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Quand l'esprit vient à manquer : la bêtise. France, Italie, Espagne
Bravo Paloma ; Guérin Philippe ; Peyrebonne Nathal
SORBONNE PSN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782379061134
On a beaucoup écrit sur la bêtise mais les travaux scientifiques sur la question sont encore rares, même s'ils suscitent depuis peu un intérêt renouvelé des chercheurs. Ce volume, qui réunit des études issues de disciplines différentes (philosophie, littérature, histoire, linguistique), se saisit de la question, pour en suivre les évolutions, du Moyen Age à l'époque contemporaine, en France, en Espagne et en Italie. Il s'agit ici de tenter de cerner le concept de bêtise et ses avatars en fonction de différentes aires géographiques, de comprendre comment il est possible de dire la bêtise, de l'écrire ou de la peindre, d'en éprouver les limites, les attributs, les différentes formes, les causes. Identifier aussi celles et ceux qui peuvent l'incarner, envisager en regard des modèles supposément opposés mais parfois complémentaires, l'intelligence et la bêtise se mêlant souvent en un jeu complexe et mouvant. Qu'espérer, enfin, de la bêtise ? Nous ramène-t-elle à l'état de bêtes à l'horizon borné ou peut-elle au contraire, par le biais de l'amour ou de la grâce, nous élever, voire nous transcender ? Autant de pistes considérées par le présent ouvrage, fait de réflexions croisées autour d'une forme d'altérité dont la caractéristique principale est de changer au fil des époques et des lieux envisagés : mais le bête, toujours, c'est l'autre, et la façon dont on le désigne en dit beaucoup, toujours, sur ce que nous sommes.
Croisant les analyses de chercheurs provenant d'horizons divers (sociologie, philosophie, litté- rature, histoire, cinéma) et de praticiens du travail social, cet ouvrage aborde, dans une perspective diachronique, la façon dont l'intime se ménage une voie/ voix lorsqu'il est confronté à une situation qui normalement le contraint ou le réprime. A travers trois sections consacrées à diverses situations d'écriture contrainte, aux contraintes de l'intimité amoureuse et familiale et à des situations intimes extrêmes telles que la maladie ou la mort, les textes du recueil s'interrogent sur le surgissement inattendu de l'intime dans des espaces normés et socialement hiérarchisés. Divers environnements contraignants sont considérés, tels que les milieux scolaire, hospitalier ou carcéral, mais encore divers contextes tendus sur le plan artistique, politique, social et psychologique où l'intime, en se frayant un passage, trouve des modes d'expression singuliers.
Cet ouvrage propose d'examiner la façon dont certains personnages politiques, qui ont marqué non seulement l'Espagne de leur temps mais encore la postérité, ont été exaltés, récupérés, réhabilités ou instrumentalisés à des fins qui les transcendent et occupent, de ce fait, une place privilégiée dans l'inconscient collectif. Adoptant un spectre temporel large, allant de la fin du Moyen-Age à l'époque actuelle, l'enquête porte sur des hommes et des femmes politiques d'exception (rois, hommes d'Etat, chefs militaires, figures religieuses...) qui ont été mis au service de discours de légitimation ou de contestation du pouvoir. La mise en regard des parcours politiques de ces personnages et des constructions discursives ou iconographiques auxquelles ils ont servi de support conduit ainsi à aborder la question des mythologies politiques espagnoles sous l'angle de l'exemplarité ; elle permet également de nourrir une réflexion à propos des grandes figures historiques, dont on note un retour en force depuis quelques années non seulement dans le cadre de romans et de films destinés au grand public, mais encore dans les ouvrages réservés aux spécialistes.
La réflexion sur les genres littéraires a la Renaissance s'est peu renouvelée au cours des dernières années en dépit des apports récents de la théorie de la réception et de la linguistique pragmatique pour les études génériques en général. Ce volume reprend le fil d'une réflexion amorcée il y a une trentaine d'année dans l'ouvrage La notion de genre à la Renaissance (sous la direction de Guy Demerson), qui était consacré pour l'essentiel à la littérature française. Si la plupart des études s'attachent à décrire la vaste phénoménologie des pratiques génériques (retour de l'ancien comme stratégie de promotion, mais aussi compétition, mélanges, trahisons plus ou moins conscientes), se dégagent aussi de l'ensemble les lignes d'un cadre théorique. Emergent d'une part une analogie certaine des pratiques à l'intérieur de l'espace littéraire italo-espagnol, d'autre part, la richesse de strates de la conscience générique, qu'on ne saurait réduire à la reprise ou au refus des "genres consacrés", mais qui se manifeste à travers la complexité et la diversité des processus de modélisation.
Le XVIIe siècle espagnol sillustre par lémergence des favoris, les validos, qui prennent en charge les affaires de la monarchie catholique. Après un XVIe siècle marqué par la consolidation du pouvoir royal et par le gouvernement de souverains à forte personnalité, une série de rois jeunes (Philippe III, Philippe IV et Charles II) dirige lEspagne en sappuyant sur des validos dont la légitimité politique repose sur lamitié et la faveur du Prince. Les premières formulations de cette nouvelle pratique datent des années 1598-1645. Cest au cours de cette période, allant de la mort de Philippe II à celles du comte duc dOlivares et de Francisco de Quevedo, que naissent les premières grandes figures de validos. Travaillée par une profonde crise intérieure, lEspagne connaît alors non seulement une tentative de réforme des rouages institutionnels, mais également un retrait irréversible sur léchiquier politique international. Spécialement destiné aux étudiants qui préparent le Capes et lAgrégation despagnol, cet ouvrage entend présenter les enjeux majeurs de la période, de façon à mettre en lumière les principaux traits du valimiento, tout en replaçant le phénomène dans le contexte deffervescence intellectuelle et culturelle qui caractérise lEspagne de lépoque.
Entre le XVIIIe et le début du XXe siècles, la presse, les éditeurs et les salons parisiens lancent des auteurs russes en Europe et rehaussent leur réputation dans leur patrie. Les succès des lettres propagent l'image positive de l'Empire. Quelles stratégies politiques, éditoriales, mais aussi mondaines doivent déployer écrivains, intellectuels et diplomates russes en France afin de conquérir l'opinion publique française ? Sont analysées, plutôt que la réception des oeuvres, les manoeuvres qui contribuent à programmer une fortune littéraire, et la part respective qu'y prennent écrivains, éditeurs, traducteurs, journalistes et diplomates. En contribuant à repenser les mécanismes de la sociologie littéraire, c'est un volet inédit des relations littéraires franco-russes que l'ouvrage révèle.
Le rapport que l'écrivain établit avec le monde est l'axe principal des études de ce volume consacré à des auteurs hispano-américains parmi les plus célèbres des dernières années du XIXe siècle et du XXe siècle. L'essai, la poésie et surtout le roman déploient un imaginaire d'une richesse exceptionnelle, que les études de ce volume analysent, tout en les reliant à la vision et à l'engagement personnel de chaque écrivain. L'histoire hispano-américaine, dans les essais de Manuel González Prada aussi bien que dans la poésie de Rubén Darío, revendique une volonté de destin. L'imaginaire de la culture hispano-américaine est abordé à travers le roman, au Mexique avec Carlos Fuentes, au Nicaragua avec Gioconda Belli et au Pérou, avec Isaac Goldemberg et les romans de Mario Vargas Llosa. La satire de la société au milieu du XXe siècle s'accompagne d'implications sociales et politiques magnifiquement servies par l'art d'écrire de chacun des auteurs. Des exemples sont donnés de la féconde tradition poétique et musicale des peuples sud-américains.
Indexée sur l'expérience d'un lieu, l'écriture de Jean Rolin se situe au coeur des renouvellements thématiques et esthétiques de la littérature de ces trente dernières années : à partir d'une immersion dans un espace concret - visite réitérée, incursion, séjour prolongé - elle définit une forme littéraire située au croisement du documentaire et du romanesque, en prise sur les espaces contemporains, tentant d'élaborer les conditions d'un possible témoignage. Selon quelles modalités s'opère la saisie incarnée et située d'un territoire ? Comment l'expérience vécue est-elle recomposée par l'écriture, en marge des catégories génériques du reportage ou du récit de voyage ? Comment s'actualise la situation de l'écrivain dés lors que son rapport au monde prend soin d'écarter toute prétention didactique ? C'est à toutes ces interrogations que ce volume s'efforce de répondre à travers des lectures croisées, qui font dialoguer entre elles les différentes oeuvres de Jean Rotin pour mieux en cerner les constances, les récurrences et les évolutions.
Ce livre ouvre une réflexion, dans le champ de l'esthétique, sur les ressources de l'écriture pour mener une analyse de film. Il s'agit moins d'exposer une méthode que d'étudier les conditions et les processus permettant de rendre compte de l'expérience sensible des oeuvres dès lors que style, composition, fonction poétique du langage ne sont pas apparat ou ornement, mais, simultanément, conduite, pratique et manifestation de la pensée. D'autres écritures analytiques, qui mobilisent des outils sonores et visuels, sont également abordées. Essai filmique, expérimentation numérique ou carte interactive, leurs formes multiples et suggestives continuent de s'inventer, comme autant de propositions performatives et de cheminements à même la matière des sons et des images. C'est l'ensemble de ces gestes d'écriture de l'analyse que cet ouvrage explore.