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LE CONNETABLE DE BOURBON. Le destin tragique du dernier des grands féodaux
Brégeon Jean-Joël
PERRIN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782262013400
Aux yeux de générations de Français, Charles de Montpensier, duc de Bourbon et connétable de France, a fait figure de traître. Ce grand féodal avait trahi François Ier après l'avoir brillamment servi à Marignan, et, passé du côté des ennemis de la France - Charles Quint, Henri VIII -, il avait contribué à la défaite et à la capture de son souverain à Pavie en 1525. Enfin, suprême infamie, il avait mené ses bandes de soudards jusqu'à Rome, leur promettant le pillage de la Ville éternelle. Lui-même avait péri en montant à l'assaut, en 1527. L'histoire du connétable de Bourbon a toutes les allures d'une tragédie. Fermement éduqué par sa belle-mère Anne de Beaujeu, fille de Louis XI, promu par son mariage à la tête du dernier grand-duché susceptible de contrarier la construction de l'Etat capétien, Bourbon avait un goût irrésistible et un très grand talent pour la guerre. Ses qualités indisposèrent François Ier, qui, pour plaire à sa mère la cupide Louise de Savoie, ordonna la saisie des domaines bourboniens. L'affaire était jugée d'avance et le connétable le comprit si bien qu'il se jeta dans une aventure politique qu'il ne put maîtriser. Admirable chef de guerre, grand féodal imbu des valeurs de son ordre, le connétable de Bourbon affronta un destin cruel qui fait de lui le grand maudit du XVIe siècle français et européen.
Résumé : Pour les Espagnols, ce fut la guerre d'Indépendance, fondatrice de l'Espagne contemporaine. Pour la France impériale, ce fut la guerre de trop, celle que ses généraux et leur chef ne savaient pas faire et ne pouvaient pas gagner contre toute une population. Durant six années, les meilleures troupes s'usèrent, au prix d'atrocités de part et d'autre, contre une guérilla soutenue par les Anglais de Wellington. Jamais Joseph Bonaparte, roi d'Espagne par la grâce de son frère, ne pourrait conquérir son royaume. Ce terrible conflit est présenté autant du côté espagnol que du côté français, et dans tous ses aspects, dont le moindre n'est pas la pénétration des idées libérales dans la péninsule.
La fascination française pour l'Egypte doit beaucoup à l'expédition menée entre 1798 et 1801. Jean-Joël Brégeon décrit la vie quotidienne des Français, militaire et civile, pendant les trois années d'occupation, et leurs rapports avec les Arabes. Ainsi voit-on évoluer officiers et soldats, marchands, fonctionnaires et savants dans un pays étranger à tout ce qu'ils pouvaient connaître: climat, religion, m?urs, culture, alimentation, déplacements, santé, amours, habillement, sécurité, mal du pays. On suit les tribulations de la "Commission scientifique": deux cents civils chargés d'étudier le pays, ses antiquités - c'est lanaissance de l'égyptologie -, sa géographie, ses traditions. C'est une "Egypte française" qui naît à ce moment. Biographie: Historien, Jean-Joël Brégeon a notamment publié Le Connétable de Bourbon, le destin tragique du dernier des grands féodaux, et Kléber, le dieu Mars en personne. Pour L'Egypte de Bonaparte, il a reçu le prix Diane Potier-Boès décerné par l'Académie française.
La Révolution française n'est pas un concept mais un évènement ou plutôt une suite de faits, sans logique préalable, sans détermination. Outre qu'ils sont têtus, les faits sont singuliers, chacun porte la marque de sa spécificité. Qu'ils s'inscrivent ensuite dans un "continuum" ne se discute pas mais l'enchaînement doit être pensé en retrait, avec sa part d'aléas. La Révolution est donc une suite de "journées" qui sont autant d'affrontements ou de points de rupture. En voici trente. Beaucoup se sont passées à Paris et à Versailles, dans un "espace-temps" exigu ; d'autres sont des batailles... Chacune est présentée de manière clinique, sans jugements de valeurs. Viennent ensuite des commentaires, contradictoires forcément. Ils sont portés par des témoins, des acteurs et des historiens. Leur exposition souligne la complexité de cette décennie capitale, 1789-1799, durant laquelle s'inventa la France actuelle.
L'année 1812 s'inscrit au nombre de ces temps décisifs qui précipitent l'histoire. Pour l'Empire français, ce fut le commencement de la fin. Au faîte de sa puissance, Napoléon régente le continent. En mai, à Dresde, presque toute l'Europe lui fait la cour. En décembre, tout est joué. Il vient de perdre la plus grande armée jamais réunie et doit regagner Paris pour faire face à un nouvel assaut. Mais 1812, ce n'est pas seulement l'incendie de Moscou et la. Berezina. C'est aussi la vie tranquille, loin de la guerre, pour des illustres - Beethoven, Chateaubriand, Hegel - et des millions d'inconnus. C'est encore l'éveil des peuples, des sentiments nationaux, en Pologne, en Espagne, en Allemagne, en Russie, en Italie... Les arts, les lettres, la philosophie se mêlent à la politique et donnent des chefs-d'oeuvre. 1812 est l'année de Goethe, de Géricault, de Goya, de Turner ou de Canova. L'auteur fait ainsi un tour d'Europe, où se confronte le génie des peuples, pour le meilleur et pour le pire, pour la paix et pour la guerre.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.