Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'os et le souffle. Les ancêtres porteurs de vie : le système social et cosmique des Paimboa (Nouvel
Bretteville Dominik
INALCO PRESSES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782858313129
L'os et le souffle" est le nom que se donne la "chefferie" kanak des Paimboa lors des discours cérémoniels propres aux funérailles et aux échanges rituels. Le sens de cette formule renvoie au grand oeuvre de la société consistant à transformer ses morts en ancêtres. Car dans les jardins, récolter des ignames requiert le concours des ancêtres ; à cette fin, il est nécessaire de convertir les morts récents en ancêtres. En étudiant les discours cérémoniels et le travail rituel, cet ouvrage se propose de comprendre une société qui n'oppose pas la nature à la culture, mais au contraire se prolonge dans l'univers, en particulier dans le monde végétal. C'est ainsi que les funérailles, parce qu'elles synchronisent la fin du cycle de vie humaine avec le cycle de l'igname, sont une remise en ordre social et cosmique, et un retour vers la vie. En cela, l'horticulture et les funérailles participent d'un vaste cycle rituel qui, en mobilisant la société, convoque aussi bien son héritage précolonial que des éléments adoptés de la mondialisation économique.
Résumé : Depuis les années 1980 et l'avènement du sans-frontiérisme, l'humanitaire s'est peu à peu laissé conquérir par la rationalité néolibérale. Ses missions reposent sur des principes nobles, mais présumés intangibles et nourris de représentations occidentales, qui ont fini par devenir un facteur d'inertie. Malgré une histoire associée aux droits de l'homme et à la démocratie, l'humanitaire, tel qu'il est pensé aujourd'hui, décontextualise les situations de souffrances, désactive la condition politique des personnes concernées et renonce à envisager la transformation sociale. Son glissement vers un humanitarisme néolibéral satisfait de lui-même, résultat d'une absence de regard critique sur sa propre doctrine, le rend toujours plus impuissant face à un système que rien ne semble pouvoir arrêter. Il devient urgent qu'émerge un nouveau paradigme combatif, radical, reconnaissant la valeur sociale et la politicité des populations touchées. Il est indispensable de repenser un humanitaire en synergie avec les mouvements sociaux et indigènes afin de contribuer à revitaliser la notion de progrès dans une logique d'émancipation, de justice sociale et du commun. Encourager l'humanitaire à entreprendre cette remise en question tout en sensibilisant le public à ces enjeux, telle est l'ambition de cet essai.
Longtemps considéré comme l'expression la plus noble de la solidarité, le secteur humanitaire bénéficie d'une aura morale rarement questionnée. Pourtant, derrière les récits de dévouement, se déploie une histoire bien plus ambivalente. S'appuyant sur une riche documentation et plus de vingt-cinq ans d'expérience de terrain, Bertrand Bréqueville déconstruit les grands mythes de l'humanitaire. Il montre comment celui-ci, loin d'être neutre, s'est façonné dans l'ombre des guerres, des empires coloniaux, de la guerre froide puis du néolibéralisme. Cette contre-histoire interroge les racines et les contradictions d'un système désormais au coeur des relations internationales et des logiques de pouvoir, et offre un éclairage essentiel sur la manière dont l'aide humanitaire est devenue un véritable marché, structuré par des rapports de force et des logiques de financement. Un essai lucide et salutaire, qui n'attaque pas l'humanitaire en bloc, mais en interroge les logiques profondes pour mieux penser ce qu'aider veut réellement dire.
Afin de comprendre ce qu'implique l'acte de traduire, il convient de déconstruire le processus dans tous ses états, car il s'avère essentiellement pluriel. Où traduit-on ? Les champs de l'édition, de la critique et de l'université se disputent une autorité qu'ils refusent aux traducteurs, priés de faire preuve de modestie et de rester transparents. Qui traduit quand on traduit ? Les acteurs de la traduction sont étrangement nombreux, qui interviennent non seulement sur le paratexte, mais dans le texte lui-même. Des conceptions obsolètes de la langue et de l'Ainsi Nommée Littérature imposent des choix qui concourent trop souvent à l'annexion de l'original. Que traduit-on quand on traduit ? Il est temps de dégager le traduire des déterminations linguistiques pour considérer l'objet à traduire dans tous ses états : texte, livre, marchandise. Une fois défini le "traduire" comme une opération fondamentalement littéraire, il convient de définir des méthodologies pour procéder à un transfert de socialité dans une opération unique. A chaque trace, indice et valeur doit correspondre dans le texte traduit une trace, un indice, une valeur. Y compris ce que révèlent les rythmes, la matérialité, l'histoire des Ainsi Nommées Littératures, trop souvent gommés.
Démons et fantômes, gui, comptent parmi les figures les plus marquantes de la culture chinoise, et continuent de hanter encore de nos jours la société de la Chine et de ses voisins. En faisant appel aux taxinomies bouddhiques médiévales, aux livres de morale pré-modernes, aux débats philosophiques chinois ou japonais, comme aux oeuvres littéraires ou aux enquêtes de terrain, ce premier volume de Fantômes dans l'Extrême-Orient d'hier et d'aujourd'hui essaye de préciser les contours des êtres qui, en Asie orientale, se rapprochent le plus de nos "fantômes" et autres "ghosts".