Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Des bêtes et des hommes. Présences animales, sociabilités hybrides (XVIe-XXe siècle)
Brandli Fabrice
GEORG
19,00 €
Épuisé
EAN :9782825711378
Dans les sociétés occidentales, humains et animaux forment des "communautés hybrides" dont il s'agit de mesurer l'historicité. Les animaux ont une histoire qui leur est propre, mais notre propre histoire serait bien incomplète sans la leur. De la Renaissance à la Grande Guerre, à la campagne comme en ville, c'est à la croisée des enjeux économiques, des contraintes de sécurité collective, de l'intervention de la puissance publique, de la construction des savoirs naturalistes et de la diversité des attentes sociales que se conforment les relations entre les hommes et les bêtes dont ce livre collectif veut rendre compte. Résultat d'une journée d'étude qui a réuni en 2017 des étudiant.e.s de l'Université de Genève en histoire moderne sous le patronage bienveillant d'Eric Baratay, Des bêtes et des hommes donne la parole à quelques-unes des voix prometteuses de la relève universitaire.
Le rock, et plus largement les "musiques amplifiées", connaissent depuis les années 80 un processus de légitimation artistique qui passe, en région, par l'institutionnalisation des lieux de la pratique musicale (locaux de répétition, salles de diffusion, studios d'enregistrement...). Ce processus d'institutionnalisation modifie profondément les structures et les pratiques d'encadrement de ces musiques (les modèles organisationnels), et par là, les pratiques musicales elles-mêmes et les représentations sociales qui leur sont associées. Pris entre des velléités de subversion et les nécessités de la subvention, entre une reconnaissance du champ politique et une reconnaissance des pairs, devant intégrer les formes organisationnelles et comportementales des institutions mais n'abandonnant pas tout d'eux-mêmes, les acteurs et leurs lieux se trouvent progressivement plongés dans une situation ambivalente. Aujourd'hui, la réponse à cette situation est à chercher du côté d'une hybridation des logiques d'action. Parce qu'un tel processus repose précisément sur la nature des relations qui se tissent entre acteurs de ces musiques et acteurs des institutions politico-administratives territoriales voués à la "culture", cette étude veut en outre contribuer à l'analyse plus générale des effets sociaux des politiques publiques sur les processus de reconnaissance des "musiques populaires", et ce, à travers l'élaboration de la notion d'"institutionnalisation". Biographie de l'auteur Emmanuel Brandi est docteur en sociologie, chargé d'études et d'enseignement. Ses travaux portent sur les conditions sociale et politique d'institutionnalisation des musiques populaires à partir d'une problématique de l'ambivalence, et à ses multiples répercussions, notamment sur les modes de socialisation à la musique, et la nature des émotions musicales.
Brandli Fabrice ; Porret Michel ; Borda d'Agua Fla
La médecine légale s'ancre depuis longtemps dans les savoirs naturalistes et normatifs qui mettent en signes et sens judiciaires le corps meurtri. Connus des Romains selon le Digeste, en place dans les coutumiers médiévaux, imposés par la législation des Etats absolutistes dans les cas de grossesse illégitime, d'infanticide, d'empoisonnement et de blessures mortelles ou non, devenus routiniers et réglés par des Edits multipliés au temps des Lumières dans le cadre de la justice pénale, les savoirs médico-légaux s'imposent comme la médecine du crime. La médecine légale, qui s'est construite comme une science depuis le XIXe siècle entre la scène du crime, l'université, la morgue, le laboratoire et les cours de justice, a une histoire qui remonte à la Renaissance au moins. En atteste cet ouvrage constitué d'archives. Il donne à lire un corpus inédit d'environ 400 expertises médico-légales que signent au XVIIIe siècle à Genève des chirurgiens et des médecins assermentés en justice. Autour des enjeux judiciaires de l'expertise médico-légale qui limite l'arbitraire du juge, cette documentation permet d'historiciser la fabrique institutionnelle et sociale du savoir médico-légal sur le terrain du crime. L'investigation judiciaire et les expertises médico-légales qualifient et mesurent les conséquences morbides du passage à l'acte suicidaire ou criminel. Par l'objectivation naturaliste des plaies et des traumatismes, les experts mettent en indices judiciaires les corps meurtris.
Résumé : La restauration doit viser à rétablir l'unité potentielle de l'oeuvre d'art, à condition que cela soit possible sans commettre un faux artistique ou un faux historique, et sans effacer la moindre trace du passage de l'oeuvre d'art dans le temps. Cesare Brandi.
Résumé : En Lombardie à la fin du XVè siècle, Rebecca la gitane et son ami et complice Mercurio tentent de survivre entre l'inquisition, les brigands et les sbires du sinistre Faccia d'Osso.
Jerome Bruner, professeur de psychologie à l'université de New York, dont l'œuvre a profondément marqué le développement des sciences cognitives, nous propose dans cet ouvrage une réflexion passionnante, véritable manifeste s'inscrivant à contre-courant de l'hypothèse biologique qui aujourd'hui prétend à elle seule expliquer le fonctionnement de là pensée. En comparant le cerveau et l'ordinateur, elle a isolé la psychologie des autres sciences humaines et oublié que l'homme est un être situé socialement, historiquement et culturellement. Pour Jerome Bruner, la psychologie doit rejoindre le courant qui anime les sciences humaines ; elle doit " Interpréter " les récits, ceux de la " psychologie populaire ", par lesquels nous créons de la signification, comme l'Histoire interprète une période ou la sociologie une société. Ces récits montrent comment une culture façonne les croyances, les désirs, les valeurs de ceux qui y vivent.
Les enfants hyperactifs Le THADA Le trouble déficit de l'attention avec hyperactivitéQu'est-ce que c'est?Ce livre explique cette affection et donne des conseils aux parents, aux enseignants, aux thérapeutes et aux enfants concernés afin que ces derniers trouvent un meilleur chemin dans la vie.
C'est en 1950 que le grand psychanalyste suisse donna cette quatrième édition, considérablement amplifiée, d'un essai de 1912 dans lequel, partant d'un cas individuel - celui, expose par Théodore Flournoy, dune jeune Américaine auteur de poèmes dans un état semi-inconscient -, il ouvrait à sa discipline des perspectives radicalement neuves. En partant de l'histoire de miss Miller, il s'y livre à une vaste enquête sur les symboles et les mythes culturels et religieux, développe sa théorie de l'inconscient collectif et archaïque, élargissant en fait le champ de la psychanalyse à une psychologie générale de l'humanité et de la culture. Dès sa première partition, ce livre qui marquait sa rupture avec Freud fut abondamment commenté et discuté. C. G. Jung ne cessa par la suite de l'enrichir et d'en affiner les vues. C'est une de ses oeuvres maîtresses et lun des classiques mondiaux de la psychanalyse.
Que faisons-nous quand nous communiquons ? Qui sommes-nous quand nous communiquons ? Ces deux questions sont généralement séparées. L'une renvoie aux " techniques " et à la technologie de la communication - peut-être vaut-il mieux dire " de l'information " - et fait l'objet d'un nombre croissant d'interrogations, accélérées avec l'usage massif de l'Internet et du World Wide Web. L'autre renvoie à la psychologie, voire à la philosophie, et semble désuète par rapport à la première. Sauf lorsqu'elle se présente comme une nouvelle psychologie, appelée " de l'esprit ", laissant croire que l'esprit est dans la machine (" the ghost in the machine "). Nouveautés réductionnistes, qui font passer les gens pour des choses. Ce livre traite ensemble les deux questions " que " et " qui ", sans tomber dans cet horrible amalgame qui confond machine et cerveau, cerveau et esprit. Au contraire, il montre que " ce que nous faisons " et " ce que nous sommes " sont étroitement liés par la finalité de toute communication : s'entendre les uns les autres au sein d'un monde commun, en dépit de tous les obstacles que font naître les défaillances des appareils, les différences culturelles et rituelles, les diverses manières d'écrire et de lire les histoires, et s'engager dans la discussion avec tous les troubles de l'âme inhérents à la condition humaine. Les deux termes clés de ce livre sont composer et interpréter. Les deux, intimement associés, renvoient à des processus matériels (émettre et recevoir des messages - quels que soient les médias utilisés), à des mises en scène (à qui je m'adresse et comment ?), à des intentions plus ou moins durables (que veux-je obtenir de mes interlocuteurs ?), pour des motifs plus ou moins clairs (pourquoi un tel désir d'obtenir quelque chose ?). Composer c'est s'adresser aux autres en ayant toutes ces questions en tête ; interpréter, c'est tente de les faire siennes, ne serait-ce que pour y répondre selon ses propres désirs. L'art de communiquer, c'est l'art de vivre ensemble, avec et sans machines, pour le meilleur et pour le pire. Un art que personne ne maîtrise.