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Les corps meurtris. Investigations judiciaires et expertises médico-légales au XVIIIe siècle
Brandli Fabrice ; Porret Michel ; Borda d'Agua Fla
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753533752
La médecine légale s'ancre depuis longtemps dans les savoirs naturalistes et normatifs qui mettent en signes et sens judiciaires le corps meurtri. Connus des Romains selon le Digeste, en place dans les coutumiers médiévaux, imposés par la législation des Etats absolutistes dans les cas de grossesse illégitime, d'infanticide, d'empoisonnement et de blessures mortelles ou non, devenus routiniers et réglés par des Edits multipliés au temps des Lumières dans le cadre de la justice pénale, les savoirs médico-légaux s'imposent comme la médecine du crime. La médecine légale, qui s'est construite comme une science depuis le XIXe siècle entre la scène du crime, l'université, la morgue, le laboratoire et les cours de justice, a une histoire qui remonte à la Renaissance au moins. En atteste cet ouvrage constitué d'archives. Il donne à lire un corpus inédit d'environ 400 expertises médico-légales que signent au XVIIIe siècle à Genève des chirurgiens et des médecins assermentés en justice. Autour des enjeux judiciaires de l'expertise médico-légale qui limite l'arbitraire du juge, cette documentation permet d'historiciser la fabrique institutionnelle et sociale du savoir médico-légal sur le terrain du crime. L'investigation judiciaire et les expertises médico-légales qualifient et mesurent les conséquences morbides du passage à l'acte suicidaire ou criminel. Par l'objectivation naturaliste des plaies et des traumatismes, les experts mettent en indices judiciaires les corps meurtris.
Résumé : En Lombardie à la fin du XVè siècle, Rebecca la gitane et son ami et complice Mercurio tentent de survivre entre l'inquisition, les brigands et les sbires du sinistre Faccia d'Osso.
Lumières et Révolutions, "vies fragiles", doctrines et pratiques du droit de punir, vérité du corps et de l'âme : autour de quatre champs principaux qui jalonnent l'oeuvre imposante de Michel Porret, ce livre rend hommage â l'historien du droit de punir, des représentations, des cultures politiques et juridiques de la modernité. Grand historien de la vie sociale, Michel Porret restitue avec la même exigence de méthode les existences anonymes dans toute leur dignité en même temps qu'il dialogue avec les voix majeures qui ont contribué, entre le temps des Lumières et celui du positivisme scientifique, â penser la condition humaine. Les contributions réunies ici prolongent et développent cette entreprise intellectuelle féconde où histoire et responsabilité morale marchent de concert, entre enseignement universitaire, recherche scientifique et vie de la cité.
Le rock, et plus largement les "musiques amplifiées", connaissent depuis les années 80 un processus de légitimation artistique qui passe, en région, par l'institutionnalisation des lieux de la pratique musicale (locaux de répétition, salles de diffusion, studios d'enregistrement...). Ce processus d'institutionnalisation modifie profondément les structures et les pratiques d'encadrement de ces musiques (les modèles organisationnels), et par là, les pratiques musicales elles-mêmes et les représentations sociales qui leur sont associées. Pris entre des velléités de subversion et les nécessités de la subvention, entre une reconnaissance du champ politique et une reconnaissance des pairs, devant intégrer les formes organisationnelles et comportementales des institutions mais n'abandonnant pas tout d'eux-mêmes, les acteurs et leurs lieux se trouvent progressivement plongés dans une situation ambivalente. Aujourd'hui, la réponse à cette situation est à chercher du côté d'une hybridation des logiques d'action. Parce qu'un tel processus repose précisément sur la nature des relations qui se tissent entre acteurs de ces musiques et acteurs des institutions politico-administratives territoriales voués à la "culture", cette étude veut en outre contribuer à l'analyse plus générale des effets sociaux des politiques publiques sur les processus de reconnaissance des "musiques populaires", et ce, à travers l'élaboration de la notion d'"institutionnalisation". Biographie de l'auteur Emmanuel Brandi est docteur en sociologie, chargé d'études et d'enseignement. Ses travaux portent sur les conditions sociale et politique d'institutionnalisation des musiques populaires à partir d'une problématique de l'ambivalence, et à ses multiples répercussions, notamment sur les modes de socialisation à la musique, et la nature des émotions musicales.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.