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Shakespeare a mal aux dents
Vrinat-Nikolov Marie ; Maurus Patrick
INALCO PRESSES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782858312443
Afin de comprendre ce qu'implique l'acte de traduire, il convient de déconstruire le processus dans tous ses états, car il s'avère essentiellement pluriel. Où traduit-on ? Les champs de l'édition, de la critique et de l'université se disputent une autorité qu'ils refusent aux traducteurs, priés de faire preuve de modestie et de rester transparents. Qui traduit quand on traduit ? Les acteurs de la traduction sont étrangement nombreux, qui interviennent non seulement sur le paratexte, mais dans le texte lui-même. Des conceptions obsolètes de la langue et de l'Ainsi Nommée Littérature imposent des choix qui concourent trop souvent à l'annexion de l'original. Que traduit-on quand on traduit ? Il est temps de dégager le traduire des déterminations linguistiques pour considérer l'objet à traduire dans tous ses états : texte, livre, marchandise. Une fois défini le "traduire" comme une opération fondamentalement littéraire, il convient de définir des méthodologies pour procéder à un transfert de socialité dans une opération unique. A chaque trace, indice et valeur doit correspondre dans le texte traduit une trace, un indice, une valeur. Y compris ce que révèlent les rythmes, la matérialité, l'histoire des Ainsi Nommées Littératures, trop souvent gommés.
Pechev Dimitar ; Vrinat-Nikolov Marie ; Todorov Tz
La Bulgarie fut, avec le Danemark, le seul pays d'Europe allié à l'Allemagne nazie dont la population juive n'a pas été déportée ni anéantie. Comment expliquer cette singularité?L'ensemble des textes ici réunis et traduits pour la première fois - documents contemporains aux événements, souvenirs écrits après les faits - montre comment l'intervention de la société civile, de l'Eglise, des partis politiques ou encore l'action parlementaire menée par le député Dimitar Péchev ont contribué à ce dénouement extraordinaire.Tzvetan Todorov reconstitue l'histoire avec ses nuances, interroge la concurrence des mémoires et met en lumière la "fragilité du bien". Pour que le bien puisse advenir, en un lieu et en un moment donnés, de nombreuses conditions sont requises; la moindre défaillance dans la chaîne peut faire échouer tous les efforts. Une fois introduit dans la vie publique, il semble que le mal se répande avec une grande facilité, tandis que le bien demeure difficile, rare, fragile. Et pourtant possible.
Résumé : Quand on est jeune, intrépide et insolent comme notre héros, quel avenir a-t-on dans la grisaille de la Bulgarie soviétique ? Aucun. Victor le sait et fuit avec joie rejoindre son père en Allemagne de l'Est où il pense y trouver la liberté et la réussite. Vite, il déchante : cette terre aussi est un enfer où son père dégringole. Seul le rock'n'roll permettra à Victor d'entrevoir un espoir pour échapper à la misère. Jamais à terre, toujours vibrant, tel est le destin de ceux qui n'en ont pas. A rebours d'un récit larmoyant sur une vie peu amène, Allemagne, conte obscène préfère faire rire que pleurer. Certes l'humour y est acerbe, car l'hostilité règne. Quand tout se ligue contre vous, l'humour devient une arme qui fait violence à la violence. Face à la corruption, à la médiocrité, aux bassesses des petits chefs, Victor passe en trombe et jamais ne s'effondre. Mordu par son mordant, le lecteur réalise que la liberté ne se donne pas, elle se prend.
C'est l'histoire d'un jardinier en Bulgarie, un homme né à la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui avait connu le communisme puis son effondrement. Un homme qui soignait son potager avec constance, qui guettait les bourgeons sur le point d'éclore, qui détachait délicatement des feuilles de menthe verte pour les disposer sur des tranches de tomates cueillies de sa main. Cet homme était le père du narrateur, qui vit un immense chagrin au moment de se retrouver orphelin. Comment dire à son père l'amour qu'on lui porte ? Comment devenir à son tour celui qui raconte les histoires et fait poindre de nouvelles racines ? Avec ce livre très attendu après Le pays du passé, Guéorgui Gospodinov nous invite à écouter la musique silencieuse de la pudeur des sentiments paternels et à observer quels sont les trésors véritables que l'on peut transmettre à son fils. Le grand écrivain bulgare nous offre le portrait délicat d'une relation à la fois unique et universelle, où les mots entrelacent l'amour et le souvenir, et continueront, comme les fleurs, de renaître à chaque printemps.
Avec cette méthode, vous acquerrez progressivement les bases du bulgare et pourrez, en quelques mois, comprendre les Bulgares et vous exprimer dans des situations de la vie courante. Vous verrez, c'est beaucoup moins difficile qu'il n'y paraît et vous serez vous-même étonné de vos rapides progrès.