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La laïcité, une notion chrétienne
Brancaccio Francesco ; Le Stang Gérard
CERF
19,00 €
Épuisé
EAN :9782204111935
L'Eglise ou l'Etat ? Agir en chrétien ou en citoyen ? Imposer, dans la cité, sa foi face aux raisonnements ou jeter la croyance aux oubliettes ? Ce choix est dépassé. Dans un Occident où le fait religieux demeure une des ressources profondes de l'identité et de l'unité des peuples, approfondir la notion de laïcité s'avère essentiel. Car nous sommes à l'heure de "l'exercice pratique" de la laïcité, comme le suggère le pape François. D'une laïcité non pas vindicative, non pas exclusive mais qui rend possible le vivre ensemble dans "la maison commune" au nom de la dignité de la personne. L'Eglise catholique, avec Jean Paul II, Benoît XVI et François, chacun au regard des enjeux de son temps, a définitivement ouvert la voie d'un dialogue réel et vital entre les institutions civiles et les religions. Comment ? C'est ce que nous retrace dans ce brillant essai, à la fois clair et minutieusement documenté, Francesco Brancaccio : de la religion comme ressource de la production du droit à la laïcité entendue comme espace commun, en passant par l'épreuve de la relation entre l'Eglise et l'Etat en France. Un parcours historique, juridique et doctrinal fondamental. Un livre pour tous les chrétiens engagés dans le monde.
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Disciple passionné, à la fois fidèle et inventif, de Socrate, Antisthène nous apparaît comme le plus éminent des Socratiques en raison de la richesse de sa pensée et de la variété des domaines philosophiques qu'il a abordés : philosophie du langage, dialectique, logique, éthique, politique, théologie, eschatologie, rhétorique et exégèse d'Homère. Il représente un aboutissement théorique original de la philosophie de Socrate, qu'il reconsidère à la lumière d'une perspective subjectiviste ancrée dans un fondement ontologique réaliste et immanentiste et non, comme chez Platon, dans un fondement ontologique métaphysique. Ce livre s'attaque à l'éthique et à l'épistémologie. Le premier chapitre reconstruit la théologie d'Antisthène qui fut le premier monothéiste rigoureux de la pensée grecque. Le deuxième chapitre s'intéresse au fondement intellectualiste de son éthique, et le troisième à la théorie de l'action. Le quatrième examine la conception de l'animal et met en évidence la synthèse de la sphère émotionnelle et de la sphère cognitive, nécessaire pour fonder la philosophie. Enfin, le cinquième chapitre propose une nouvelle interprétation de la nature du plaisir et de l'érotique philosophique. Le sixième chapitre établit une transition entre l'éthique et l'épistémologie en considérant les rapports entre philosophie et rhétorique, alors que les quatre suivants traitent de questions spécifiquement épistémologiques. Le premier est consacré au rapport entre le langage et l'être ; le deuxième à la conception de la science d'Antisthène évoquée par Platon dans la troisième partie du Théétète ; le troisième reconstitue la critique de la théorie platonicienne des Idées par Antisthène et la tradition antiplatonicienne du IVe siècle, tandis que le dernier chapitre traite du rapport entre Antisthène et les Stoïciens dans le domaine de la logique. Cet ouvrage apporte de nombreux éclairages sur les traditions philosophiques qui se sont référées à Antisthène, en particulier celles des Erétriens, des Cyniques et des Stoïciens. Il établit des liens entre la pensée d'Antisthène et celle des Présocratiques, tout en situant Antisthène par rapport à la sophistique et à Socrate. Enfin, il définit les fondements de son éthique et de son ontologie par rapport à ceux d'Euclide, des Mégariques et de Platon.
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Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).