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L'incompétence démocratique. La crise de la parole aux sources du malaise (dans la) politique
Breton Philippe
LA DECOUVERTE
23,00 €
Épuisé
EAN :9782707146274
Les démocraties modernes connaissent un profond malaise. Pourtant, les valeurs démocratiques restent très attractives, y compris dans l'espace privé. Pourquoi cet idéal théorique a-t-il donc tant de peine à s'incarner? Plus qu'une question de pertinence des institutions ou d'adhésion à des valeurs, la démocratie est d'abord une affaire de compétences pratiques, notamment dans le domaine de la parole et des relations avec autrui. A partir d'une expérience originale et de centaines d'observations de prises de parole, l'auteur fait un constat alarmant tous les milieux sociaux sont aujourd'hui affectés par un véritable déficit du point de vue du parlé démocratique. D'autres savoir-faire plus archaïques - ruse, séduction, domination, etc. - se substituent aux compétencesdéfaillantes. Philippe Breton explique ici l'origine de cette carence et montre comment la dissonance entre valeurs et pratiques engendre une forte violence sociale, de la défection individualiste aux nouvelles incivilités. Il dénonce la croyance issue des Lumières selon laquelle la culture et la Raison suffiraient à former des démocrates. Mais aussi l'idéal postmoderne d'"interactivité", qui sedéveloppe au détriment d'une véritable culture de l'intériorité, fondement méconnu de la liberté démocratique. L'auteur souligne aussi les difficultés de l'école à jouer son rôle dans le nécessaire apprentissage des compétences démocratiques. Et il propose enfin des pistes de réflexion pour que chacun puisse s'approprier ces compétences et mieux assumer, en pratique, sa citoyenneté.
Au terme d'un siècle marqué par plusieurs génocides et d'innombrables autres actes de violence contre des civils, une question reste en suspens: pourquoi certains hommes acceptent-ils d'être des "exécuteurs" de ces crimes, alors que d'autres le refusent? Après que de nombreux travaux ont été consacrés aux victimes, aux bourreaux et aux résistants, Philippe Breton identifie, dans ce livre, une nouvelle catégorie d'acteurs: les "refusants". En dépit de leur quasi-invisibilité - ils commentent rarement leur acte -, on trouve des refusants aussi bien parmi les SS durant la Seconde Guerre mondiale, parmi les génocidaires au Rwanda, dans les guerres du Viêt-nam ou d'Algérie, que parmi les kamikazes islamistes. N'évoquant aucune idéologie politique, religieuse ou même humaniste, ces personnes ne sont pas des résistants. Alors que les tueurs en appellent à la vengeance - bien plus qu'à la haine raciste ou à la nécessité d'obéir aux ordres - pour que s'exerce une "légitime justice", les refusants se révèlent imperméables à cet argument. Dès lors, une nouvelle question se pose: pourquoi, dans des contextes de crise extrême, certains sont-ils accessibles à la problématique de la vengeance et d'autres non? Grâce à une longue enquête, Philippe Breton apporte une contribution inédite aux débats sur les mécanismes de la violence, insistant sur l'importance que revêt encore aujourd'hui le principe de vengeance dans l'éducation et la culture de la plupart des sociétés humaines.
Les manipulations de la parole sont aujourd'hui monnaie courante dans les sociétés modernes, faisant peser sur elles une atmosphère de doute sinon de défiance à l'encontre de toute communication. Dans cette édition augmentée de son maître-livre, Philippe Breton nous aide à saisir quelles intentions et quelles finalités ont cours dans notre espace public. Les manipulations de la parole sont aujourd'hui devenues courantes dans les sociétés modernes. La démocratie, qui a placé la parole au centre de la vie publique, paraît menacée par la prolifération des techniques qui visent à nous contraindre, sans que nous nous en rendions compte, à adopter tel comportement ou telle opinion. La sensation diffuse de vivre dans un univers menteur n'est-elle pas à l'origine de formes nouvelles d'individualisme et de repli sur soi ? Toutes les méthodes de communication et de débat sont-elles bonnes dans un espace public qui se prétend démocratique ? Dans ce livre passionnant, Philippe Breton s'efforce de répondre à ces questions en décrivant les différentes techniques de manipulation qui saturent notre environnement, à partir de nombreux exemples pris dans les domaines de la politique, de la publicité, de la psychothérapie et de la communication. Proposant une analyse des faiblesses des sociétés modernes, il ouvre aussi quelques pistes pour redonner à la parole le rôle d'outil vivant de la démocratie. Il introduit notamment le concept original de liberté de réception, sans laquelle la liberté d'expression reste surtout la liberté des puissants. La parole manipulée a été couronné en 1998 par le prix de philosophie morale de l'Académie des sciences morales et politiques.
Cet ouvrage met en évidence les opportunités offertes par les MDD, tant pour les industriels (commercialisation en grande distribution, pouvoir de négociation renforcé...) que pour les enseignes (fidélisation client, avantage concurrentiel...). Il permet de bâtir une véritable stratégie MDD en répondant aux questions suivantes : Comment évaluer la pertinence d'une commercialisation sous la forme de MDD ? Comment créer une marque cohérente par rapport à l'enseigne ? Comment élaborer un marketing-mix adapté ? Comment coordonner des réseaux de compétences pluridisciplinaires (fabricants/distributeurs) ? Fondé sur l'expérience de l'auteur, expert du sujet, ce livre présente de nombreux cas d'entreprises et des interviews d'acteurs phares du secteur.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.