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LES ANNEES PERDUES
BRANCATI VITALIANO
FAYARD
16,50 €
Épuisé
EAN :9782213021676
Les mamans sont nos pires ennemies... Ces mamans siciliennes qui font des enfants pour les manger ", s'écrie l'un des personnages des Années perdues. La Sicile, métaphore de la mère dévorante attendant l'inéluctable retour du fils, est au coeur des livres de Brancati ; pourtant celui-ci, " écrivain singulier et génial " selon Alberto Moravia, n'a rien d'un auteur régionaliste. Cette Sicile est le creuset matriciel où se forgent et se fondent toute existence et toute intelligence, le lieu d'une genèse inachevée, toujours recommencée : un noyau de pure humanité. Parlant de la Sicile, Brancati nous parle de nous, avec une verve qui ne se dément jamais. Leonardo Sciascia a su démontrer la parenté entre Stendhal et l'auteur du Bel Antonio : même style synthétique, satirique, sec et précis ; mais on pourrait également évoquer, à propos des Années perdues, un baroque fantastique à la Bunuel. Semblables aux personnages de l'Ange exterminateur, qu'une force mystérieuse retient à l'intérieur de la maison, les protagonistes, quatre jeunes gens de Catane (la Natàca du roman), s'avèrent incapables de s'arracher au giron somnifère de la terra mater : et rien n'est plus tonique et drôle que ces descriptions de l'ennui et de l'inertie. Le temps tourne à vide, les espoirs s'empoussièrent, les années passent comme en rêve. Un jour pourtant, un aventurier, débarquant d'improbables Amériques, va venir secouer l'hébétude méridionale... Vitaliano Brancati, né en 1907 près de Catane, en Sicile, est mort à Turin en 1954. Son oeuvre se compose principalement de romans et de nouvelles (dont seuls pour l'instant ont été traduits en français Don Juan en Sicile, le Bel Antonio et les Ardeurs de Paolo).
Résumé : Le hasard a du talent. Julien, Victor, Pierre-Alain, Anselme ont rendez-vous avec leur passé. Ils ne le savent pas mais leur passé n'est pas ordinaire. Ils ont un lien avec l'Histoire et les événements de leur quotidien vont déclencher des révélations, des découvertes. Pour chacun la même question se pose : quelle est mon histoire, qui sont les miens ? Julien, enfant gâté, est troublé par l'origine de la fortune familiale. Comment s'est-elle constituée ? Qui a vraiment été Hippolyte, son grand-père ? Et si la famille cachait un secret... Victor n'aura de cesse de savoir qui étaient ses grands-parents. Pourquoi William s'emporte-t-il dès qu'on évoque Domenika ? Que cache ce silence ? Pierre-Alain, spécialiste du Second Empire, ne questionnait pas son passé. Une conférence, une parenthèse amoureuse... et la plus inattendue des révélations. Anselme, vieux célibataire à la vie bien rangée reçoit par erreur un carton à chapeau qui va le conduire vers son passé.
Quand le Président confie à Ray une mission délicate, celui-ci ne s'imagine pas jusqu'où ses investigations vont le conduire. Les instances internationales ont interdit au Wandabé d'exécuter son hymne national tant qu'il n'en détiendra pas les droits. Par tous les moyens il faut obtenir d'un oiseleur australien l'autorisation de jouer cette musique ! Mais, tout le monde ne l'entend pas de cette oreille : le chef de la police, le quai d'Orsay, les défenseurs de la nature... ce qui met Ray dans une situation très délicate.
C'est la fête annuelle de la vannerie et l'humeur est joyeuse à le, seul village gardois en terre provençale. Mais, le lendemain, Alice, du mas des Oliviers, est retrouvée morte au bord du fleuve, sur l'île Vanel. Sylvan est arrêté, puis incarcéré. Seize ans plus tard, il fait une tentative de suicide qui le plonge dans un coma profond. Antoine, son frère, qui s'était installé à Paris, décide enfin de revenir dans sa Provence natale pour renouer les fils d'un temps passé et comprendre le geste de son frère. Ce qu'il va apprendre est loin de ce qu'il imaginait. Dans sa prison, Sylvan est devenu un autre homme. Un roman captivant tant les acteurs qui vivent dans des univers particuliers sont personnalisés. Un narration cisélée, une histoire peu commune, une écriture rythmée.
Frères humains est une palette colorée, un regard vif au réalisme précis ou une facétie toute provençale. L'auteur se penche parfois avec sérieux, parfois avec bonhomie sur nos travers, bons ou mauvais, dans des nouvelles à rire et à pleurer. On retrouve dans ces nouvelles le ton, les ambiances, les décalages déjà observés dans ses romans, des personnages caractérisés avec une grande précision, une plume efficace avec le souci de livrer des récits qui touchent au plus profond.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.