Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Raymonde Carasco et Régis Hebraud à l'oeuvre
Brenez Nicole ; Maury Corinne
PU PROVENCE
20,00 €
Épuisé
EAN :9791032000502
Cinéaste, écrivain, professeur de philosophie et d'études cinématographiques, Raymonde Carasco (1939-2009) est l'auteur d'une oeuvre considérable, dont la dimension filmique fut réalisée avec son époux Régis Hébraud. A l'horizon de son entreprise conjointement littéraire et filmique, Raymonde Carasco pose la recherche d'une " écriture du voir ". " Voir, de mes yeux voir, ce que c'est qu'écrire, ce que raconte l'écriture. Comment l'écriture raconte à partir d'un voir initial. Curiosité de cinéaste, d'enfant, enfant en écriture. Confronter mon voir et le voir d'Artaud. Hypothèse fondamentale : à l'origine de l'écriture, du texte, de la poésie, il y a un voir. "(R,C.) En mots,en images et en sons, de nouvelles formes descriptives émergent, ancrées dans la matérialité des présences et des mouvements, élaborant une alternative aux préemptions didactiques occidentales. Cet ouvrage, première monographie collective conçue sous l'égide de Régis Hébraud lui-même, retrace la richesse, la dynamique expérimentale et les enjeux d'un trajet créateur caractérisé par sa radicale indépendance. Il offre des textes inédits de Raymonde Carasco, une galerie iconographique choisie par Régis Hébraud, des études conduites par des spécialistes de la littérature, du cinéma et de l'ethnographie.
Les cinémas d'avant-garde sont riches d'une histoire aussi longue et dense que celle du cinéma tout court. Après avoir définit la notion même d'avant-garde et son origine, l'auteur dresse un panorama des pratiques et des discours cinématographiques, pose des jalons et caractérise les différentes avant-gardes "historiques". L'une de leurs constantes est l'invention formelle, la capacité à révolutionner les pratiques standardisées. Un autre versant, tout aussi fondamental est celui de l'engagement politique issu en droite ligne du vaste mouvement critique du siècle des Lumières. L'auteur tord le cou à bien des idées reçues: le cinéma expérimental serait élitiste et marginal alors qu'il explore, questionne et réinvente sans cesse les propriétés et les puissances du cinématographe quand le cinéma commercial ne reproduit que des recettes à succès. En ce sens c'est le cinéma commercial qui ne serait qu'une partie circonscrite et mineure de l'art du cinéma. La récente démocratisation des instruments de création facilite ces pratiques du cinéma d'avant-garde. Les cinéastes prennent l'initiative de s'auto produire et de mettre en commun le matériel technique nécessaire, et la formule provocatrice de Jean-Marie Straub en 1970, "le cinéma commencera quand l'industrie disparaîtra" résonne aujourd'hui d'un nouvel écho... Une filmographie et une bibliographie complètent l'ouvrage.
Le remploi d'archives est une puissance filmique de tout premier ordre, non seulement par Le territoire d'inventivité et de renouvellement formels que ce geste de création ne cesse de creuser, mais aussi parce qu'il engage une possibilité essentielle du medium. Le présent texte s'efforce de montrer la singularité et l'acuité de cette pratique telle qu'elle est développée dans trois films contemporains : X+ (2010) de Maryléne Negro, The Uprising (2012) de Peter Snowdon et Pays Barbare (2013) de Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi. Ces films sont appréhendés dans leur capacité à mettre en évidence une matérialité (fragments, rythmes) et des modalités de mise en oeuvre (traduction, dialogisme, répétition) propres au médium cinématographique. Pensée à l'aune de son surgissement, l'archive se présente dans ses dimensions indissociablement poétiques et politiques, ouvrant dans L'ordre de l'expression filmique des espaces utopiques qui confrontent le présent à son propre devenir.
Résumé : "Artaud, le Mexique, le Peyolt." En 2009, à l'âge de 70 ans, disparaissait Raymonde Carasco, une professeur de philosophie et documentariste. Elle a pourtant déroulé une vie extraordinaire sous le signe d'Antonin Artaud et des Tarahumaras, ces Indiens du Mexique initiés au Peyolt. En 1976, cette enseignante de l'esthétique au cinéma se rend au Mexique pour les retrouver et peut être récolter des indices sur le passage du poète qu'elle admire. Mais c'est elle qu'elle va surtout trouver. Durant un quart de siècle, à l'occasion de longs séjours, parfois périlleux, elle tisse des liens avec les Tarahumaras et leurs sorciers, s'initie au Peyolt et se familiarise à des modes de pensée qui lui étaient totalement étrangers, jusqu'à être reconnue comme une des leurs par les derniers chamans : elle a atteint selon son expression, "le bleu du ciel". Son travail cinématographique fait l'objet de réactions passionnées. Il restait aussi des carnets qui font trace de cette impressionnante transformation intérieure et même spirituelle, et qui se lisent comme un roman d'aventures ou un récit de voyage, dans une langue précise, lumineuse et sensible.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.