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La Fabrique des films
Breschand Jean
POLI POLITIQUE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782953454567
Alors que le cinéma s'expose régulièrement dans les muséesdepuis vingt ans en déclinant toutes formes de variations, cetteexposition envisage de rendre visible le contretype des films.Comment naît un film? Quelle écriture, quelles images,quelles voix rendent compte du projet? Quels documentsproduisent artistes et cinéastes pour se représenter leur travail,en suivre le chantier? Mais aussi quelles sont les faussespistes, les idées abandonnées, les collaborations impossibles?Comment un film change-t-il sans cesse d'aspect au cours desa genèse? En partenariat avec la Fondation nationale des artsgraphiques et plastiques, la Maison d'Art Bernard Anthoniozaccueille dix-huit artistes et cinéastes de pointligneplan.Chacun revient sur sa pratique pour en élucider un desmouvements, ressaisissant un fragment de film passé ou àvenir afin d'en révéler le cheminement, les traces et le devenir.Après plus de dix années d'un travail critique, d'édition et dediffusion de films au croisement du cinéma et de l'artcontemporain, pointligneplan expose les chantiers du cinémaaujourd'hui.
Le documentaire, aussi vieux que le cinéma, est un exercice difficile au regard de sa longue histoire et de sa grande diversité. L'auteur s'appuie sur des oeuvres de Lumière, Flaherty et Vertov ; J. Vigo, et son fameux point de vue documenté ; J. Ivens représentant d'un demi-siècle de documentaire ; ceux qui expriment leur créativité en passant du documentaire à la fiction : O. Welles, A. Cavalier, C. Akerman ; ceux pour qui la mémoire et l'histoire sont consubstantielles au genre : C. Marker, A. Resnais (Nuit et Brouillard), C. Lanzmann (Shoah) ; enfin des cinéastes contemporains tels J. van der Keuken, R. Depardon, R. Wiseman ou encore J. -L. Comolli et N. Philibert.
Breschand Jean ; Prodromides François ; Durançon J
Une légende veut qu'au XIe siècle une jeune femme soit devenue pape. Jean Breschand a découvert son histoire par hasard. Très intrigué, il a désiré en faire un film. L'écrire a duré plusieurs années. Au fil des versions, le film s'est dessiné, de plus en plus clair. Un processus d'écriture que l'on trouvera ici raconté en présentation au scénario. Avec en amorce, comme une fenêtre entrouverte pour faire entrer l'air du matin, une préface de Jean Durançon. Nous publions ici la version du scénario - avec synopsis, notes d'intention et de réalisation - telle que Jean Breschand et François Prodromidès l'ont soumise au Centre National du Cinéma (coupures et modifications ultérieures sont signalées). Ainsi le scéno-texte n'est-il pas seulement un outil/ou un moyen du film que celui-ci résorbe. Pas non plus son au-delà littéraire, plus noble. Structure tendue vers une autre structure, il donne à voir et à entendre. Nous le donnons à lire. A chacun de s'en emparer... De la vie errante qu'elle mène avec son père au couvent qui l'accueille - où elle devient une copiste talentueuse - et dont elle s'enfuit bientôt avec le jeune moine Fromentin, Jeanne ne cesse d'avancer... vers les jardins du Latran et la papauté à laquelle, contre toute attente, elle accédera. Un parcours jamais droit, une course juste et dangereuse. La Papesse Jeanne a reçu le prix Gérard Frot-Coutaz au festival de Belfort 2015.
Instrument incontournable du paysage musical contemporain, la harpe témoigne d'une activité foisonnante et investit les multiples mondes de la création. L'influence mutuelle entre compositeurs, musiciens et facteurs de harpe ne cesse d'ouvrir de nouveaux horizons et d'élargir la technique et l'expressivité de l'instrument. Grâce à la lutherie et aux progrès technologiques, il est désormais possible d'avoir accès à une gamme d'instruments très variée : harpes à pédales et harpes à leviers, mais aussi harpe chromatique, harpes électriques, harpe augmentée, harpe MIDI, favorisant les échanges entre des territoires musicaux très différents. Face aux questions évoquées régulièrement, ce livre fait le tour du paysage actuel de la harpe, en abordant l'instrument sous tous ses angles : organologie, écritures, notations, modes de jeu, gestes musicaux, répertoire. Les auteures s'attachent particulièrement à la description de l'écriture spécifique qui s'est développée et diversifiée aux XXe et XXIe siècles, illustrant leur propos de nombreux exemples musicaux. Outre des repères permettent de replacer l'évolution de la harpe dans un contexte musical et historique plus large, un répertoire des oeuvres ainsi qu'un index des compositeurs et des modes de jeu facilitent une recherche précise et ciblée. Cette seconde e ? dition augmente ? e rend compte des dernie`res avance ? es en matie`re de lutherie et inte`gre les oeuvres pour harpe les plus re ? centes.
Qu'ils soient rendus invisibles par les mécanismes de ségrégation urbaine ou qualifiés de «minorités visibles» par les institutions publiques chargées de la régulation des médias, les groupes sociaux les plus vulnérables au racisme semblent pris au piège de la dialectique du visible et de l'invisible. Appréhendée ainsi, la catégorie de «race» elle-même peut être conçue comme une «image persistante», une trace sédimentée des cultures coloniales qui aurait perduré en imprégnant les nombreuses médiations sociales et techniques qui se superposent au regard. L'enchevêtrement des régimes de visibilité et du racisme se manifeste à divers niveaux : dans les modes de production de l'information et de mise en récit du monde social, dans la distribution différenciée des espaces et temps sociaux, voire dans les techniques mêmes de production du champ visuel et perceptif, qui sont issues d'une histoire racialement marquée. C'est ce dernier aspect que ce dixième numéro de la revue Poli souhaite appréhender : penser la recomposition permanente du visible et de l'invisible à partir de la question de la production et reproduction technique de la «race». Ce numéro propose d'interroger les formes d'intensification du racisme permises par la technologie. Si le sens commun pare la technologie d'une aura de neutralité, sa conception et ses usages se trouvent toutefois configurés par les différents aspects de la conflictualité sociale. Aussi peut-on se demander dans quelle mesure la «race» n'est-elle pas le funeste fantôme dans la machine ?
Boudier Valérie ; Cervulle Maxime ; Coville Marion
Le septième numéro de la revue Poli – Politique de l’image porte sur la mise en scène et en discours des pratiques et gestes culinaires. Des jeux vidéo simulant la préparation de plats du quotidien aux émissions de télé-réalité où s’affrontent des chefs en herbe, en passant par la figuration des arts de la table dans les livres de cuisine, il s’agit d’interroger les représentations par lesquelles les gestes ordinaires de l’alimentation et de la cuisine s’offrent en tant que performances sensorielles, spectacles culturels, rituels politiques et techniques du corps. Ces représentations sont en effet traversées de tensions idéologiques qui rejouent et déplacent les anxiétés sociales, qu’elles aient trait aux régimes confessionnels, à la répartition des tâches domestiques, à l’hygiène corporelle ou aux frontières culturelles. Ce numéro s’attache ainsi à détailler les recettes médiatiques selon lesquelles se forment les imaginaires comestibles.