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L'APRES FORDISME. Edition 1998
Boyer Robert ; Durand Jean-Pierre
SYROS DECOUVERT
13,57 €
Épuisé
EAN :9782841465644
Les pays capitalistes ont vécu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale sur un modèle productif baptisé fordisme, qui accompagna les plus belles années de la croissance. Ce modèle est en crise depuis le milieu des années soixante-dix. Mais sortir de la crise implique-t-il une rupture totale avec les principes de Taylor et de Ford ? Un ou des modèles productifs sont-ils en train d'émerger ? Comment les caractériser ? Quelle est l'influence du système japonais, du modèle suédois ou des méthodes de travail allemandes sur ceux-ci ? En s'appuyant sur l'analyse des mutations en cours dans les entreprises - non seulement en France mais aussi au Japon, aux Etats-Unis et dans les autres pays européens -, ce livre fait émerger une réalité nuancée et complexe. On lira aussi avec profit la postface des auteurs - actualisant la première édition de 1993-, qui permet de prendre la mesure des évolutions récentes (des crises asiatiques aux nouvelles formes du taylorisme en France...) et d'approfondir les enseignements tirés de leurs analyses antérieures : les thèses régulationnistes sont ici soumises à l'épreuve du terrain. Fruit d'une collaboration entre un économiste et un sociologue, cet ouvrage s'adresse aux étudiants, enseignants, chercheurs, syndicalistes, mais aussi à tous les salariés soucieux de comprendre les enjeux de leur époque.
Résumé : Pourquoi le régime de croissance des trente glorieuses s'est-il enrayé ? Comment expliquer que les innovations financières aient d'abord accéléré la croissance avant de déboucher sur une crise majeure ? L'euro, supposé unifier le vieux continent, ne creuse-t-il pas une fracture Nord-Sud ? La théorie de la régulation répond à ces questions. Lors de sa création, dans les années 1970, elle a emprunté à Marx l'analyse de la dynamique du capitalisme, à l'école des Annales la nécessité d'une mise en perspective historique longue, aux post-keynésiens les outils de la macroéconomie. Depuis, elle n'a pas cessé de retravailler ses concepts, ses méthodes, et d'étendre son champ d'application. Aujourd'hui, sous l'hypothèse fondatrice du rôle déterminant des institutions et de leur architecture, elle est une économie politique qui explique les régimes de croissance stabilisée et leurs crises, avec une attention particulière à l'articulation de l'économique et du politique. Cet ouvrage expose les notions centrales de la théorie de la régulation en les situant par rapport aux théories orthodoxes, mais aussi aux différentes alternatives hétérodoxes. Ce manuel d'économie politique, sans équivalent, synthétise plusieurs décennies de travaux d'un réseau international de chercheurs.
Boyer Robert ; Chanteau Jean-Pierre ; Labrousse Ag
La théorie de la régulation s'est constituée dans les années 1970 à partir des pensées marxistes et keynésiennes. Il s'agit du principal courant d'analyse économique offrant une alternative robuste à l'approche néoclassique. Depuis l' "état des savoirs" de référence publié en 1995, la discipline a beaucoup évolué. La théorie de la régulation n'est plus seulement identifiée à une recherche de type macroéconomique (modes de régulation des économies nationales et du capitalisme mondial) mais traite désormais aussi de champs sectoriels traditionnels (automobile, agro-alimentaire...) ou plus novateurs (éducation, santé, RSE...) et d'objets originaux (connaissance, génétique, droits fonciers...). Faisant intervenir une centaine d'universitaires spécialistes de divers champs de la socio-économie, cet ouvrage est un nouvel état des savoirs prenant en compte cette extension des champs de recherche régulationnistes pour l'analyse économique. Il sera un outil de travail efficace et durable pour les étudiants comme pour les enseignants-chercheurs et s'avérera aussi une référence pour intégrer les transformations structurelles de la société à l'analyse économique.
Résumé : Après trente années de confiance dans les mécanismes de marché, le début de la décennie 2020 semble marquer le retour de l'Etat en tant que protecteur des citoyens et assureur des risques systémiques. Est-ce le début d'une nouvelle époque d'interventionnisme et la répétition d'un mouvement de balancier qui ne cesse d'osciller entre Etat et marché, alors que, de longue date, l'économie sociale et solidaire a proposé une troisième voie ? Comment expliquer que celle-ci ne se soit pas constituée en une alternative largement discutée dans la société et la sphère politique ? Pourquoi n'est-elle pas plus présente dans les débats sur ce que pourraient ou devraient être les régimes socio-économiques post-covid-19 ? Est-il fondé de voir dans la proposition des " communs globaux ", théorisés par Elinor Ostrom, l'expression d'un renouveau de l'ESS ? Dans une approche comparative croisant théories et analyses historiques, l'économiste Robert Boyer montre que l'ESS constitue une composante essentielle qui assure la viabilité du couple Etat-marché. C'est le terreau de l'innovation sociale et de la démocratie dans l'économie, qui suscitent la formulation de projets de société en rupture avec le fondamentalisme du marché.
Résumé : La remarquable croissance américaine des années quatre-vingt-dix puis son brutal ralentissement en 2001 mettent au premier plan l'analyse des transformations financières, institutionnelles et technologiques intervenues tant aux Etats-Unis qu'en Europe et au Japon. Avant que la bulle Internet n'éclate, beaucoup croyaient que les institutions du capitalisme de marché, de type américain, étaient nécessaires et suffisantes au dynamisme d'une croissance tirée par les technologies de l'information. Le mythe de la " nouvelle économie " a vécu. L'ouvrage procède à une critique de cette notion et analyse l'origine, les contours et la crise de ce régime de croissance. Il explique comment les pays nordiques ont atteint un meilleur compromis entre efficacité dynamique et justice sociale, grâce à une architecture institutionnelle aux antipodes de celle de la Silicon Valley. En fait, les transformations multiformes et interdépendantes qui sont à l'?uvre peuvent déboucher sur une variété de régimes économiques. La vogue des technologies de l'information dissimulerait-elle finalement un régime de croissance " anthropogénétique ", c'est-à-dire fondé sur la production de l'homme par l'homme ? L'Europe saura-t-elle saisir cette opportunité de concilier modernité et solidarité ?
D'où viens-je ? Question universelle et personnelle si problématique ! Question sur les modes de conception des enfants, sur notre filiation, notre identité, comme sur notre humaine singularité : qui suis-je, que suis-je, moi, si seul ? Question angoissée encore devant l'injustice subie du fait de sa naissance. Les origines en héritage ? Les gènes, l'appartenance familiale, sociale ou culturelle ne nous définissent jamais entièrement ; la question est de savoir quelle liberté on peut prendre par rapport à ces trois formes de transmission. Un point de vue ethnopsychanalytique permet d'articuler ces trois niveaux de représentation des origines : les mythes collectifs, les romans familiaux et les fantasmes individuels. Les mêmes mécanismes de défense participent à leur construction : un même refus des aléas de l'amour et de la sexualité alimente des pathologies individuelles, familiales et collectives. L'auteur aborde ainsi la culture occidentale (le système républicain et ses dérives totalitaires) clé d'une compréhension de nombreuses questions d'actualité (procréation " artificielle ", nouveaux repères de parenté, rapport à l'étranger, adoptions...) Une approche originale qui lie la quête des origines aux problèmes sociaux et donne au sujet sa pleine dimension collective.
Cet ouvrage est né d'un constat : la famille change et les pratiques sociales traditionnelles, censées prendre en charge ces nouvelles configurations relationnelles (de plus en plus diversifiées et complexes) ne répondent plus, ou mal, à la situation des intéressés. Il y aurait donc dans le travail social des " créneaux " non couverts. C'est ainsi que, depuis une dizaine d'années, de nouvelles formes d'action sociale se créent et se développent dans le secteur associatif qui, toutes procèdent d'une démarche critique à l'égard des dispositifs existants, les professionnels d'horizons divers (travailleurs sociaux, enseignants, psychologues, professions médicales et paramédicales...), engagés dans ces projets, mettent au coeur de leurs préoccupations le renforcement et le rétablissement du lien social et familial, estimant que la rupture de ces liens est à la source des difficultés rencontrées dans bien des parcours de vie et que l'institution n'a ici aucune réponse. Dans ce contexte, on assiste à l'émergence de lieux d'un nouveau type, qui accueillent ensemble les enfants et leurs parents, mieux adaptés aux réalités de la sphère familiale d'aujourd'hui. Trois types de lieux sont analysés dans cet ouvrage : Les lieux d'accueil de type Maison verte initiée par Françoise Dolto, les lieux enfants-parents de quartier et les lieux pour l'exercice du droit de visite : les deux premiers ont vocation à recevoir un enfant et son parent (ou un adulte responsable) quelle que soit leur situation, tandis que les derniers sont spécialement attachés au traitement des situations de divorce. La psychanalyse est appelée à légitimer nombre de ces pratiques, mais elle est loin de se trouver en situation d'hégémonie. Les lieux qui s'en inspirent ont une façon de concevoir l'accueil - proche de l'écoute clinique - qui s'écarte de l'approche plus conviviale des autres lieux. A travers la description de ces structures, leurs modes d'action et de gestion, sont examinées de nouvelles pratiques représentatives de toute une effervescence du social, qui, s'établissant contre la logique de contrôle de l'action sociale traditionnelle, prônent l'autonomie individuelle et la prise en charge par les accueillis de leurs propres difficultés. Un ouvrage de réflexion à l'adresse de tous les travailleurs du social, pour que s'ouvre un débat sur les enjeux de cette nouvelle forme d'intervention.
Héritière à la fois d'une culture persane, d'un esprit turc puis d'une emprise russe et soviétique, l'Asie centrale entre aujourd'hui dans une ère nouvelle. Une ère où s'entrechoque violemment les composantes de ce multiple héritage. L'URSS partant, l'islam revient, les discordances s'exacerbent ente iranophones et turcophones, les ambitions régionales se précisent et la Russie couve d'un oeil intéressé ce carrefour du continent eurasien qu'elle nomme aussi l'" étranger proche ". Situation certes floue, mais tableau clairement brossé d'où se dégage l'analyse géopolitique des cinq républiques de la région - Kazakhstan, Kirghizstan Ouzbékistan, Turkménistan ou Tadjikistan - dans une optique critique et prospective. Ecrit pour un public français, l'ouvrage raconte aussi les peuples, leur culture millénaire, et peignant cette " rose au coeur de l'Asie ", appelle constamment au voyage sur des routes naguères foulées par Marco Polo.
La sécurité des biens et des personnes est au centre des préoccupations d'une majorité de nos concitoyens. Quand ils sont interrogés, ils mettent fréquemment en cause, pour expliquer un sentiment d'insécurité ou justifier un désir de sécurité, les jeunes, leur indiscipline ou leur violence. Ils pensent que les auteurs d'infraction agissent, le plus souvent, en toute impunité et que le fonctionnement des institutions est déficient. Pourtant, depuis le 2 février 1945, une ordonnance pénale existe qui prévoit un magistrat, un tribunal correctionnel et une cour d'assise spécialisés dans le traitement des actes délinquants commis par des jeunes de moins de dix-huit ans, et un équipement éduactif spécifique. D'où provient cet écart entre la réalité et la perception des faits ? Comment le réduire ? La discrétion qui entoure l'action de cette juridiction spécialisée ne s'explique pas seulement par le fait que les audiences s'y déroulent à huis clos, souvent en l'absence d'avocat et avec l'interdiction de faire mention publique de tout élément permettant l'identification du jeune jugé. Comment fonctionne donc la justice pénale des mineurs ? Les principes éducatifs qui étaient annoncés à son origine ont-ils été conservés ? Après plus d'un demi-siècle d'existence, faut-il réformer l'ordonnance de 1945 ? Punir - réprimer - faire réparer - éduquer... Quelles sont les orientations de cette justice ? Comment reflètent-elles les débats actuels sur l'ordre social et les notions de sécurité qui évoluent, tout comme se transforme la position sociale et économique des jeunes.