
Le prix de la gloire. Napoléon et l'argent
Avec sa redingote grise et son petit chapeau, Napoléon passe pour un personnage empreint d'une grande simplicité et peu vénal. Rien de commun entre lui et le "vil métal" qui corrompt et déshonore les hommes.Et pourtant l'argent fut son compagnon de route. Ne pas en tenir compte serait oublier que la Révolution française, à laquelle il devait tout, était la conséquence directe d'une crise financière que l'Ancien Régime n'avait pas su maîtriser. Ce serait ignorer que la faillite du papier-monnaie fut l'un des facteurs principaux du discrédit du Directoire et qu'indirectement elle favorisa l'avènement d'un sabre capable de rétablir l'ordre. Ce serait méconnaître que des expéditions militaires décidées ou conduites par Bonaparte l'ont été pour des raisons économiques (Italie, Saint-Domingue) ou ont échoué notamment à cause d'une cruelle insuffisance de moyens (Egypte). Mais ce serait aussi ne pas mesurer à sa juste valeur le redressement financier qui a consolidé le régime consulaire. Et si l'on en revient à l'épopée, nier le poids de l'argent serait passer sous silence l'incroyable défi relevé par Napoléon; financer quinze années de guerres sans provoquer la faillite de l'Etat alors que, deux décennies plus tôt, la guerre d'indépendance américaine, pourtant modeste sur le plan militaire, avait suffi à mettre à genoux une monarchie millénaire.Les financiers ne firent aucun cadeau à Napoléon et l'argent fut pour lui une préoccupation constante. En le "travaillant" sans relâche, il s'en fit un précieux allié capable de favoriser son destin. Il l'utilisa dans son ascension, s'en servit pour affermir son pouvoir et en fit encore une arme politique (et posthume) dans le testament de Sainte-Hélène. Il dut aussi le combattre dans sa guerre contre l'Angleterre. Les moyens furent à la hauteur de l'enjeu, c'est-à-dire considérables, presque miraculeux pour un pays dont la population était deux à trois fois inférieure à celle de la France. Dans la lutte à mort opposant les deux plus grandes puissances d'alors, il fallut trouver de part et d'autre de l'argent, encore de l'argent, toujours de l'argent. Et la victoire finit par sourire au pays qui possédait la plus grande surface financière. Voici une autre façon, inédite, d'étudier vingt années qui ont profondément marqué la France. Biographie de l'auteur Pierre Branda, historien, est l'auteur, avec Thierry Lentz, de Napoléon, l'esclavage et les colonies (Fayard, 2006).
| Nombre de pages | 634 |
|---|---|
| Date de parution | 25/04/2007 |
| Poids | 866g |
| Largeur | 153mm |
| SKU: | 9782213631653 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782213631653 |
|---|---|
| Titre | Le prix de la gloire. Napoléon et l'argent |
| Auteur | Branda Pierre |
| Editeur | FAYARD |
| Largeur | 153 |
| Poids | 866 |
| Date de parution | 20070425 |
| Nombre de pages | 634,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Joséphine. Le paradoxe du cygne
Branda PierreRésumé : Elle ne s'appelait pas Joséphine de Beauharnais, mais Marie-Joseph-Rose de Tascher de La Pagerie. C'est par la grâce de Napoléon qu'elle prit le nom de Joséphine, puis le titre d'impératrice. Ce premier mystère en cache beaucoup d'autres, dont Pierre Branda lève successivement les voiles. Bien plus que de conter ses prouesses et ses trahisons amoureuses, réelles ou supposées, l'auteur, fort d'une riche documentation, éloigne la légende noire et fait apparaître la femme de réseaux, d'influence et d'argent, l'hostilité jamais démentie du clan Bonaparte à son égard, son goût pour la nature et les arts, et surtout sa relation complexe et indéfectible avec Napoléon, dont elle accompagna la vertigineuse ascension et ne connut pas la chute ultime.ÉPUISÉVOIR PRODUIT11,00 € -

Les secrets de Napoléon
Branda PierreLe petit Corse était-il en réalité Breton? Était-il trop "proche" de sa soeur Pauline? A-t-il été empoisonné à Sainte-Hélène? Nombre de controverses alimentent encore le mythe napoléonien? Guère étonnant: chez Napoléon, le secret était une seconde nature. Contrairement à l?image que l?on se fait de lui, il préférait l?ombre de son cabinet aux ors des grandes cérémonies. L?image du petit caporal est donc à revoir. En se livrant brillamment à cet exercice, Pierre Branda nous peint le portrait d?un homme différent et nous invite à découvrir les deux faces d?un moderne Janus, tour à tour flamboyant ou secret, propagandiste ou silencieux, fleur bleue ou paranoïaque, impétueux ou calculateur. Parfois prisonnier de ses propres règles, il se méfiait au point de ne négliger aucun détail, n?accordant sa confiance à personne. Ses secrets sont donc aussi des secrets de pouvoir. En décryptant certains épisodes de sa vie, ce livre approche au plus près l?homme intime, mais aussi l?homme de guerre et l?homme d?État.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,90 € -

Napoléon et Joséphine. L'intime et le grandiose
Branda PierreL'histoire intime du plus célèbre couple impérial . De leur rencontre dans les salons parisiens, fin 1795, à leur divorce marqué du sceau de l'infertilité, quatorze ans plus tard, la trajectoire parallèle de Napoléon Bonaparte et Joséphine de Beauharnais les conduisit au faîte de la puissance européenne, sans éviter au couple impérial des tourments de la passion. Elevée en Martinique, divorcée, mère de deux enfants de ce premier mariage, Joséphine fut la grande histoire amoureuse de la vie du futur empereur, qui entretint une correspondance avec elle jusqu'en 1814, année de sa mort. Comme un ultime symbole, la dernière étape avant l'exil de l'empereur déchu, un an plus tard, le mena jusqu'au château de Malmaison, dont il avait fait cadeau à Joséphine. Jamais la vie intime, tendre et orageuse du plus illustre couple impérial n'avait été si bien et si précisément décrite. D'une plume alerte, Pierre Branda, l'un des meilleurs spécialistes du 1er Empire, se fait notamment l'exégète des innombrables lettres et témoignages qui ont forgé la légende de Napoléon et Joséphine, marquée par l'amour, la gloire, l'amertume et les déchirements.EN STOCKCOMMANDER23,90 € -

La vie de Napoléon. Racontée par le chien Fortuné et le cheval Vizir
Branda Pierre ; Lévy Didier ; Chevrillon CamilleRésumé : La vie de Napoléon comme on ne vous l'a jamais racontée ! "- Je te connais, toi ! lance soudain le cheval. Tu es Fortuné, le chien de Joséphine, la première femme de Napoléon, n'est-ce pas ? - Moi aussi, je te connais, répond le chien après avoir bu un peu de citronnade. Tu es Vizir, le cheval préféré de l'Empereur. [...] Le cheval hausse un sourcil : - Dis-moi ce que tu sais, mon petit Fortuné, tu m'intéresses." Un historien et un auteur jeunesse s'associent le temps d'un album pour une plongée au coeur de l'Histoire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,90 €
Du même éditeur
-
Les gens d'ici
Perrault GillesRésumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.ÉPUISÉVOIR PRODUIT40,40 € -
L'Alphabet sacré. Et Dieu créa la lettre
Eisenberg Josy ; Steinsaltz Adin ; Werndorfer GilbJosy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,70 € -
L'Inde de Modi. National-populisme et démocratie ethique
Jaffrelot ChristopheEn 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.EN STOCKCOMMANDER27,15 € -
Chronique de pierre
Kadaré IsmaïlRésumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,20 €
De la même catégorie
-
Vie de Napoléon
STENDHALRésumé : Cette "Vie de Napoléon", composée à Milan en 1817-1818, est l'un des deux essais que Stendhal a consacrés à l'Empereur, le deuxième étant "Mémoires sur Napoléon" (1836-1837). Elle fut écrite pour répondre à Madame de Staël qui, dans ses "Considérations sur la Révolution française", avait attaqué Napoléon, auquel Stendhal, qui le plaçait plus haut que César même, vouait une véritable passion... n'excluant pas, comme il le montre ici, la critique. Edition annotée par Louis Royer et Albert Pingaud.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,70 € -
L'Impératrice Joséphine . (1763-1814)
Wagener FrançoiseRésumé : Sans Joséphine, Napoléon ne serait pas tout à fait Napoléon. Initiatrice qui lui révèle l'amour, restauratrice du goût au sortir de la Révolution, elle fut une souveraine accomplie, la plus aimée des Français, la plus marquante des trois impératrices. Née en 1763 à la Martinique au sein de la vieille société créole, devenue vicomtesse de Beauharnais, Joséphine subit de plein fouet la terreur révolutionnaire. En épousant le général Bonaparte, elle connaît une fabuleuse élévation. Couronnée et sacrée à Notre-Dame en 1804, elle rayonne au-delà du divorce pour nécessité dynastique. Quant elle meurt à la Malmaison, en 1815, l'Europe entière est à ses pieds. Figure emblématique, Joséphine, par son élégance, sa finesse politique, sa bienveillance et son urbanité, a non seulement humanisé le règne, mais l'a rehaussé. Ce portrait soigné et inédit la révèle dans sa véritable dimension.ÉPUISÉVOIR PRODUIT11,00 € -
Histoire du Consulat et du Premier Empire
Rey Jean-Philippe ; Lentz ThierryLe Consulat et le Premier Empire représentent incontestablement un moment décisif de l'histoire européenne. A la suite de la Révolution, ils forment une sorte d'incubateur de l'histoire du continent au XIXe siècle par l'encouragement paradoxal aux idées libérales et nationales, aussi bien que par la tentative de penser et de fonder un système politique, social, économique et idéologique à l'échelle du continent. Napoléon pensa et construisit en effet progressivement un système continental incluant différentes régions avec une intensité variable selon leur importance géopolitique, leur éloignement du centre et l'ancienneté de leur assujettissement. Loin de chercher à imposer aveuglément un modèle uniforme, mais sans renoncer à l'idéal modernisateur hérité des Lumières et de la Révolution, l'Empereur sut jouer avec les échelles. C'est la difficulté qu'il éprouva à stabiliser ce système complexe ? et peut-être à concevoir sa stabilisation ? qui expliqua son échec final. Ce que l'on résume souvent par son incapacité à faire la paix fut bien plutôt sa difficulté à stopper le mouvement qui permettait au système de tenir en l'alimentant sans cesse de nouvelles conquêtes et en le maintenant en quelque sorte sous tension. A l'intérieur, l'?uvre fut immense, idéologiquement très cohérente, et largement pérenne. La prise en compte des nombreux travaux auxquels a donné lieu le bicentenaire de la période napoléonienne qui vient de s'achever et de points de vue étrangers, notamment d'historiens britanniques et italiens, nourrit cette synthèse fluide et agréable à lire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -
Mémoires inédits
Bonaparte Mathilde ; Blumenfeld Carole ; CostamagnRésumé : Les mémoires de la princesse Mathilde, très partiellement publiés en 1927 dans la Revue des Deux Mondes, ont été censurés par les Bonaparte : ils avaient découvert que la nièce de Napoléon (elle est la fille du roi Jérôme) avait pris la plume, non seulement pour raconter sa jeunesse insolite à Rome et à Florence, mais aussi pour dévoiler par le menu détail les secrets les mieux gardés de la famille. Avec esprit et un sens du cocasse qui n'appartenait qu'à elle, elle brosse des portraits plein de piquant des siens, entre la chute du Premier Empire et la veille du Second. Si sa mère Catherine, fille et soeur des rois de Wurtemberg, avait peu de goût pour elle (une fille ! ), elle s'est trouvé d'autres modèles féminins, Hortense de Beauharnais, Julie Clary et surtout sa cousine Charlotte Bonaparte (fille de Joseph) dont elle dévoile les amours clandestines avec un prince polonais, lui aussi exilé. Elle n'épargne ni son père le roi Jérôme, dont elle dresse le tableau des conquêtes jusqu'à sa propre nièce, ni son cousin et fiancé, le futur Napoléon III, et moins encore son grand-oncle le cardinal Fesch. Ce texte récemment redécouvert révèle une femme de tête et de coeur qui s'est forgée une identité envers et contre tout, avec pour seule sauvegarde la fierté d'appartenir à la famille de l'Empereur et une passion pour la culture. Fuyant l'ambiance morne de la cour de Stuttgart, elle accepte la main d'un prince russe, Anatole Demidoff, imaginant y gagner une certaine indépendance et la possibilité de réaliser enfin son rêve, connaître Paris, ce Paris dont elle deviendra la Notre-Dame-des-arts. Un livre passionnant qui servira à réécrire l'histoire de la famille Bonaparte.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,20 €








