Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Antisthène : éthique et épistémologie
Brancacci Aldo
ENCRE MARINE
29,00 €
Épuisé
EAN :9782350882192
Disciple passionné, à la fois fidèle et inventif, de Socrate, Antisthène nous apparaît comme le plus éminent des Socratiques en raison de la richesse de sa pensée et de la variété des domaines philosophiques qu'il a abordés : philosophie du langage, dialectique, logique, éthique, politique, théologie, eschatologie, rhétorique et exégèse d'Homère. Il représente un aboutissement théorique original de la philosophie de Socrate, qu'il reconsidère à la lumière d'une perspective subjectiviste ancrée dans un fondement ontologique réaliste et immanentiste et non, comme chez Platon, dans un fondement ontologique métaphysique. Ce livre s'attaque à l'éthique et à l'épistémologie. Le premier chapitre reconstruit la théologie d'Antisthène qui fut le premier monothéiste rigoureux de la pensée grecque. Le deuxième chapitre s'intéresse au fondement intellectualiste de son éthique, et le troisième à la théorie de l'action. Le quatrième examine la conception de l'animal et met en évidence la synthèse de la sphère émotionnelle et de la sphère cognitive, nécessaire pour fonder la philosophie. Enfin, le cinquième chapitre propose une nouvelle interprétation de la nature du plaisir et de l'érotique philosophique. Le sixième chapitre établit une transition entre l'éthique et l'épistémologie en considérant les rapports entre philosophie et rhétorique, alors que les quatre suivants traitent de questions spécifiquement épistémologiques. Le premier est consacré au rapport entre le langage et l'être ; le deuxième à la conception de la science d'Antisthène évoquée par Platon dans la troisième partie du Théétète ; le troisième reconstitue la critique de la théorie platonicienne des Idées par Antisthène et la tradition antiplatonicienne du IVe siècle, tandis que le dernier chapitre traite du rapport entre Antisthène et les Stoïciens dans le domaine de la logique. Cet ouvrage apporte de nombreux éclairages sur les traditions philosophiques qui se sont référées à Antisthène, en particulier celles des Erétriens, des Cyniques et des Stoïciens. Il établit des liens entre la pensée d'Antisthène et celle des Présocratiques, tout en situant Antisthène par rapport à la sophistique et à Socrate. Enfin, il définit les fondements de son éthique et de son ontologie par rapport à ceux d'Euclide, des Mégariques et de Platon.
Les mamans sont nos pires ennemies... Ces mamans siciliennes qui font des enfants pour les manger ", s'écrie l'un des personnages des Années perdues. La Sicile, métaphore de la mère dévorante attendant l'inéluctable retour du fils, est au coeur des livres de Brancati ; pourtant celui-ci, " écrivain singulier et génial " selon Alberto Moravia, n'a rien d'un auteur régionaliste. Cette Sicile est le creuset matriciel où se forgent et se fondent toute existence et toute intelligence, le lieu d'une genèse inachevée, toujours recommencée : un noyau de pure humanité. Parlant de la Sicile, Brancati nous parle de nous, avec une verve qui ne se dément jamais. Leonardo Sciascia a su démontrer la parenté entre Stendhal et l'auteur du Bel Antonio : même style synthétique, satirique, sec et précis ; mais on pourrait également évoquer, à propos des Années perdues, un baroque fantastique à la Bunuel. Semblables aux personnages de l'Ange exterminateur, qu'une force mystérieuse retient à l'intérieur de la maison, les protagonistes, quatre jeunes gens de Catane (la Natàca du roman), s'avèrent incapables de s'arracher au giron somnifère de la terra mater : et rien n'est plus tonique et drôle que ces descriptions de l'ennui et de l'inertie. Le temps tourne à vide, les espoirs s'empoussièrent, les années passent comme en rêve. Un jour pourtant, un aventurier, débarquant d'improbables Amériques, va venir secouer l'hébétude méridionale... Vitaliano Brancati, né en 1907 près de Catane, en Sicile, est mort à Turin en 1954. Son oeuvre se compose principalement de romans et de nouvelles (dont seuls pour l'instant ont été traduits en français Don Juan en Sicile, le Bel Antonio et les Ardeurs de Paolo).
Résumé : L'Eglise ou l'Etat ? Agir en chrétien ou en citoyen ? Imposer, dans la cité, sa foi face aux raisonnements ou jeter la croyance aux oubliettes ? Ce choix est dépassé. Dans un Occident où le fait religieux demeure une des ressources profondes de l'identité et de l'unité des peuples, approfondir la notion de laïcité s'avère essentiel. Car nous sommes à l'heure de "l'exercice pratique" de la laïcité, comme le suggère le pape François. D'une laïcité non pas vindicative, non pas exclusive mais qui rend possible le vivre ensemble dans "la maison commune" au nom de la dignité de la personne. L'Eglise catholique, avec Jean Paul II, Benoît XVI et François, chacun au regard des enjeux de son temps, a définitivement ouvert la voie d'un dialogue réel et vital entre les institutions civiles et les religions. Comment ? C'est ce que nous retrace dans ce brillant essai, à la fois clair et minutieusement documenté, Francesco Brancaccio : de la religion comme ressource de la production du droit à la laïcité entendue comme espace commun, en passant par l'épreuve de la relation entre l'Eglise et l'Etat en France. Un parcours historique, juridique et doctrinal fondamental. Un livre pour tous les chrétiens engagés dans le monde.
Toute ma philosophie a sa source dans mon coeur" écrit Vauvenargues ; et Auguste Comte affirme "la prépondérance du coeur sur l'esprit" et entend instaurer le "règne du coeur". De là, ces Conversations avec Vauvenargues, Auguste Comte et d'autres auteurs, autour de la notion de coeur - comme ce qui dans l'homme est le plus sensible à autrui, à sa peine, à sa souffrance - et autour de tous les sentiments ou vertus qui ont leur racine dans le coeur, telles que la fidélité, la gratitude, la ferveur, la pitié, la générosité, l'admiration, mais aussi et surtout l'amitié et l'amour.
Le terme "technoscience", abondant dans les discours militants et journalistiques, absent des discours internes aux pratiques scientifiques, parfois utilisé par des philosophes ou des sociologues, est récent. Le substantif apparaît au milieu des années soixante-dix. Il est souvent chargé d'affects et d'une axiologie implicite: il constitue souvent une arme de lutte (nommer les phénomènes techniques et/ou scientifiques de ce nom c'est déjà, dans bien des contextes, les "dénoncer" ), mais est-il aussi le lieu d'une élaboration conceptuelle précise et consistante pour accueillir ce qui nous arrive et qu'on désigne ainsi? Et ce qui nous arrive sous ce nom est-ce, localement, une reconfiguration de la représentation des rapports entre sciences et techniques, ou bien aussi, plus largement, une manière nouvelle d'expérimenter quelques énigmes fondamentales (comme celle de l'Invention, ou bien encore celle de la Puissance)? On veut manifester dans ce livre l'ambiguïté fondamentale d'une "figure" aux facettes multiples - la technoscience -, qui traverse les registres de l'épistémologique, de l'économique et du politique,, pour assumer des inflexions proprement métaphysiques et même eschatologiques.
2 volumes sous coffret vendus non séparément Tome I Clémence Ramnoux consacra sa vie entière à l'étude et à la sémantique des penseurs présocratiques comme Héraclite, Empédocle ou Parménide, afin de remonter aux sources de la philosophie. Pour ce faire, elle élabora une méthode de recherche interdisciplinaire, redevable de l'histoire des religions, de la philologie, de la philosophie et de la psychanalyse. Dans ce premier volume se trouvent rassemblés les trois premiers ouvrages (La Nuit et les enfants de la Nuit dans la tradition grecque, Héraclite ou l'homme entre les choses et les mots, Mythologie ou la famille olympienne) de cette grande helléniste qui font toujours autorité. A chaque fois l'auteur a proposé de nouvelles traductions des textes présocratiques. Clémence Ramnoux n'étudie pas seulement l'évolution du mythos au logos, en s'attachant à démontrer le passage du nom des puissances divines à l'abstraction philosophique, elle s'est également intéressée aux fragments d'Héraclite en proposant une lecture non plus fondée selon la division traditionnelle - cosmologie, anthropologie, logique - mais sur une nouvelle méthode de groupement des formules de mots. Dès lors, elle éclaire les fragments d'Héraclite, en se mettant à l'écoute des mots, de leurs jeux, de leurs résonances, de leurs échos pour les entendre philosophiquement et les comprendre dans leur unité, nous faisant oublier le surnom que la tradition lui donnait : "Héraclite l'Obscur" . Dans sa présentation, Rossella Saetta Cottone dit la dette immense de la recherche française envers Clémence Ramnoux qui a su dépasser les clivages disciplinaires pour aborder une question capitale de notre culture comme celle de la naissance de la pensée rationnelle. Tome II Dans ce second volume consacré essentiellement aux études présocratiques, Clémence Ramnoux reconnaît l'apport de Nietzsche en montrant que le retour aux sources archaïques permet de comprendre comment de l'éloignement progressif des dieux vont naître les commencements de la philosophie. Cette dernière se détachera peu à peu du mythe (encore largement présent chez Platon), pour faire émerger la pensée abstraite, toujours en mutation, fille adultérine de la pensée archaïque. C'est à l'aune de ces rencontres agonistiques entre penseurs anciens que la philosophie s'affirmera. Dans une suite d'articles sur les présocratiques, on découvre ce glissement du mythe à la pensée rationnelle, déjà en germe avant Socrate. Avec la traduction commentée du Poème de Parménide, l'auteur montre l'importance de la transmission des textes anciens dont il faut aussi savoir faire une étude critique. Un choix d'articles peu connus, jusqu'alors dispersés et difficilement accessibles, permet de mieux comprendre les relations complexes - à la fois complices et novatrices - de Clémence Ramnoux avec la pensée contemporaine, notamment avec la psychanalyse et avec la philosophie de Bachelard. Cette nouvelle édition en deux volumes des oeuvres majeures de Clémence Ramnoux, entièrement revue et corrigée, est enrichie d'une Table de concordances des fragments orphiques, d'un Index des sources, d'un Index général, d'une Bibliographie raisonnée des oeuvres citées par l'auteur et d'une Bibliographie de ses oeuvres et des articles qui lui ont été consacrés.
Dans tous les pays du monde, lorsque le vigneron élève son vin dans une barrique, la porosité du bois qui en constitue les parois laisse s'évaporer une partie des liquides dans une proportion que l'on ne saurait négliger. On appelle cette évaporation: "la part des anges". Jour après jour, le paysan compense cette part des anges en ajoutant du vin. On appelle cette compensation: l'"ouillage". La plupart des grands vins qui réjouissent nos coeurs sont nés dans ces conditions. Une institution de soin, médico-sociale ou d'éducation, c'est un être vivant comme l'est aussi un vin. Ici les anges sont les rêves, et si les institutions écartent cette part du rêve, cette part offerte au rêve, elles s'étiolent, se referment, et ne produisent plus les effets escomptés. Ce rêve, c'est la régulation qui le fournit ou plutôt qui l'entretient. Si aucun régulateur ne vient plus accomplir cet ouillage dans le tonneau institutionnel, alors la pratique s'évente, s'aigrit, et finalement se mue en vinaigre. Pour vivre, une institution a besoin de cette part du rêve qui semble être une perte de prime abord; mais cette perte est indispensable, à l'instar des vins les plus précieux, pour lui assurer structure et qualité. Cette perte est en définitive un gain. Voilà l'état d'esprit qui m'a guidé pour écrire ce livre. J'ai voulu analyser les rouages de ce que l'on appelle régulation, supervision, ou encore analyse des pratiques selon deux points de vue différents: rendre compte d'une pratique d'une part, sans toutefois tomber dans la banalité du simple témoignage; et proposer des supports théoriques pour en éclairer les bases, pour tenter d'écrire les prémisses d'une théorie de la régulation.