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Napoléon et la guerre d'Espagne . 1808-1814
Brégeon Jean-Joël
PERRIN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782262020361
Les Espagnols l'appellent la guerre d'Indépendance (1808-1814); elle est l'acte fondateur de l'Espagne contemporaine. Pour les Français, la guerre d'Espagne constitue, avec la campagne de Russie, le revers majeur de Napoléon Ier. Pendant près de sept ans, 300 000 impériaux affrontent des armées et des guérillas soutenues et entraînées par les Britanniques. Devenu roi d'Espagne par la volonté de son frère, Joseph Ier sera un vrai roi d'Yvetot, incapable de conquérir son royaume. Quant aux maréchaux de Napoléon, ils se taillent des vice-royautés; mais, loin de l'Empereur, ils feront presque tous la démonstration de leurs limites. Cette étude se veut une synthèse donnant une part aussi belle au versant espagnol qu'au versant français - avec ce souci particulier de bien rendre compte d'une période de l'histoire espagnole trop méconnue en France. Nombre de malentendus et de heurts, jusqu'à notre époque, tiennent à cette tragédie dénoncée par Goya dans ses terribles Désastres de la guerre.
Résumé : Au coeur de l'Afrique, loin des capitales coloniales, l'Oubangui-Chari, qui connut plus tard une douteuse célébrité sous le règne de Bokassa Ier, était la "Cendrillon de l'Empire". Durant soixante-dix ans, de la fondation du premier poste français à l'indépendance en 1958, quelques poignées d'administrateurs ont géré ce territoire du bout du monde, resté sans emploi dans l'aventure coloniale après l'échec de Fachoda et de la course au Nil. Comme le montre l'étude d'archives inédites que complètent les nombreux témoignages rassemblés par l'auteur, ces représentants d'une lointaine métropole ont eu à surmonter bien des difficultés : l'isolement, aggravé par la barrière linguistique; la solitude dans la brousse, surtout avant l'avion et la T.S.F.; le dénuement imposé par un budget dérisoire; la pression exercée par de puissantes compagnies privées au "temps maudit des concessions"; les excès conduisant au "travail forcé" dans une région marquée par une tradition séculaire de traite négrière. D'abord recrutés sur le tas, puis formés à l'Ecole coloniale, ces administrateurs sont le bras séculier de la République. Lorsqu'ils ne succombent pas à la "congolite" ou au "despotisme du broussard"- dénoncé par André Gide, par Albert Londres et, férocement, par Louis-Ferdinand Céline, voyageur "au bout de la nuit" - ce sont des hommes de devoir, parfois animés d'une réelle volonté de progrès comme Auguste Lamblin ou Félix Eboué. Ils conduisent peu à peu les populations dont ils ont la charge sur le chemin qui mène de l'assujettissement à l'apprentissage de la démocratie, de concert, à partir de 1946, avec le député Barthélemy Boganda qui sera le premier président de la République Centrafricaine. Par petites touches, à travers portraits et anecdotes, se dégage l'image d'une réalité complexe, vécue à un moment de l'histoire par les détenteurs d'un pouvoir éphémère.
Résumé : La campagne de France ne dura que deux mois, du 25 janvier au 30 mars 1814, et se déroula dans un vaste quadrilatère devant Paris, entre Oise, Marne, Aube et Seine. Elle fut pourtant fatale à Napoléon qui, au bout du compte, abdiqua à Fontainebleau le 6 avril. Bien que réduit à des forces dix fois inférieures à celles des coalisés - Autrichiens, Britanniques, Prussiens, Russes et Suédois -, Napoléon use de tout son talent stratégique pour mettre en difficulté l'invasion. Les victoires de Montmirail, Champaubert, Montereau, Reims sont émaillées d'actes de bravoure et de sacrifices hors du commun. Au-delà du récit de ces épisodes de guerre, l'auteur s'attache à développer les enjeux politiques et diplomatiques de cette ultime campagne de l'Empire français. La parole est également donnée à une douzaine de grands témoins ou d'acteurs majeurs qui relatent leur expérience vécue. Un livre vif et pénétrant.
Résumé : Aux yeux de générations de Français, Charles de Montpensier, duc de Bourbon et connétable de France, a fait figure de traître. Ce grand féodal avait trahi François Ier après l'avoir brillamment servi à Marignan, et, passé du côté des ennemis de la France - Charles Quint, Henri VIII -, il avait contribué à la défaite et à la capture de son souverain à Pavie en 1525. Enfin, suprême infamie, il avait mené ses bandes de soudards jusqu'à Rome, leur promettant le pillage de la Ville éternelle. Lui-même avait péri en montant à l'assaut, en 1527. L'histoire du connétable de Bourbon a toutes les allures d'une tragédie. Fermement éduqué par sa belle-mère Anne de Beaujeu, fille de Louis XI, promu par son mariage à la tête du dernier grand-duché susceptible de contrarier la construction de l'Etat capétien, Bourbon avait un goût irrésistible et un très grand talent pour la guerre. Ses qualités indisposèrent François Ier, qui, pour plaire à sa mère la cupide Louise de Savoie, ordonna la saisie des domaines bourboniens. L'affaire était jugée d'avance et le connétable le comprit si bien qu'il se jeta dans une aventure politique qu'il ne put maîtriser. Admirable chef de guerre, grand féodal imbu des valeurs de son ordre, le connétable de Bourbon affronta un destin cruel qui fait de lui le grand maudit du XVIe siècle français et européen.
Résumé : Jean-Joël Brégeon s'est gardé de raconter une fois de plus l'expédition de 1798. Celle-ci, largement connue, est naturellement présente, mais comme toile de fond. Après avoir montré l'intérêt que la France portait depuis longtemps à l'Egypte -c'est une partie importante de son livre- l'auteur s'est attaché à décrire la vie quotidienne des Français, militaire et civile, pendant les trois années d'occupation, et leurs rapports avec les Arabes. Ainsi voit-on évoluer officiers et soldats, marchands, fonctionnaires et savants, aux prises avec les multiples problèmes posés par un long séjour dans un pays totalement étranger à tout ce qu'ils pouvaient connaître : climat, religion, m?urs, culture, alimentation, déplacements, santé, amours, habillement, sécurité, mal du pays. Jean-Joël Brégeon ne manque pas de suivre les tribulations de la "Commission scientifique" : deux cents civils chargés d'étudier le pays, ses antiquités -c'est la naissance de l'égyptologie-, sa géographie, ses traditions, et de réfléchir sur l'avenir, une fois le pays définitivement soumis. Jean-Joël Brégeon montre enfin comment l'"Egypte française" survit au dernier soldat rembarqué. La France sera encore présente avec ses renégats, ses archéologues, ses perceurs de canal... et les graffiti commis par les soldats de Napoléon.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.