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Esprit de mai
Braudeau Michel
GALLIMARD
13,15 €
Épuisé
EAN :9782070742530
L'Esprit de Mai, ce n'était pas venu comme ça d'un coup, mais au départ, tout comme il y avait eu l'avion Spirit of Saint Louis de Lindbergh qui avait traversé l'Atlantique, Trouveluque croyait en un esprit particulier à ce fameux mois de mai qui nous permettrait d'aborder, un jour, un monde nouveau. Au début, il avait dit cela, normalement, dans la conversation, l'esprit que nous avions en mai 68, cet état d'esprit d'alors généralement répandu, la forme d'esprit, les mots d'ordre de 68, etc. Et puis un jour cela s'était concrétisé dans sa bouche, les billes de verre de tous les mots avec lesquels il se racontait sa vie avaient formé entre ses dents et ses lèvres un gros cristal solide qu'il avait craché sur la table, avec toutes ses majuscules, l'Esprit de Mai, concrétion née plus de l'usage que du hasard ou de la nécessité, long calcul qui pesait sur sa langue jusqu'à la glotte, véritable pierre philosophale, avec ses traits d'union, esprit-de-mai, comme esprit-de-sel, puis Esprit-de-Mai, comme le Saint-Esprit, le Graal".
Les faussaires qui "réussissent" sont toujours des gens imaginatifs et de grand talent, parfois sympathiques. J'en ai retenu quelques-uns de fort divertissants. D'autres prêtent beaucoup moins à rire. Car l'empire du faux s'étend à tout, comme le royaume du Diable, et si bien des mensonges ne sont que des plaisanteries ou des escroqueries, ne provoquent que des blessures d'orgueil ou des plaies d'argent, certains font couler le sang. La propagande se nourrit de faux, les utilise pour préparer ou justifier des guerres. Et les pires faux, subtils, évasifs, égarent l'intelligence. Or la bêtise n'est pas un mal bénin.
Résumé : C'est à la fin du mois de janvier, à Boxbury, un village du Connecticut, que les parents de John m'ont confié leur fils. Puisque je voyage vers l'Ouest, pourquoi ne ferait-il pas la route avec moi quelque temps ? Il a été une nouvelle fois renvoyé de son collège, il a quinze ans et redouble ses classes. Sa mère Nuschka, mon amie actrice, pense qu'une année sabbatique en Amérique permettra peut-être à John de se découvrir à mes côtés une vocation dans les métiers du cinéma. Je peux m'en séparer s'il me gêne, il n'y a qu'à prévenir ses cousins et le mettre dans un avion pour Los Angeles. J'ai accepté, pour faire plaisir à Nuschka, non pour moi, ni pour John. Je ne sais rien de lui. Nous roulons depuis six mois. Ariane, qui a dormi avec moi jusqu'au printemps, nous a quittés à San Diego. Après j'ai perdu toute notion de la géographie. Je songe de plus en plus à abandonner mon travail. Et surtout j'ignore si je rendrai John un jour.
4e de couverture : "Quand une personne disparaît, Maria Sabina, on s'aperçoit qu'il y a plusieurs cercles autour de son existence. Le premier cercle est celui de sa vie, il est achevé. Le deuxième est celui qui entoure les vies de tous les gens qui se souviennent de la personne. Le troisième est fait de tous ceux qui en ont entendu parler, sans la connaître. Il peut tenir des siècles. Et il y a enfin le cercle mystérieux qui tient à une sorte de fantôme resté au milieu des choses et de tous ces cercles qui s'éloignent du mort en ondulations concentriques à la surface liquide du temps, c'est peut-être dans ce dernier que je me souviens le mieux de toi, Maria Sabina."
Blanche, vingt-cinq ans, stagiaire dans un grand quotidien, est prise en étau entre les avances de son chef de service, et une autre stagiaire aux dents longues, qui multiplie les infos exclusives. Elle rencontre Fausto, un quadragénaire qui lui propose de l'aider à progresser dans sa carrière. Il lui conseille de faire le compte-rendu d'une exposition consacrée à Bagetti, l'un des peintres officiels de Napoléon 1er, en précisant bien, à la fin de l'article, "qu'il manque deux tableaux majeurs". Petite phrase anodine qui fait l'effet d'une bombe... Blanche est lancée. Du même auteur : Loin des forêts ; Retour à Miranda.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.