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La République des censeurs
Bricmont Jean
L'HERNE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782851974570
Présentation de l'éditeur II n'y a rien d'extrême à défendre les principes fondamentaux de toutes les constitutions démocratiques et à proclamer, comme le stipule l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (1789) que : "La libre communication des pensées et des opinions est l'un des droits les plus précieux de l'homme". La Cour européenne des droits de l'homme quant à elle considère que la liberté d'expression vaut aussi pour les opinions "qui heurtent, choquent ou inquiètent l'Etat ou une fraction de la population". Pour le Comité des droits de l'homme de l'ONU : "Les lois qui criminalisent l'expression d'opinions concernant des faits historiques sont incompatibles avec les obligations que le Pacte impose aux Etats parties en ce qui concerne le respect de la liberté d'opinion et de la liberté d'expression".
Extrait Sur la nature humaine, le changement social et la science Noam Chomsky entretien avec Jean Bricmont Introduction L'interview s'est faite par écrit et a commencé au cours de l'été 2001. Elle a donné lieu à quelques échanges avant d'arriver à la version finale. Elle comprend deux parties, l'une sur la politique, l'autre sur la philosophie et la science. Les questions sont numérotées, pour chaque partie, et comprennent des sous-questions. Le but de l'interview était de soulever un maximum d'objections aux idées de Chomsky, certaines venant «de droite», d'autres «de gauche». Les objections sont celles que celui qui pose les questions rencontre le plus souvent ; mais il ne faut rien en inférer concernant ses vues personnelles. Le style de l'interview se veut informel ; néanmoins quelques notes ont été ajoutées par l'éditeur pour donner certaines références au lecteur. Pour ce qui est de la partie politique, Jean Bricmont a commencé en écrivant à Chomsky : «Il me semble que de plus en plus de gens se rendent compte que les rapports sociaux actuels sont profondément injustes, et que la seule réponse que l'on entend dans le discours dominant est le fameux "TINA" de Mme Thatcher, "there is no alternative" - il n'y a pas d'alternative. Je sais bien que vous ne voulez pas décrire en détail une alternative ; néanmoins je pense qu 'il est important de donner des réponses aux différentes versions du "TINA ". C'est pourquoi j'essaierai ci-dessous de formuler les arguments en faveur de l'absence d'alternative aussi nettement que possible.» Les éditeurs
Résumé : Nul n'incarne mieux que Noam Chomsky la figure de l'intellectuel engagé. Depuis presque cinquante ans, sans jamais faire de compromis, il dénonce les excès du pouvoir, les mensonges des grandes entreprises, les abus de nos dirigeants. Dans cet essai lumineux, Jean Bricmont explique le travail et les méthodes de Chomsky. Quelles sont les responsabilités des intellectuels ? A qui parlent-ils ? Et surtout, comment peuvent-ils assurer leur indépendance face à ceux qui cherchent à les faire taire ?
Résumé : Peut-on vraiment comprendre la physique quantique ? Ce domaine étrange de la science où, dans sa version "orthodoxe" , une particule élémentaire peut passer en même temps en deux lieux éloignés l'un de l'autre, sauf si on l'observe. Schrödinger, pour critiquer cette version, a inventé une situation dans laquelle un chat peut être "à la fois vivant et mort" et Einstein, irrité par l'emphase mise sur la notion d'observation, demanda un jour à un collègue s'il pensait vraiment que la Lune n'était pas là quand personne ne la regarde. Devant le caractère apparemment paradoxal de la physique quantique, qui est néanmoins très bien confirmée par l'expérience, les physiciens ont plus ou moins abandonné l'idée de comprendre ce que cette théorie signifie. Jean Bricmont, se fondant sur les travaux de Louis de Broglie, de David Bohm et de John Bell, affirme que l'on peut comprendre rationnellement la physique quantique. De plus, il discute les positions philosophiques et les multiples mystifications qui font obstacle à cette compréhension.
Bricmont Jean ; Chomsky Noam ; Klein Naomi ; Morel
Il est vital de publier les textes de ceux qui mettent leur dignité d'être humain au service d'une réflexion qui rompt avec la spirale de la violence et de l'abrutissement. Noam Chomsky explique que " si le but des activistes sociaux est de réduire la probabilité d'autres atrocités et de faire progresser l'espoir de liberté, les droits humains et la démocratie, ils devraient intensifier leurs efforts pour examiner les facteurs de base qui se cachent derrière ces crimes-ci et d'autres crimes et se consacrer avec encore plus d'énergie aux causes justes et à la défense desquelles ils se sont déjà engagés. " Naomi Klein, elle, s'interroge sur le défi de l'activiste moderne : " Comment s'organiser contre une idéologie tellement vaste qu'elle n'a pas de pourtour, tellement douée d'ubiquité qu'elle semble nulle part ? Qu'est-ce qu'on empoigne quand une si grande partie de ce qui est puissant est virtuel - le cours de la monnaie, les prix des actions, la propriété intellectuelle et les accords commerciaux secrets ? "
Alain, les religions, la laïcité, l'antisémitisme Alain, philosophe athée, s'intéressait passionnément aux religions. C'est qu'il y voyait comme des miroirs, où l'humanité se projette et se reconnaît. Aussi en parle-t-il avec empathie et profondeur : je n'ai rien lu de plus beau sur les religions de la nature ("Pan"), de l'homme ("Jupiter") ou de l'esprit (judaïsme, christianisme). Et rien de plus juste, sur la laïcité. Mais comment celui qui écrivait qu'"il n'est permis d'adorer que l'homme" put-il tomber - tout en se le reprochant - dans l'antisémitisme que révèle son Journal inédit ? C'est ce que j'ai voulu essayer de comprendre.
Parmi les philosophes français contemporains, André Comte-Sponville occupe une place très particulière. Il fut une sorte d'éclaireur, sinon de pionnier. Par la simplicité et l'élégance de son écriture, par son souci de clarté, il a su rendre la philosophie accessible à un public élargi. La philosophie entendue stricto sensu. Car il est un philosophe à part entière, sorti des meilleures écoles, qui a construit au cours des années une philosophie ambitieuse et forte (en particulier morale), à travers divers ouvrages dont quelques traités. C'est l'un d'entre eux, sans doute le moins "technique", le Petit traité des grandes vertus, paru en 1995, qui lui assura une audience considérable, au-delà même de nos frontières.
L'anarchisme, au moins tel que je le comprends, est une tendance de la pensée et de l'action humaines qui cherche à identifier les structures d'autorité et de domination, à les appeler à se justifier, et dès qu'elles s'en montrent incapables, à travailler à les surmonter. Loin d'avoir "échoué", il se porte très bien. Il est à la source de beaucoup de progrès - très réels - des siècles passés, y compris depuis les années 1960-1970. Des formes d'oppression et d'injustice qui étaient à peine reconnues, et encore moins combattues, dans un passé récent, ne sont plus considérées aujourd'hui comme tolérables. C'est une réussite, pas un échec. N. C.
Le train ralentit et s'arrêta dans un grincement de douleur. Pendant un moment, on n'entendit plus rien que le crachotement de la mitraillette. C'est alors que, d'une voix forte el pleine d'angoisse, je m'exclamai : "Des bandits !" "Bandidos !" hurla la fille. "Bandidos !" répéta sa mère, et ce mot terrible se répercuta de wagon en wagon. S'ensuivit un mouvement de panique bouffonne. Tous les passagers de notre compartiment se jetèrent au sol, dans un méli-mélo de bras et de jambes. Seule la mère garda son sang-froid. Elle se leva et, méticuleusement, entreprit de placer ses trésors en lieu sûr. Elle enfouit une bague dans son chignon et, faisant fi de la pudeur, releva ses jupes pour dissimuler dans ses culottes un peigne perlé. Les charmantes demoiselles du compartiment voisin faisaient entendre des pépiements de détresse. Dans le couloir, les officiers s'affairaient, aboyant des ordres et se bousculant les uns les autres...