérature nationale. Tel est l'objet central de ce livre : indiquer le mouvement par lequel la littérature et ta vie intellectuelle françaises se nourrissent d'apports étrangers, identifier les résistances que ce mouvement suscite et déjouer la manière habituellement très franco-française d'écrire l'histoire de la vie littéraire et intellectuelle nationale.
Ce manuel développe une théorie appliquée aux dispositifs, aux pratiques et aux langages des "médias informatisés". Véritable manuel à destination de ceux qui ont besoin d'analyser les écrits sur tout type d'écran (ordinateurs, téléphones portables, tablettes, etc.). L'objet de ce livre est donc là : fournir à ses lecteurs une gamme de notions et de pratiques pour analyser, avec rigueur, pertinence et justesse, les textes numériques tels qu'ils se donnent à nous. Les auteurs proposent une approche simple, claire et pertinente, destinée aussi bien aux étudiants, aux rédacteurs web et tout professionnel de la communication numérique.
Résumé : Du milieu du XVIIIe siècle à la fin du XXe siècle, l'Inde a exercé une fascination durable sur des écrivains anglais et français, mais aussi sur d'autres venus d'Allemagne, d'Italie, de Hollande, de Belgique, de Suisse, etc. Les actes de ce colloque, qui s'est tenu à l'Ecole Normale Supérieure Lettres & Sciences humaines de Lyon, du 2 au 4 juin 2005, proposent pour la première fois une approche comparatiste qui tire parti de l'apport de chercheurs et d'universitaires venus d'horizons variés : de France, d'Europe mais aussi d'Inde. Sans nier l'impact de l'impérialisme occidental sur les représentations de l'Inde à l'époque coloniale et postcoloniale, celles-ci ne sont pas toutes le reflet (ou le refoulement coupable) d'une situation de domination de l'Occident sur l'Orient. Prétexte à une mise en cause de la chronologie biblique par les philosophes des Lumières, source de rêverie et d'inspiration pour un certain nombre d'écrivains du XIXe siècle, mais aussi au XXe siècle, réservoir des sagesses ancestrales qui combleraient le désert occidental de la foi ou qui ferait éclater le cercle trop étroit d'une raison matérialiste, l'Inde fait l'objet, à chaque fois, d'un usage spécifique. C'est donc un objet multiple qu'on a cherché à éclairer, en tenant compte à la fois de l'historicité des différentes représentations de l'Inde, d'éventuelles particularités nationales, des spécificités de l'orientalisme indien dans le cadre du " discours orientaliste ", mais aussi d'écrivains contemporains qui, précisément en raison de leur biculturalité, mettent en échec une appréhension strictement nationale de la littérature et conservent à l'Inde, heureusement, sa part de mystère.
Aujourd'hui, l'intensification des circulations crée de nouvelles formes d'exclusion. Il parait donc important de réactualiser la notion de cosmopolitisme. Ce volume examine les voies ouvertes par la littérature depuis le XVIIIe siècle pour "décentrer le cosmopolitisme" en dépassant la tradition élitiste et européenne, dans laquelle on l'inscrit habituellement, et en mettant l'accent sur sa dimension politique et sociale. On y trouvera donc des réflexions consacrées à des lieux, des oeuvres et des pratiques qui ressaisissent la visée critique, voire émancipatrice, du cosmopolitisme. Ne sont pas oubliés non plus les écrivains, essayistes, journalistes et voyageurs, venus d'espaces culturels divers, qui ne se sont pas limités à parcourir le monde pour dire qu'ils s'en sentaient les citoyens, mais qui se sont aussi intéressés à ses marges culturelles et sociales. Ce qui apparaît ici, c'est un cosmopolitisme pluriel et "d'en bas" que la littérature reconfigure, parfois en lui donnant des lettres de noblesse paradoxales (éloge du vagabond, de l'exil ou de l'autodidaxie).
Cet ouvrage propose une histoire sociale du fascisme italien, de la prise du pouvoir de Mussolini en 1922 à l'effondrement en 1943. Il suit la mise en place progressive d'un régime totalitaire, la transformation de l'Etat, des mentalités, des cultures et l'organisation du consensus pendant les années 1930, jusqu'à la politique de répression en direction des minorités. L'auteure met en lumière l'enracinement du fascisme dans la société et son emprise sur la vie quotidienne des Italiens (paternalisme, conformisme, résistance, etc.). Elle retrace les contours de l'organisation de masse du Parti fasciste, le rôle majeur de la propagande, la surveillance et la répression exercée sur la population mais également les initiatives à destination de l'enfance, des jeunes, de la famille, des travailleurs, les moyens avec lesquels le régime assure la mobilisation de la population masculine tels que la milice et le sport notamment. Il s'agit d'un livre fondamental pour comprendre les héritages du fascisme et du populisme dans la société actuelle. Comme l'indique l'auteure dans l'introduction : " [...] il est nécessaire de revenir aux origines du fascisme italien [...] afin de mettre en lumière les phénomènes de continuité et de rupture et les héritages du fascisme dans la société du temps présent."
Puisant dans l'émerveillement que les dinosaures ont toujours suscité en nous, l'auteur retrace l'histoire de l'avancée des connaissances humaines en géologie, notre combat permanent pour comprendre la nature du temps géologique, la signification des fossiles et notre propre place dans le majestueux arbre de la vie. Plongez dans les temps reculés où les dinosaures régnaient sur la Terre pour découvrir comment ils ont accompli des prouesses inégalées au sein du règne animal. Percez les secrets des paléontologues pour trouver des fossiles. Creusez des questions aussi passionnantes et amusantes que u un bébé manchot est-il un dinosaure ? " et "en quoi les petits bras de T. rex sont-ils le secret de sa puissance et de sa férocité ? " Enfin, découvrez les dernières hypothèses sur la disparition brutale des dinosaures, et le parallèle saisissant entre leur situation et la nôtre. Les dinosaures, héros du temps est un ouvrage puissant et passionnant, qui nous rappelle combien notre place sur cette planète est à la fois précaire et potentiellement fugace.
Derrière le pourcentage élevé de bacheliers au sein d'une génération qui marque les progrès de l'instruction en France, se cachent des différences notoires résultant des mécanismes d'orientation et d'exclusion scolaires. Certains élèves qui ne sont pas jugés aptes à suivre la voie générale au lycée et qui sont donc évalués par rapport à une norme représentée en partie par les programmes de la classe de 3e sont inscrits dans les voies technologique et professionnelle, d'autres, les décrocheurs, ne sont déjà plus au rendez-vous, ils ont quitté l'école, découragés, lassés de la scolarité. Cet ouvrage s'intéresse à ces élèves différents et décrit, pour mieux les comprendre, les mécanismes d'exclusion scolaire et d'orientation par l'échec liés à la maitrise de la langue écrite. L'exclusion, explicite ou implicite, et la notion d'écart à la norme sont les deux volets centraux du questionnement. Les études présentées dans cet ouvrage concernent des lycéens soit orientés vers les filières technologique et professionnelle, soit en reprise d'études après un décrochage scolaire. Le point commun de ces élèves (exception faite du groupe témoin des élèves de troisième) est d'être, soit en situation d'orientation non choisie, soit en situation de difficulté scolaire, soit enfin en situation de raccrochage scolaire après une période de décrochage. Pour mieux comprendre les liens entre compétence scripturale et orientation, les auteures ont choisi d'opérer une comparaison entre des élèves issus de ces filières et des élèves de classe de 3e, non encore orientés vers telle ou telle filière. Cette caractérisation par la différence est une voie utile à une didactique de l'écriture appropriée, en classe de français comme dans les autres disciplines scolaires. Elle permet également d'aller plus avant dans la recherche de pistes didactiques applicables dans des situations individualisées destinées à des élèves en difficulté. L'ouvrage est organisé selon une triple perspective. La première partie est descriptive et elle donne à connaitre la population de ces lycéens "pas comme les autres" , leur quotidien en classe, leurs compétences, ce qu'en disent les recherches. La seconde porte sur ce qu'ils disent de l'écriture scolaire, sur ce qu'ils en pensent et en font. Leurs propos sont comparés à ceux d'élèves d'une classe de 3e hétérogène. La troisième partie présente des études de cas d'élèves décrocheurs en situation de raccrochage et porte sur leurs stratégies de réappropriation des apprentissages. Ces trois approches ont chacune pour but de donner à connaitre ces élèves dans leur relation avec l'écriture et ses pratiques dans le cadre de leur scolarité, ce qu'ils savent faire, et non plus seulement ce qu'ils ne savent pas faire, ce qu'ils pensent de l'école et des activités d'écriture qui leur sont proposées, ce qu'ils en attendent. Il s'agit donc de dépasser les classiques évaluations qui pointent leurs lacunes, par comparaison avec les performances d'élèves qui suivent un cursus général. Il s'agit aussi, par la multiplication des approches, de tenter non seulement de saisir la complexité du rapport à l'écriture, mais aussi, et notamment avec les études de cas d'élèves décrocheurs en reprise d'études, de mettre sur la voie d'approches didactiques adaptées à la réalité de la relation des jeunes en prise avec les exigences scolaires en matière d'écrit.
D'où viennent les ZAD (zones à défendre) ? Qu'est-ce que l'"autonomie politique" comme régime d'action ? En donnant à lire l'autonomie politique dans son contexte actuel puis s'appuyant sur une enquête menée en grande partie sur la ZAD Notre-Dame-Des-Landes, cet ouvrage analyse des occupations territoriales associant stratégie défensive et déploiement de formes de vie totales. Se plaçant en dehors du système marchand et capitaliste, l'autonomie politique défend jusque dans ses alliances les plus récentes avec l'écologie, l'idée que des formes politiques et sociales émergentes sont irréductibles et doivent résister à toute tentative de formalisation (notamment par la sociologie) ou d'institutionnalisation. L'étude menée par Sylvaine Bulle restitue l'épaisseur d'un monde, celui des ZAD, qui par sa nouveauté et sa radicale différence, échappe au regard de la sociologie classique et en questionne la posture. L'enquête permet d'identifier la diversité au sein des groupes autonomes et affinitaires, mais également les fondements normatifs, économiques d'un projet incarné spatialement et dont les grammaires sont structurées autour de principes : la non domination, la solidarité ainsi que le refus de toute extériorité renvoyant à l'Etat. Sylvaine Bulle tente une incursion dans ce que certains ont appelé la "zone du dehors", auprès d'acteurs qui bousculent l'ordre social jusqu'à la démarche sociologique même.