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UN REVE D'AFRIQUE. Administrateurs en Oubangui-Chari, La Cendrillon de l'Empire
Brégeon Jean-Joël
DENOEL
25,50 €
Épuisé
EAN :9782207247242
Au coeur de l'Afrique, loin des capitales coloniales, l'Oubangui-Chari, qui connut plus tard une douteuse célébrité sous le règne de Bokassa Ier, était la "Cendrillon de l'Empire". Durant soixante-dix ans, de la fondation du premier poste français à l'indépendance en 1958, quelques poignées d'administrateurs ont géré ce territoire du bout du monde, resté sans emploi dans l'aventure coloniale après l'échec de Fachoda et de la course au Nil. Comme le montre l'étude d'archives inédites que complètent les nombreux témoignages rassemblés par l'auteur, ces représentants d'une lointaine métropole ont eu à surmonter bien des difficultés : l'isolement, aggravé par la barrière linguistique; la solitude dans la brousse, surtout avant l'avion et la T.S.F.; le dénuement imposé par un budget dérisoire; la pression exercée par de puissantes compagnies privées au "temps maudit des concessions"; les excès conduisant au "travail forcé" dans une région marquée par une tradition séculaire de traite négrière. D'abord recrutés sur le tas, puis formés à l'Ecole coloniale, ces administrateurs sont le bras séculier de la République. Lorsqu'ils ne succombent pas à la "congolite" ou au "despotisme du broussard"- dénoncé par André Gide, par Albert Londres et, férocement, par Louis-Ferdinand Céline, voyageur "au bout de la nuit" - ce sont des hommes de devoir, parfois animés d'une réelle volonté de progrès comme Auguste Lamblin ou Félix Eboué. Ils conduisent peu à peu les populations dont ils ont la charge sur le chemin qui mène de l'assujettissement à l'apprentissage de la démocratie, de concert, à partir de 1946, avec le député Barthélemy Boganda qui sera le premier président de la République Centrafricaine. Par petites touches, à travers portraits et anecdotes, se dégage l'image d'une réalité complexe, vécue à un moment de l'histoire par les détenteurs d'un pouvoir éphémère.
Résumé : Aux yeux de générations de Français, Charles de Montpensier, duc de Bourbon et connétable de France, a fait figure de traître. Ce grand féodal avait trahi François Ier après l'avoir brillamment servi à Marignan, et, passé du côté des ennemis de la France - Charles Quint, Henri VIII -, il avait contribué à la défaite et à la capture de son souverain à Pavie en 1525. Enfin, suprême infamie, il avait mené ses bandes de soudards jusqu'à Rome, leur promettant le pillage de la Ville éternelle. Lui-même avait péri en montant à l'assaut, en 1527. L'histoire du connétable de Bourbon a toutes les allures d'une tragédie. Fermement éduqué par sa belle-mère Anne de Beaujeu, fille de Louis XI, promu par son mariage à la tête du dernier grand-duché susceptible de contrarier la construction de l'Etat capétien, Bourbon avait un goût irrésistible et un très grand talent pour la guerre. Ses qualités indisposèrent François Ier, qui, pour plaire à sa mère la cupide Louise de Savoie, ordonna la saisie des domaines bourboniens. L'affaire était jugée d'avance et le connétable le comprit si bien qu'il se jeta dans une aventure politique qu'il ne put maîtriser. Admirable chef de guerre, grand féodal imbu des valeurs de son ordre, le connétable de Bourbon affronta un destin cruel qui fait de lui le grand maudit du XVIe siècle français et européen.
Deux siècles après les événements, la Révolution française demeure un objet de débats et de controverses et il en fut ainsi dès les lendemains de 1789. Traditionnalistes nostalgiques de l'ordre ancien et libéraux conscients de devoir composer avec une évolution jugée inéluctable, républicains nostalgiques du jacobinisme triomphant ou marxistes qui voyaient dans les événements de 1789-1793 l'annonce des révolutions à venir, de nombreux penseurs, historiens et philosophes s'emparèrent de cet épisode majeur de l'histoire européenne pour l'interpréter selon leurs croyances ou leurs préjugés, en fonction aussi des avancées de la science historique. Evénement fondateur du monde contemporain, la Révolution est également étudiée aujourd'hui pour le sort qu'elle réserva à ses opposants ou pour sa volonté centralisatrice niveleuse des diversités régionales, pour la situation dans laquelle elle a maintenu les femmes ou la place qu'elle a réservée à la science... C'est la synthèse de ces lectures successives, des débats contemporains et des pistes nouvelles régulièrement ouvertes par une historiographie toujours dynamique que nous présente Jean-Joël Brégeon.
Résumé : En 1793, en l'espace de cent jours, de 2000 à 5000 personnes périrent noyées a Nantes. Le responsable du massacre : le député Carrier (1756-1794), envoyé en mission par la Convention. Chargé de réprimer les révoltes vendéennes, Carrier agit sans grands états d'âme, en technicien des plus efficaces. Persuadé d'agir pour le triomphe de la Révolution, il croit réellement bien faire. C'est ce que cherche à montrer Jean-Joël Brégeon, pour qui Carrier n'est pas le monstre froid qu'on a fait de lui. Tout en démontant les mécanismes de la Terreur, l'auteur expose comment de tels agissements s'inscrivent dans un contexte plus large. Ainsi, Carrier a bénéficié de l'appui des sans-culottes virulents et actifs, d'un comité révolutionnaire d'une dizaine de personnes ayant mis la ville en coupe réglée, autant de personnages bien décrits dans leur origine sociale, leur idéologie, leurs revendications, leur comportement. Cette lecture nouvelle de la Terreur fait apparaître un processus délibéré et planifié d'extermination de catégories entières et précises de la population.
Résumé : Réfugié à Goa, comptoir portugais des Indes orientales, le secrétaire du connétable de Bourbon raconte la vie de son maître en lui donnant le beau rôle. Ce grand féodal, connétable de France n'avait pas supporté la saisie de ses immenses domaines par François 1er. Il était passé au service de l'empereur Charles Quint. En 1525, à Pavie, le connétable eut la satisfaction de faire prisonnier François 1er. En 1527, Charles Quint le laissa marcher sur Rome pour châtier Clément VII. Mais le connétable fut tué en montant à l'assaut de ses remparts, le 5 mai. A l'histoire du connétable, le vieux secrétaire ajoute ses inquiétudes. Il craint le pire car il est détenteur d'un terrible secret. A de rares exceptions près, tous les personnages, ont existé et sont évoqués dans cette fiction dans des situations certifiées.
Résumé : On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd'hui encore, malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d'amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Penthésilée, Médé, Iseut ou Jeanne d'Arc mais elles sont aussi des soeurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées, blanches... De quel sacrifice ignoré la vie de ces femmes se soutient-elle ? De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient ? Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.
Résumé : Jim Byrd a une vie normale, jusqu'au jour où il fait un arrêt cardiaque. Revenu à lui, il apprend qu'il est resté mort cinq minutes entières. Pourtant, il n'a vu ni lumière blanche accueillante ni choeur de séraphins, juste le vide, l'absence. Grâce à un réseau électrique installé autour de son coeur, il ne risque plus rien et peut même suivre les battements et les crises de son coeur sur une appli smartphone. Cette impression de tenir son propre coeur dans sa main le fait réfléchir, d'autant plus que, alors qu'il se trouve dans un restaurant, il découvre les preuves d'une existence surnaturelle, une voix qui appelle dans un escalier et plonge les vivants dans une tristesse profonde. Jim décide alors d'enquêter sur l'origine de cette voix : peut-être existe-t-il d'autres formes de vie après la mort que la lumière blanche au bout du tunnel ? Peut-être sa propre expérience lui donne-t-elle accès à quelque chose au-delà du monde des vivants ?
Résumé : Le récit émouvant de celle qui fut, quinze années durant, la plus proche amie de Piaf. Paris, au sortir de la guerre : une jeune fille de seize ans se balade sur les Champs-Elysées. L'un des Compagnons de la Chanson, qui à l'époque accompagnent Piaf, l'aperçoit et tombe sous le charme de ses yeux verts. Bientôt l'adolescente rencontre la grande chanteuse ? et une belle amitié voit le jour : Edith et Ginou, deux âmes soeurs... Ginou ne sera jamais l'employée, la secrétaire ou la dame de compagnie de Piaf, elle sera tout simplement sa "meilleure amie", comme Edith le lui a écrit au dos d'une photo. Pendant quinze ans, elle vivra son quotidien, ses amis et ses amours, ses douleurs et ses drames. Personne n'a vécu aussi longtemps sous le même toit que Piaf. Personne ne peut mieux la connaître, mieux la comprendre. Tel est le portrait que Ginou brosse pour nous : celui de l'être pur, pudique, qui se cachait derrière la chanteuse mythique. Elle nous raconte son Edith, entre ombre et lumière, celle que personne ne pouvait connaître de façon aussi intime, aussi secrète. Elle nous dévoile la force de vie qui portait Piaf, dans une existence semée de tragédies. On a beaucoup écrit sur "la môme". Ce récit est sans doute le plus vrai et le plus beau.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...