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Saints d'Aquitaine. Missionnaires et pèlerins du haut Moyen Age
Bozoky Edina
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753511972
Dans la littérature hagiographique et dans le culte liturgique, un prestige important entoure un nombre important de saints originaires de l'Aquitaine. Ils sont partis vers le Nord et le Nord-est de la Gaule, ou vers l'Allemagne, pour évangéliser ou pour approfondir la christianisation des populations. A côté des vrais Aquitains historiquement bien attestés, cette origine est attribuée parfois sans fondements à des saints dont certains sont tout à fait fictifs. Si la plupart de ces saints aquitains - réels et inventés - vécurent ou furent censés vivre à la fin de l'Antiquité, et davantage encore à l'époque mérovingienne, leurs Vies furent écrites majoritairement à l'époque carolingienne, mais aussi, sous une forme plus fictionnelle, plus tard (entre les Xe et XIIe siècles), dans des contextes politiques et religieux fort divers. Les études rassemblées clans ce volume, issues de deux journées d'études tenues au Centre d'Etudes Supérieures de Civilisation Médiévale de Poitiers en 2004 et en 2005, tentent de cerner le sens du qualificatif aquitain dans le discours hagiographique. Quand et pourquoi cette aura aquitaine devient un cliché comparable à celui des saints irlandais ? A quoi correspond la revendication de l'origine aquitaine des fondateurs d'églises, de monastères ? Les dossiers analysés ici suggèrent les premières hypothèses, en ouvrant la voie aux nouvelles recherches en hagiographie comparée.
Résumé : Rome, Ier siècle ap. J.-C. : la communauté des premiers chrétiens est en émoi. Simon le Magicien, arrivé en volant sur la Ville éternelle, se proclame le nouveau Christ, ressuscite les morts et charme les nouveaux convertis... L?apôtre Pierre, refusant de voir en lui un envoyé de Dieu, entreprend de le défier. Une véritable bataille de miracles s?ensuit : un chien profère des malédictions, un hareng séché se remet à frétiller dans l?eau d?une fontaine, un enfant revient à la vie? Le faux prophète est confondu. Et la foule se convertit à la foi professée par Pierre ! Dès les premiers temps du christianisme, une littérature fl orissante célèbre les miracles opérés par les saints et leurs reliques. Edina Bozoky nous en propose ici un riche fl orilège d?après les récits originaux des IIIe au XIIIe siècle. Pour les croyants d?alors, ils proclamaient la toute-puissance de Dieu et de ses saints. Pour le lecteur d?aujourd?hui qui les redécouvre, fasciné, ils constituent une merveilleuse incursion dans l?imaginaire de l?Antiquité et du Moyen Age.
Edina Bozoky est spécialiste de l'histoire religieuse médiévale; ses recherches englobent les croyances hérétiques, les pratiques apotropaïques, les légendes hagiographiques, le culte des saints et des reliques. Elle est maître de conférences en histoire médiévale à l'Université de Poitiers et membre du Centre d'Etudes supérieures de Civilisation médiévale. Elle dirige la collection "Culture et société médiévales" aux éditions Brepols. Elle a publié aux éditions Beauchesne Le livre secret des Cathares, Interrogatio Iohannis (nlle éd 2009) et La Politique des reliques de Constantin à Saint Louis. Protection collective et légitimation du pouvoir (2006). Le présent volume contient un choix de ses articles publiés entre 1974 et 2009.
Attila incarne la férocité barbare. Il est la hantise de l'autre, l'ennemi absolu qui déferle sur l'Europe et nourrit les images les plus folles, hantant désormais les écrans de cinéma ou les albums de bande dessinée. Médiéviste d'origine hongroise, Edina Bozoky relate dans cet ouvrage la vraie vie du roi hun et les nombreuses légendes qui lui sont attachées. Au fil des pages, franchissant les régions d'Europe et les époques, Attila et les Huns semblent défier toute rationalité. Pourtant, les Huns n'étaient ni plus monstrueux ni plus cruels que d'autres peuples dits "barbares". Attila est en réa-lité un révélateur: il unit et rassemble les peuples européens, fonde les identités nationales. Dans les récits des saints, il s'oppose en Gaule aux évêques, défenseurs des cités, et devient le faiseur de martyrs. En Italie, on attribue la fondation de plusieurs villes, dont Venise, aux populations fuyant les Huns, tandis qu'Attila, fils d'un lévrier et d'une princesse, est assimilé aux Sarrasins! Parfois, à l'instar de l'épopée allemande des Nibelungen, il prend la figure d'un brave époux. C'est alors pour mieux accomplir la vengeance de Kriemhild... Ces récits, si curieux parfois, ne cessent de surprendre. Mais l'histoire d'Attila est bien la nôtre et elle nous éclaire sur notre imaginaire politique.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.