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La France face à la mondialisation. 4e édition
Brender Anton ; Strauss-Kahn Dominique
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707142726
Alternatives économiques : " Éloge de l'efficacité collective. [...] Le propos d'Anton Brender est simple et fort : la mondialisation réduit le pouvoir des États et met à mal la cohésion sociale. Face à ce défi, il ne faut pas tomber dans le piège libéral et rechercher la compétitivité dans l'exacerbation de la concurrence entre individus. Il faut au contraire renforcer la solidarité si l'on veut assurer la compétitivité de notre territoire et préserver sa richesse. " Le Nouvel Économiste : " Dans une préface subtilement laudative, Dominique Strauss-Kahn écrit que son grand mérite est de mettre en cause les idées reçues. On ne peut que s'associer à ce jugement. Voilà un livre intelligent, agréable à lire, qui rappelle que la richesse repose sur le progrès technique, l'investissement et la volonté d'une société d'agir et de maintenir sa cohésion sociale. "
Une partie de bras de fer est engagée depuis plus de deux siècles entre les démocraties et le capitalisme : l'aspiration des hommes à vivre mieux s'oppose à la recherche du profit. Le progrès social que les sociétés "avancées" ont connu est issu de ce bras de fer. A la fin du siècle dernier, toutefois, nos sociétés ont baissé les bras. Non seulement, elles ont laissé le capitalisme de plus en plus livré à lui-même mais elles ont aussi négligé d'entretenir les infrastructures sociales (l'hôpital, l'école, la police, la justice...) qu'elles avaient mises en place et qui traduisent le prix élevé qu'elles ont voulu donner à la vie humaine. Dans un monde de plus en plus conflictuel, ces dérives doivent être enrayées si nous ne voulons pas voire notre cohésion sociale exploser. Poser sur l'avenir un regard moins myope devrait suffire à nous persuader qu'il faut maintenant réagir non pas en entravant le capitalisme ou en cherchant la décroissance mais en nous appuyant, comme hier, sur son dynamisme pour pouvoir à nouveau investir dans nos infrastructures sociales et réduire les inégalités. Cela passe par une réhabilitation du rôle de l'Etat et de l'action publique. Pour y parvenir, il nous faut retrouver notre capacité à débattre et à vouloir ensemble". A. B.
Brender Anton ; Théodore Jean-François ; Lorenzi J
Taux d'intérêt à long terme très bas, abondance de liquidités, bulles immobilières... Le tableau est sans équivoque : l'économie mondiale qui, hier encore, redoutait de manquer d'épargne, présente aujourd'hui tous les symptômes d'une situation où celle-ci est en excès. Toutefois, les systèmes financiers comme les politiques publiques sont loin d'être également capables d'en favoriser la mobilisation. Du coup, l'épargne circule d'un bout à l'autre de la planète pour n'être utilisée que là où l'on peut et veut l'emprunter. Pourrait-on mieux tirer parti de cet effort d'épargne et faire de celle-ci un moteur de la croissance et de l'innovation, plutôt qu'un frein au progrès de l'activité, comme c'est actuellement le cas en Europe ? Cette question constitue le dossier central de cet ouvrage qui présente également la synthèse des thèmes qui ont fait l'actualité de cette année, synthèse tirée des chroniques quotidiennes du Cercle des économistes sur Radio Classique.
Chaque année, le quart du PIB mondial est produit aux Etats-Unis par une population qui représente moins de 5% de celle de la planète. Le rapprochement de ces deux chiffres donne une idée de la puissance de l'économie américaine. Elle n'est d'ailleurs pas seulement la plus productive des grandes économies développées, elle est aussi celle où s'inventent en permanence de nouveaux produits, de nouveaux services comme de nouvelles façons de produire. Pourtant, son efficacité et sa capacité d'innovation ne parviennent plus à masquer un dysfonctionnement inquiétant : depuis les années 1970, l'économie américaine peine de plus en plus à produire... du progrès social. Pire même, depuis une vingtaine d'années, les signes de régression se multiplient. Comment s'explique cette situation paradoxale ? Ce livre propose un survol de l'histoire et des structures de l'économie américaine qui éclaire les problèmes auxquels elle est aujourd'hui confrontée.
La crise de la finance globalisée a été lourde de conséquences pour les Etats des pays développés. Afin d'éviter un effondrement de l'activité, ils ont accepté, à la fin des années 2000, de laisser leurs déficits budgétaires se creuser. Ce faisant, ils ont aussi jeté les germes d'une autre crise, celle des dettes souveraines. Avec un endettement souvent important et des perspectives de croissance à long terme faibles, ces Etats doivent à présent enrayer la hausse du poids de leur dette s'ils ne veulent pas que leur solvabilité soit mise en doute. Mais ils ne peuvent le faire rapidement sans freiner dangereusement l'activité. Face à ce dilemme, le Japon et les Etats-Unis ont choisi de privilégier le retour à la croissance, les Etats de la zone euro le retour à l'équilibre budgétaire. Quels sont les risques pris par chacun, mais aussi ses marges de manoeuvre? A ces enjeux s'en ajoute un autre: les dettes de ces Etats jouent un rôle central dans le système monétaire et financier international. Si, demain, elles perdent leur statut "d'actif sans risque", comment le fonctionnement de ce système sera-t-il affecté? La crise des dettes souveraines n'a pas fini de faire parler d'elle...
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.