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Cinémas d'avant-garde
Brenez Nicole
CAH CINEMA
9,95 €
Épuisé
EAN :9782866424534
Les cinémas d'avant-garde sont riches d'une histoire aussi longue et dense que celle du cinéma tout court. Après avoir définit la notion même d'avant-garde et son origine, l'auteur dresse un panorama des pratiques et des discours cinématographiques, pose des jalons et caractérise les différentes avant-gardes "historiques". L'une de leurs constantes est l'invention formelle, la capacité à révolutionner les pratiques standardisées. Un autre versant, tout aussi fondamental est celui de l'engagement politique issu en droite ligne du vaste mouvement critique du siècle des Lumières. L'auteur tord le cou à bien des idées reçues: le cinéma expérimental serait élitiste et marginal alors qu'il explore, questionne et réinvente sans cesse les propriétés et les puissances du cinématographe quand le cinéma commercial ne reproduit que des recettes à succès. En ce sens c'est le cinéma commercial qui ne serait qu'une partie circonscrite et mineure de l'art du cinéma. La récente démocratisation des instruments de création facilite ces pratiques du cinéma d'avant-garde. Les cinéastes prennent l'initiative de s'auto produire et de mettre en commun le matériel technique nécessaire, et la formule provocatrice de Jean-Marie Straub en 1970, "le cinéma commencera quand l'industrie disparaîtra" résonne aujourd'hui d'un nouvel écho... Une filmographie et une bibliographie complètent l'ouvrage.
Aux antipodes du montage transparent élaboré par le cinéma traditionnel, se sont développées dans le champ du cinéma d'avant-garde des formes de montage qui affirment au contraire leur faculté à dissocier plutôt qu'à assembler, se dotant ainsi de vertus critiques à l'égard des totalités classiques. Nourrie notamment par la réflexion de Theodor W Adorno sur les concepts de dislocation et de dissonance en art, cette étude se propose d'interroger ces formes en ternes de passage dune esthétique positiviste à une esthétique de la négativité, soit le renversement de la totalité. de l'unité et de la continuité en leur exact contraire : le fragment, l'hétérogène et la discontinuité. Nous verrons comment les conceptions du montage mises au point dans les années 1920 par Sergueï M Eisenstein et Dziga Vertov sont repensées et prolongées par les cinéastes d'après 1945 (Stan Brakhage, Jonas Mekas, Paul Sharits. Peler Kubelka, Kurt Kren...) et comment se poursuit leur évolution jusqu'aux années 2001), chez des cinéastes et artistes aux approches aussi riches et variées que celles de Rose Lowder. Cécile Fontaine, Augustin Gimel. Philippe Grandrieux, Ange Leccia ou Peter Tscherkassky. Avec leurs films, le (dé)montage se propage à toutes les dimensions du cinéma (récit, figuration, structure, dispositif), illimitant les formes pour les ouvrir ainsi aux principes de non-fini et d'infini.
Cinéaste, écrivain, professeur de philosophie et d'études cinématographiques, Raymonde Carasco (1939-2009) est l'auteur d'une oeuvre considérable, dont la dimension filmique fut réalisée avec son époux Régis Hébraud. A l'horizon de son entreprise conjointement littéraire et filmique, Raymonde Carasco pose la recherche d'une " écriture du voir ". " Voir, de mes yeux voir, ce que c'est qu'écrire, ce que raconte l'écriture. Comment l'écriture raconte à partir d'un voir initial. Curiosité de cinéaste, d'enfant, enfant en écriture. Confronter mon voir et le voir d'Artaud. Hypothèse fondamentale : à l'origine de l'écriture, du texte, de la poésie, il y a un voir. "(R,C.) En mots,en images et en sons, de nouvelles formes descriptives émergent, ancrées dans la matérialité des présences et des mouvements, élaborant une alternative aux préemptions didactiques occidentales. Cet ouvrage, première monographie collective conçue sous l'égide de Régis Hébraud lui-même, retrace la richesse, la dynamique expérimentale et les enjeux d'un trajet créateur caractérisé par sa radicale indépendance. Il offre des textes inédits de Raymonde Carasco, une galerie iconographique choisie par Régis Hébraud, des études conduites par des spécialistes de la littérature, du cinéma et de l'ethnographie.
Didi-Huberman Georges ; Gili Marta ; Brenez Nicole
Résumé : "Une confiance d'enfant, une confiance qui va au-devant, espérante, qui vous soulève, confiance qui, entrant dans le brassage tumultueux de l'univers, devient un soulèvement plus grand, un soulèvement prodigieusement grand, un soulèvement extraordinaire, un soulèvement jamais connu, un soulèvement par-dessus soi, par-dessus tout, un soulèvement miraculeux qui est en même temps un acquiescement, un acquiescement sans borne, apaisant et excitant, un débordement et une libération, une contemplation, une soif de plus de libération, et pourtant à avoir peur que la poitrine ne cède dans cette bienheureuse joie excessive", Henri Michaux, L'Infini turbulent (1957).
Les Cahiers du cinéma poursuivent la réédition des textes essentiels d'André Bazin. Après le succès d'"Orson Welles", c'est aujourd'hui "Charlie Chaplin" qui reparaît dans la "Petite bibliothèque". La première édition de ce livre paru en 1972, au moment où Chaplin lui-même décida de remettre en circulation la totalité de son oeuvre, alors que nombreux films étaient invisibles depuis longtemps. Bazin, disparu depuis 1958, c'est François Truffaut qui eut l'initiative de cette édition. Il demanda alors à Eric Rohmer de compléter l'ouvrage en écrivant sur le dernier film que réalisa Chaplin en 1967 : "La Comtesse de Hong Kong". (...) "L'oeuvre de Chaplin, Bazin la connaissait comme sa poche, on s'en rendra compte en lisant ce livre, mais je puis y ajouter le merveilleux souvenir d'innombrables séances de ciné-clubs où j'ai vu Bazin présenter à des ouvriers, des séminaristes ou des étudiants Le Pèlerin, Le Vagabond ou d'autres "trois bobines" qu'il connaissait par coeur et qu'il décrivait par avance sans que l'effet de surprise en fût altéré ; Bazin parlait de Chaplin mieux que personne, et sa dialectique vertigineuse ajoutait au plaisir. (...) De quoi est fait Charlot, pourquoi et comment a-t-il dominé et influencé cinquante ans de cinéma - au point qu'on le distingue nettement en surimpression derrière le Julien Carette de La Règle du jeu, comme on distingue Henri Verdoux derrière Archibal de la Cruz, et comme le petit barbier juif qui regarde brûler sa maison dans Le Dictateur revit vingt-six ans plus tard dans le vieux polonais de Au Feu les pompiers de Milos Forman ? Voilà ce que Bazin a su voir et faire voir". (...)
Résumé : Cannes Cinéma est l'exceptionnel album de famille du plus grand festival de films du monde : le Festival de Cannes. Dès la première édition du Festival en 1939 et jusqu'à aujourd'hui, trois générations de photographes, les Traverso, ont immortalisé les plus belles stars - de Grace Kelly à Penélope Cruz - et les plus grands réalisateurs - de Louis Lumière à Quentin Tarantino. De la spontanéité des scènes de plage prises sur le vif dans les années 1960 au glamour des poses sur tapis rouge des années 2000, Cannes Cinéma raconte l'évolution du Festival, mais aussi celle du cinéma, à travers quelque 550 photographies. Chacune de ces images est accompagnée d'un texte de Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque française. Celui-ci raconte de l'intérieur, avec chaleur et humour, les anecdotes et la grande histoire, les chefs-d'oeuvre et les scandales qui ont fait le Festival.
Résumé : Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture. Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma. Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des "trucs", des procédés très pratiques. Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler. Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles..., qu'il est toujours permis de commettre. Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, A travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.