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Capitalisme et progrès social
Brender Anton
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782348057557
Dans les pays les plus avancés, le progrès social est en panne. Face à la montée presque générale des inégalités, face à la stagnation des revenus d'une large partie de leurs populations, face aussi aux dommages de plus en plus visibles causés à la planète par leur développement passé, ce constat s'impose. En attribuer la faute au capitalisme, sur lequel ce développement s'est fondé, serait pourtant une erreur : il n'est pas plus responsable de la panne actuelle qu'il ne l'a été hier des progrès accomplis. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les populations occidentales ont connu une amélioration, profonde et largement partagée, de leurs conditions de vie, parce que, au terme d'une longue et tumultueuse histoire, elles ont réussi à maîtriser la force productive du capitalisme. Les années 1980 ont toutefois été celles du triomphe de l'idéologie libérale : face à la mondialisation et aux changements techniques qui s'esquissent alors, les sociétés occidentales auraient dû redoubler d'efforts pour rester dans un rapport de forces favorable avec le capitalisme. Elles ont préféré laisser faire. Après quarante ans de dérive, est-il trop tard pour reprendre la barre ?
Résumé : Alternatives économiques : " Éloge de l'efficacité collective. [...] Le propos d'Anton Brender est simple et fort : la mondialisation réduit le pouvoir des États et met à mal la cohésion sociale. Face à ce défi, il ne faut pas tomber dans le piège libéral et rechercher la compétitivité dans l'exacerbation de la concurrence entre individus. Il faut au contraire renforcer la solidarité si l'on veut assurer la compétitivité de notre territoire et préserver sa richesse. " Le Nouvel Économiste : " Dans une préface subtilement laudative, Dominique Strauss-Kahn écrit que son grand mérite est de mettre en cause les idées reçues. On ne peut que s'associer à ce jugement. Voilà un livre intelligent, agréable à lire, qui rappelle que la richesse repose sur le progrès technique, l'investissement et la volonté d'une société d'agir et de maintenir sa cohésion sociale. "
Brender Anton ; Théodore Jean-François ; Lorenzi J
Taux d'intérêt à long terme très bas, abondance de liquidités, bulles immobilières... Le tableau est sans équivoque : l'économie mondiale qui, hier encore, redoutait de manquer d'épargne, présente aujourd'hui tous les symptômes d'une situation où celle-ci est en excès. Toutefois, les systèmes financiers comme les politiques publiques sont loin d'être également capables d'en favoriser la mobilisation. Du coup, l'épargne circule d'un bout à l'autre de la planète pour n'être utilisée que là où l'on peut et veut l'emprunter. Pourrait-on mieux tirer parti de cet effort d'épargne et faire de celle-ci un moteur de la croissance et de l'innovation, plutôt qu'un frein au progrès de l'activité, comme c'est actuellement le cas en Europe ? Cette question constitue le dossier central de cet ouvrage qui présente également la synthèse des thèmes qui ont fait l'actualité de cette année, synthèse tirée des chroniques quotidiennes du Cercle des économistes sur Radio Classique.
La crise de la finance globalisée a été lourde de conséquences pour les Etats des pays développés. Afin d'éviter un effondrement de l'activité, ils ont accepté, à la fin des années 2000, de laisser leurs déficits budgétaires se creuser. Ce faisant, ils ont aussi jeté les germes d'une autre crise, celle des dettes souveraines. Avec un endettement souvent important et des perspectives de croissance à long terme faibles, ces Etats doivent à présent enrayer la hausse du poids de leur dette s'ils ne veulent pas que leur solvabilité soit mise en doute. Mais ils ne peuvent le faire rapidement sans freiner dangereusement l'activité. Face à ce dilemme, le Japon et les Etats-Unis ont choisi de privilégier le retour à la croissance, les Etats de la zone euro le retour à l'équilibre budgétaire. Quels sont les risques pris par chacun, mais aussi ses marges de manoeuvre? A ces enjeux s'en ajoute un autre: les dettes de ces Etats jouent un rôle central dans le système monétaire et financier international. Si, demain, elles perdent leur statut "d'actif sans risque", comment le fonctionnement de ce système sera-t-il affecté? La crise des dettes souveraines n'a pas fini de faire parler d'elle...
Résumé : La finance a mauvaise presse. Ses dérives et ses excès sont dénoncés, souvent à juste titre. Mais un système financier efficace est aussi nécessaire au fonctionnement de l'économie réelle. Finance et monnaie sont liées. En effet, dans une économie moderne, la monnaie est créée par les banques : les dépôts dont nous nous servons chaque jour pour nos paiements sont la contrepartie des crédits bancaires. Les banques centrales parviennent plus ou moins bien à réguler ce système, mais elles ne décident pas des crédits qui seront accordés : savoir qui pourra emprunter et pour faire quoi dépend des banques et autres institutions financières. L'enjeu est très important pour une économie : de la bonne allocation des capitaux dépendent la compétitivité et la croissance. Or les mécanismes qui permettent d'apprécier les risques des prêts accordés, comme ceux qui font ensuite circuler ces risques, dotent chaque pays de "canaux de financement" très différents. Certains pays, les Etats-Unis, l'Espagne, ont "aspiré" le trop-plein d'épargne dégagé par d'autres, la Chine, l'Allemagne. Laissée à elle-même, la finance a alors fait des dégâts considérables et gâché beaucoup d'épargne. En tirer les leçons est essentiel. Un potentiel d'épargne important subsiste dans l'économie mondiale : pour le mettre au service de l'économie réelle, les Etats doivent faire évoluer l'architecture de la finance et la surveiller mieux.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.