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Regards sur la ville. Echanges et réflexions à partir de Liège
Brahy Rachel ; Dumont Elisabeth ; Fontaine Pierre
PULG
20,00 €
Épuisé
EAN :9782875621733
Regarder la ville. Encore. Inlassablement. Se laisser traverser par ses images, démultiplier les regards. Après tout, comme l'écrivait Baudelaire, "la forme d'une ville change, hélas, plus vite que le coeur d'un mortel". Prenant au sérieux l'enjeu de la fabrique quotidienne de la ville, cet ouvrage assemble des lectures décalées où le décryptage des mots s'offre comme autant de "paires de lunettes" successives. Vingt-trois acteurs de terrain et chercheurs "liégeois" aux compétences diverses ont été invités à dialoguer par groupes de deux ou trois pour produire les différents chapitres qui composent ce volume. De manière inédite, il leur a été demandé de partager leurs points de vues. Ceux-ci constituent des éclairages croisés sur des problématiques urbaines à la fois localisées et plus générales. Les récits et analyses portent sur neuf qualités régulièrement attendues et entendues d'une ville contemporaine "digne de ce nom", à savoir la ville 1) co-produite, 2) inclusive, 3) multi- interculturelle, 4) créative, 5) artistique, 6) commerçante, 7) dense, 8) intelligente ou 9) verte. A travers ces qualificatifs qu'ils interrogent, déconstruisent ou débattent, les auteurs abordent de nombreux aspects transversaux de la "fabrique de la ville" : le pouvoir, l'argent, l'identité et les identités, l'accessibilité, les échelles d'intervention... Le tout se réfère à des réalités et des enjeux considérés comme pertinents pour l'aire urbaine de Liège. Cette entreprise singulière d'analyse et d'écriture donne donc à voir (et à revoir) des mots et une ville en perpétuelle mutation.
Harald Haarfager revient de loin. Dans tous les sens du terme. Son voyage de reconnaissance dans le Grand Nord canadien a failli mal se terminer et il ne doit la vie qu'à l'intervention d'un chasseur Inuit. Cette expérience lui aura toutefois permis d'y voir un peu plus clair sur les énormes enjeux politiques et économiques liés au réchauffement de la planète...
La notion d'enchantement se prête à une grande diversité d'usages qui ne se réduisent pas à des antonymes du " désenchantement du monde " au sens de Max Weber. Qu'en est-il de ces approches contemporaines et quelles en seraient les vertus heuristiques ? S'agit-il de poser un constat sur le monde contemporain, tour à tour enchanté et désenchanté ? D'évoquer des expériences spécifiques, au caractère quelque peu magique ? De s'intéresser à des lieux, scènes, processus, " modes d'être " ou régimes d'interactivité particuliers ? La labilité du terme ouvre à de multiples terrains d'investigation, tant théoriques que pratiques. De telles questions ont traversé un colloque organisé à Cerisy (2021) où cette notion d'enchantement a été explorée dans ses liens avec le vivant ; ses proximités avec les notions voisines d'ambiance, de présence et/ou de résonance ; la rencontre avec des fictions, des formes d'arts ou de vies alternatives ; des descriptions de fantasmagories urbaines ; ou encore au travers de quelques manifestations des puissances de l'imaginaire.
Loïc Mellionnec a connu des jours meilleurs. Une commission d'experts met en doute ses compétences de physicien. Sa mission en Antarctique est dans une impasse. On a envoyé son amie Leia Lewis vers une mort certaine. Parviendra-t-il a reprendre pied dans cet environnement toujours plus hostile?
D'Euripide à T. S. Eliot, en passant par Gluck et Rilke, la figure d'Alceste, épouse aimante qui accepte de mourir à la place de son mari, a inspiré maint artiste. A la fin de l'Antiquité, un poète latin, dont l'identité nous est inconnue, composa des vers sur le mythe de la reine de Thessalie. Son poème aurait été à jamais perdu, si les sables d'Egypte ne nous en avaient pas livré une copie sur un papyrus du IVe siècle. Connu comme l' "Alceste de Barcelone" , il représente un des apports majeurs de la papyrologie à notre connaissance de la littérature latine et, depuis sa première édition, en 1982, il n'a cessé d'attirer l'attention des spécialistes et des amateurs de culture classique. Le présent ouvrage propose une nouvelle édition du poème latin, accompagnée d'une traduction française, ainsi que d'un commentaire critique et linguistique. Exceptionnel à plusieurs égards, le manuscrit qui le contient fait l'objet d'une analyse codicologique et paléographique détaillée. On examine également son contexte de production et d'utilisation et, par extension, celui dans lequel l' "Alceste de Barcelone" a pu, de par sa langue, son style et son sujet, susciter l'intérêt dans l'Antiquité tardive. En filigrane aux discussions autour du texte et de son manuscrit, on aborde les questions de la transmission et la réception de la culture classique à la fin de l'Antiquité, notamment en Egypte, terre de riches entrecroisements culturels.
Résumé : Bien moins nombreux que les papyrus grecs, les papyrus latins présentent néanmoins un grand intérêt pour l'étude des contacts entre les deux langues officielles du bassin méditerranéen antique, à savoir le grec et le latin. Ces contacts se manifestent non seulement par l'existence de papyrus bilingues, mais sont aussi perceptibles à d'autres niveaux : les emprunts lexicaux dans les papyrus documentaires et l'influence d'une écriture sur l'autre. Ces aspects ont été fortement renouvelés ces dernières années. Les Actes de la Table Ronde organisée à Liège les 12 et 13 mai 2011 proposent non seulement des pistes de réflexion sur les phénomènes inter-linguistiques en Egypte gréco-romaine, mais font également le bilan des avancées récentes de la papyrologie latine en prenant en considération deux phénomènes étroitement liés, le bilinguisme et le digraphisme.