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La croissance, début de siècle. De l'octet au gène
Boyer Robert
ALBIN MICHEL
25,71 €
Épuisé
EAN :9782226133274
La remarquable croissance américaine des années quatre-vingt-dix puis son brutal ralentissement en 2001 mettent au premier plan l'analyse des transformations financières, institutionnelles et technologiques intervenues tant aux Etats-Unis qu'en Europe et au Japon. Avant que la bulle Internet n'éclate, beaucoup croyaient que les institutions du capitalisme de marché, de type américain, étaient nécessaires et suffisantes au dynamisme d'une croissance tirée par les technologies de l'information. Le mythe de la " nouvelle économie " a vécu. L'ouvrage procède à une critique de cette notion et analyse l'origine, les contours et la crise de ce régime de croissance. Il explique comment les pays nordiques ont atteint un meilleur compromis entre efficacité dynamique et justice sociale, grâce à une architecture institutionnelle aux antipodes de celle de la Silicon Valley. En fait, les transformations multiformes et interdépendantes qui sont à l'?uvre peuvent déboucher sur une variété de régimes économiques. La vogue des technologies de l'information dissimulerait-elle finalement un régime de croissance " anthropogénétique ", c'est-à-dire fondé sur la production de l'homme par l'homme ? L'Europe saura-t-elle saisir cette opportunité de concilier modernité et solidarité ?
Résumé : Après trente années de confiance dans les mécanismes de marché, le début de la décennie 2020 semble marquer le retour de l'Etat en tant que protecteur des citoyens et assureur des risques systémiques. Est-ce le début d'une nouvelle époque d'interventionnisme et la répétition d'un mouvement de balancier qui ne cesse d'osciller entre Etat et marché, alors que, de longue date, l'économie sociale et solidaire a proposé une troisième voie ? Comment expliquer que celle-ci ne se soit pas constituée en une alternative largement discutée dans la société et la sphère politique ? Pourquoi n'est-elle pas plus présente dans les débats sur ce que pourraient ou devraient être les régimes socio-économiques post-covid-19 ? Est-il fondé de voir dans la proposition des " communs globaux ", théorisés par Elinor Ostrom, l'expression d'un renouveau de l'ESS ? Dans une approche comparative croisant théories et analyses historiques, l'économiste Robert Boyer montre que l'ESS constitue une composante essentielle qui assure la viabilité du couple Etat-marché. C'est le terreau de l'innovation sociale et de la démocratie dans l'économie, qui suscitent la formulation de projets de société en rupture avec le fondamentalisme du marché.
Qu'est-ce que le capitalisme ? Le capitalisme existe-t-il ? Ou y a-t-il des capitalismes ? Le capitalisme libéral américain finira-t-il par triompher de l'économie sociale de marché allemande et du capitalisme mixte français ou du capitalisme mésocorporatiste japonais ? Quelle qu'en soit la forme, comment le capitalisme parvient-il à surmonter ses crises ? Krachs boursiers, délocalisations, économies émergentes, scandales financiers, crise du pétrole, chaque fois le capitalisme vacille, et chaque fois il rebondit. Comment rendre compte de sa résilience ? Robert Boyer décrit dans ce livre à quelles conditions une théorie du capitalisme permet de répondre aux questions que posent ses développements les plus récents.
Alors que dans nombre de pays européens une fraction notable de la population continue à souffrir d'un chômage élevé et de longue durée, il est un pays qui, en t'espace de quelques années, est parvenu à réduire de moitié son taux de chômage. Ce pays, le Danemark, a depuis lors retenu l'attention des chercheurs comme des responsables politiques, au point de constituer un "modèle" original combinant flexibilité pour les entreprises et sécurité pour les salariés.
Résumé : Pourquoi le régime de croissance des trente glorieuses s'est-il enrayé ? Comment expliquer que les innovations financières aient d'abord accéléré la croissance avant de déboucher sur une crise majeure ? L'euro, supposé unifier le vieux continent, ne creuse-t-il pas une fracture Nord-Sud ? La théorie de la régulation répond à ces questions. Lors de sa création, dans les années 1970, elle a emprunté à Marx l'analyse de la dynamique du capitalisme, à l'école des Annales la nécessité d'une mise en perspective historique longue, aux post-keynésiens les outils de la macroéconomie. Depuis, elle n'a pas cessé de retravailler ses concepts, ses méthodes, et d'étendre son champ d'application. Aujourd'hui, sous l'hypothèse fondatrice du rôle déterminant des institutions et de leur architecture, elle est une économie politique qui explique les régimes de croissance stabilisée et leurs crises, avec une attention particulière à l'articulation de l'économique et du politique. Cet ouvrage expose les notions centrales de la théorie de la régulation en les situant par rapport aux théories orthodoxes, mais aussi aux différentes alternatives hétérodoxes. Ce manuel d'économie politique, sans équivalent, synthétise plusieurs décennies de travaux d'un réseau international de chercheurs.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.